Au moment où l'armée de terre annonce le déploiement imminent du GTIA Korrigan et des premiers véhicules Griffon projetés, Blablachars a voulu mettre en lumière un des aspects les moins médiatisés de la vie à bord d'un engin blindé, la communication. La mise en place des interfaces Scorpion et le développement du combat collaboratif imposent de nouvelles règles de partage de l'information pour lequel la communication entre les membres d'équipage reste essentielle. Ce domaine a connu ces dernières années plusieurs évolutions technologiques, qui ont permis aux équipements utilisés de s'adapter aux exigences du combat moderne. La firme française ELNO, qui figure parmi les leaders mondiaux du secteur et développe depuis plusieurs années des solutions d'interphonie adaptées aux besoins de l'armée française, fournit aujourd'hui deux systèmes essentiels à la communication à bord des engins de combat SCORPION.
Après avoir développé l'ensemble de communication CABA pour les équipages Leclerc, la PME française propose le système d'interphonie ELIPS™. Utilisant une technologie numérique, cet ensemble ne nécessite plus de boitier central gérant limitant le nombre d'opérateurs connectés. Grâce à sa flexibilité, le système ELIPS™ configuré en début de mission peut être reprogrammé à souhait pour s'adapter à la situation opérationnelle des opérateurs et du véhicule. La seconde innovation apportée par ELNO sur le marché de l’interphonie est constituée par le casque HOPLITE 3D. Basé sur l’expertise acquise avec le développement des équipements de tête cartilagineux HOPLITE conçus pour le programme SCORPION, le casque HOPLITE 3D constitue une véritable innovation. Grâce à l'incorporation de 4 micros, cet équipement utilise une technologie de spatialisation du son 3D qui permet au soldat débarqué d’avoir une perception réelle de son environnement, y compris au sein d'un groupe de plusieurs soldats. Cette capacité de perception essentielle à l'action du combattant et qui peut s'avérer indispensable en zone urbaine, fait du casque HOPLITE 3D un équipement sans équivalent dans le monde. Avec le développement des technologies numériques et de communications sans fil, l'interphonie devrait connaitre dans les années à venir des évolutions notables qui permettront aux combattants de communiquer plus surement et plus efficacement. Après avoir éliminé le boitier interphone, l'antique plastron et son bouton poussoir, la R&D de la PME française pourrait dans un avenir proche rendre caduques le téléphone à biffin et les autres accessoires filaires embarqués sur les engins blindés. Ces outils de communication participent à la sureté rapprochée des engins blindés intégrés au sein des dispositifs interarmes et rendent la coopération interarmes plus efficace.
| Casque HOPLITE 3D |
C'est sûr qu'en terme de software, vetronique et optronique on est au top! Dommage qu'en terme de hardware ça suive moins...
RépondreSupprimerBien d'accord, un peu plus de fiabilité sur la mécanique ne ferait pas de mal...
RépondreSupprimeret une plus grosse puissance de feu...
Heureusement, il y a Thalès...
RépondreSupprimerhttps://theatrum-belli.com/thales-et-streamwide-renforcent-la-securite-des-radiocommunications-critiques-4g-5g-des-forces-civiles/
Du coup, "la mère de toutes les batailles", ce n'est plus un bagarre de chars...
Supprimerhttps://theatrum-belli.com/guerre-electronique-la-guerre-quil-ne-faut-surtout-pas-perdre/
Sacrilège!
La France a des efforts à faire pour gagner la guerre électronique !
Supprimerhttps://theatrum-belli.com/guerre-electronique-le-defi-capacitaire-de-la-france-face-aux-conflits-du-xxie-siecle/
Même si nous avons des soldats débrouillards !
https://www.forcesoperations.com/petit-a-petit-renseignement-et-guerre-electronique-font-leur-nid-dans-linfanterie/
Gare au réveil brutal face à d'autres menaces que les actuelles!
RépondreSupprimerhttps://mwi.usma.edu/the-mirage-of-the-interconnected-battlefield/
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RépondreSupprimerBientôt une évolution du système SICS (déjà):
RépondreSupprimerhttps://www.forcesoperations.com/eurosatory-2022-une-nouvelle-version-du-sics-bientot-livree-a-larmee-de-terre/
L'exercice ORiON 23 l'a montré : le combat infovalorisé demande de la bande passante.
Supprimerhttps://www.forcesoperations.com/muscler-les-sic-lun-des-premiers-enseignements-dorion/
Du coup, les soldats français ont fait des groupes Whatsapp pour manoeuvrer...
Qu'en sera-t-il pour ORIqoN 26 ?
Avec les deux satellites SYRACUSE IV, le point important, selon moi, est l’évocation du programme spatiale français, par l’annulation du 3ème satellite Syracuse IV, mais surtout par son impérieuse nécessité pour la pleine efficacité du programme Scorpion et la Défense nationale.
RépondreSupprimerSelon le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales) « L’objectif du programme Syracuse IV est de permettre le maintien de la permanence des communications en tout temps au profit des armées (paix, crise ou catastrophe majeure), grâce à une nouvelle génération de satellites militaires de télécommunication en orbite géostationnaire », et seuls deux satellites ont été commandés par la DGA (le 4A et le 4B, déjà lancés par Ariane 5), et l’ensemble semble d’ores et déjà répondre aux besoins exprimés, notamment pour les véhicules de la force Scorpion qui -progressivement- seront “reliés“ à l’ensemble (Y compris pour les Forces armées belges).
J’ajoute que les deux satellites déjà en orbite, sont plus puissants (x5) que les précédents (Syracuse III-A et III-B, mais aussi le franco-italien “Sicral 2“), sont plus sécurisées (brouillage, chiffrement), et offrent l’interconnexion simultanée d’un plus grand nombre d’utilisateurs, y compris ceux opérant dans les zones les plus isolées (Forces spéciales, unités d’intervention et/ou de secours tant en France qu’à l’étranger, …)
Le coût total de réalisation du programme Syracuse IV a été estimé à 3,6 milliards d’euros.
S’agissant du 3ème satellite (le 4C), normalement prévu pour faire une véritable « constellation Syracuse IV », et ce pour encore améliorer la réponse aux besoins, en particulier en ce qui concerne les drones, son lancement était prévu par la LPM 2019-2025, mais Ariane 5 a eu quelques soucis, le lanceur russe Soyouz a été abandonné, de nouveaux programmes ont été proposés (Iris), des contraintes budgétaires se sont manifestées… Aussi, l’abandon du 3ème satellite, Syracuse 4C, a été acté, certainement définitivement, car notre ministre des armées a annoncé que des études « pour la construction de la génération Syracuse 5 » seront lancées.
Lorsque l’on voit l’ensemble des programmes militaires français en cours de développement (parfois cela donne le tournis), on peut comprendre certaines contraintes…
SupprimerCependant (de source média “Capital“ 05/2023), Sébastien Lecornu a annoncé (par ajout d’un amendement à la LPM 2024-2030) le lancement par Ariane 6 (décembre ?) d’un 3ème satellite d’observation militaire de nouvelle génération et de haute résolution, CSO-3 (CSO pour “Composante spatiale optique“), ce dernier venant compléter nos deux satellites d’écoute électromagnétique CSO-1 et CSO-2 de l’ancien programme “Ceres“ (pour CapacitÉ de Renseignement Électromagnétique Spatiale).
Ces satellite CSO devant être appuyés, hypothétiquement en 2029, par un nouveau satellite (Iris) du programme “Celeste“ (pour Capacité ELEctromagnétique SpaTiaLE).
A termes, vers 2035, les satellites CSO devraient être confortés (remplacés ?) par des satellites issus du programme européen IRIS (pour lequel Berlin -comme à son habitude- traine les pieds… ).
Ne pas confondre Iris et IRIS, l’un est un satellite espion français Iris du programme Celeste, l’autre est un programme européen IRIS de satellites d’observation (IRIS pour Infrastructure for Resilience, Interconnectivity and Security by Satellite).
Par ailleurs, comme justement évoqué par Monsieur Lagneau sjr OPEX 360, Syracuse poursuit sa marche, en particulier dans le cadre d’un programme dit “Neptune“ (De source Thalès, ce 12 juillet la DGA a notifié à Thalès la commande de trente stations de communication par satellite bi-bandes X et Ka).
De la même façon, suite aux tentative d’espionnage et d’hameçonnage russe envers nos satellites (Le satellite militaire russe “Luch Olymp 2“ a espionné trois satellites de télécommunications du groupe français Eutelsat, et ce pour récupérer les fréquence utilisées), de source ministérielle, le programme “Arés“ est lancé (pour “Action et RÉsilience Spatiale), avec l’ambition de cataloguer les quelques 60 000 “objets spatiaux“ en orbite, les observer jusqu’à 36 000 km de la Terre, les identifier, et pouvoir contrer toutes les éventuelles actions malveillantes. En ce sens, Arés devrait disposer d’une nouvelle génération de satellites patrouilleurs destinée à la défense active (programme “Yoda“) de nos satellites Syracuse, CSO, mais aussi ceux des télécommunications civiles et autres (Défense active devant être réalisée par un “Engin géodérivant d’intervention et de découragement“, pour “Egide“).
Retenons que lors de l’invasion de l’Ukraine, le satellite de télécommunication KA-SAT du groupe américain ViaSat, a été “brouillé“ et mis hors service ; ce satellite desservait l’Europe et notamment l’Ukraine…
Précisons qu’actuellement le radar militaire du système “Graves“ (pour “Grand Réseau Adapté à la VEille Spatiale“), permet déjà à l’AAE de suivre tous les satellites en orbite basse jusqu’à une altitude de 1000 km (La Russie, les États-Unis, et la France sont les seules puissances à disposer de ce système de veille satellitaire, ce qui nous a permis de voir le satellite russe “Luch Olymp 2“ à la manœuvre…).
La LPM 2024-2030 prévoit de consacrer six milliards d’euros au développement de nouvelles capacités dans le domaine spatial. Espérons que les perturbations actuelles (Gestion du pays, Dette, nouveau gouvernement…) n’enliseront pas ces programmes d’excellence nécessaires tant à l’autonomie stratégique du pays, sa souveraineté spatiale, que la pleine efficacité des programmes en cours, dont Scorpion.
La Russie n'est pas inactive dans l'espace: https://www.leparisien.fr/international/ukraine/comment-deux-satellites-espions-russes-ont-intercepte-des-communications-europeennes-depuis-lespace-05-02-2026-BPUKXM3QLRHL5GGP2KT2HCFTXM.php
Supprimerhttps://www.leparisien.fr/sciences/il-sapproche-ecoute-et-transmet-au-sol-les-intrigantes-manoeuvres-dun-satellite-espion-russe-17-03-2025-ZPEMM4DVNNC25G77EC6NPEWCTE.php
https://www.leparisien.fr/international/satellites-espions-lasers-cyberattaques-dans-le-secret-de-spartex-lexercice-francais-qui-prepare-la-guerre-spatiale-17-03-2026-7QKT5EPMFZCJFHRI4PYLN25TOA.php
En 2026, le premier déploiement d'un hub satellitaire européen (en attendant un jour Iris2, si l'Allemagne ne le sabote pas) a été fait à Chypre:
RépondreSupprimerhttps://theatrum-belli.com/govsatcom-chypre-reussit-le-premier-deploiement-operationnel-du-hub-satellitaire-europeen/