Hornet, filiale d'Arquus spécialisée dans les tourelleaux téléopérés de petit calibre a dévoilé au salon FEINDEF un nouvel équipement doté de capacités antidrones. Le tourelleau Air Guard reçoit pour cela un lance-grenades automatique de 40mm ainsi qu'un système de brouillage électronique, ce dernier étant proposé en option. Basé sur l'architecture commune à l'ensemble des systèmes de la firme, le tourelleau Air Guard est doté d'une couronne mobile pouvant recevoir un brouilleur ou un radar intègre à côté de son lance grenades. Cette disposition permet au système embraqué d'être orienté indépendamment de l'armement en site et en gisement, permettant de maintenir le suivi de l'objectif dans une direction différente de celle du lance grenades. Ainsi le brouilleur peut poursuivre son action sur un drone pendant qu'un autre est engagé par l'arme principale. Avec cette nouvelle version, Hornet propose un système complet pouvant regrouper des fonctions de détection, de brouillage et de destruction.
Commentaires

On se demande vraiment ce qui va réellement rester du phénomène "grand game changer" drone après la mise en place de ces divers procédés ?
RépondreSupprimerSans doute un événement qui aura fait l'effet d'un feu de paille, médiatique, le temps d'une guerre ou deux !! On retrouvera sans doute très probablement plus les drones dans leur emplois habituels, d'observation dans la durée ou pour des missions sacrificielles très ponctuelles, comme ces dernières décennies et avant cet subi effet d'engouement et de mode, médiatique avant tout.
Ce qui va rester ? Wow, vous êtes sérieux là ?
SupprimerLe monde de demain (qui a commencé hier chez d'autres) c'est quelques centaines de drones en tout genre par pax en chair et en os sur le champ de bataille, les casernes ressembleront plus à des hangars qu'à des baraquements.
Ah, "Gros_Bill" : Tout un programme !!
SupprimerCertains sont toujours décidemment aussi "nuancés" manifestement dés qu'on ose évoqué rationnellement de leur nouveau joujou (!).
D'autant que dés la guerre en Syrie ou même au Haut Karabach, on savait (Les observateurs avertis et sérieux.) que les drones étaient un matériel très fragile et très facilement neutralisable ; mais bon quand on veut rien voir...
SupprimerLes ukrainiens les utilisent notamment par ce qu'ils n'ont autre chose ; delà à en faire une généralité ou même une réelle nouveauté ou plus encore un "game changer"...
C'est étonnant comment certaines personnes peuvent asséner leurs vérités, sans aucun sens critique, nuance, démonstration rationnelle ... surtout ne pas remettre en cause l'arme miracle chenilles + gros canons comme en 39/45, et leurs chevauchées fantastiques. A se demander s'il n'y a a pas un peu de compensation.
RépondreSupprimerCela s'appelle une analyse critique.
SupprimerPar contre, " l'arme miracle chenilles + gros canons comme en 39/45 " !! : C'est l'Hôpital qui se moque de la charité une fois encore ; et quelle "démonstration rationnelle" en effet.
Pour le reste c'était juste une question (Nuancée en plus, contrairement à ce que vous affirmez, fort gratuitement encore.).
Mais on constate une fois encore qu'il ne faut pas écorner ni même mettre en cause les mythes de certains : "Touchez pas à mon drone" !!!
Quel est le radar qui serait monté sur ce tourelleau ?
RépondreSupprimerPlus sérieusement, je me demande quels ont été les résultats des tests de grenade 40mm par rapport aux mitrailleuses, contre plusieurs drones coordonnés : un quadrocoptère, donc léger et extrêmement agile, peut voler jusqu'à 150m/s, et accélérer de 0 à 50m/s en 1 seconde.
RépondreSupprimerGrenade 40mm : 40-60 coups/min, vitesse 80 (low velocity) et 240m/s (high velocity), rayon "mortel" # 10m ie. effet de souffle avec shrapnels / fléchettes à vitesse > 1.000m/s.
MG 7,52mm : 900 coups/m, vitesse 800m/s
Bien sûr un canon automatique de 30mm serait forcément plus efficace qu'un lance grenade (cadence de tir et vitesse obus plus élevées, portée plus grande) mais c'est beaucoup plus lourd / cher.
RépondreSupprimerLa méthode Coué et l'engouement de tout ce qui dépasse d'une tourelle ou d'un tourelleau sur un gros blindé ne régleront pas définitivement les sujétions de la LAD. Comme toujours, c'est : le glaive, le bouclier, etc... et cela vaut pour tous les effecteurs.
RépondreSupprimerEn fonction des menaces et de leurs catégories, la principale difficulté est la permanence d'une action efficace dans un environnement rugueux. Il en est de même avec la détectabilité (omnidirectionelle ?) tous terrains et temporelle, face à des effecteurs évolutifs et non-brouillables comme, par exemple, les FPV "filaires". Une attaque combinée sera difficile à contrer par un seul élément de ce type. Quid des vitesses angulaires du Hornet Air Guard ?
Nous avons eu dans un premier temps le système expérimental ARLAD dit "Icare" sur VAB en "urgence opération". Les critiques et railleries à son égard ont été nombreuses, surtout par certains "experts" du domaine... Là, avec ce montage, l'ensemble est mieux intégré et connecté. Une IA serait nécessaire pour assister, voire suppléer, un équipage réduit en assurant une permanence de la réaction avec ses priorités, dont les effets collatéraux. Cette problématique est critique sur MBT, par exemple.
Le double usage sol-sol/LAD, alterné, est un avantage tactique, tout comme l'adaptation facilitée sur des blindés existants. Cela ouvre de nouvelles perspectives à l'auto-protection, nonobstant l'absence d'un APS volumétrique efficient et généraliste. ^^
Toutefois, un effecteur du type 30 mm ARX semble plus performant avec sa chaîne de détection et une portée plus grande. De même, un missile comme le Piorun Polonais est efficace pour la TBA avec des coûts accessibles pour une défense 3D de proximité.
Il faudra se faire à l'idée d'un système cohérent dit "d'accompagnement" tactique capable de survivre sur un champs de bataille observable, tout en protégeant les autres plateformes pendant la manoeuvre. Pas simple !... Les deux concepts sont complémentaires et indispensables pour passer la "drone line" ainsi que ses approches sur des distances appréciables.
Vous voulez dire quoi ? !
SupprimerQue tout va bien peut être, ou qu'il est urgent d'attendre encore ?? ! !
l'immense avantage du lance grenade est qu'il utilise des grenades programmables qui sont disponibles et pas chères par rapport à des munitions de 30mm, de plus les drones de combats volent près du sol ce qui fait que leurs détections est difficiles à longue portée un système de ce type doit pouvoir fournir une bulle de protection de 500m de rayon.
RépondreSupprimerpenandreff
Il faut un bon MÉDIATEUR qui sache ordonnancer des commandements plus complexes que la moyenne car synchrones voire conjoints, médiateur sachant donc correctement être notifié de ses sujets opérationnels qui s'y abonneront pour les servir au travers d'une chaîne d'événements gérés par lui. C'est son rôle tant que l'abonnement perdure ou tant qu'il ne les supprime pas une fois son service acté envers son \ ses abonné(s), faisant se dérouler ainsi la séquence des mouvements des dits abonnés d'un point de départ pointé, vers un point d'arrivée, point d'arrivée pouvant lui-même (re)devenir le nouveau point de départ pointé pour continuer la tactique "un pas fait par tous les abonnés connexes" plus loin encore, etc
RépondreSupprimerL'abonnement peut être définitif pour un groupe fini se déplaçant conjointement, ou alors peut être fait au travers d'une pile dite FIFO (via une prise d'écoute gérée par le médiateur). Ordonnançant la tactique, il joue cette médiation pour tous les actifs abonnés, et ordonne les commandements qu'ils doivent faire dans la dimension [terrestre], voire [temporaire], voire la combinaison des deux.
Ah au moins là c'est clair : C'est du très grand n'importe quoi (Vous devriez utiliser votre temps à autre chose.). Les deux font la paire en tous cas, écrire pour ne rien dire (Et tout aussi brumeux globalement souvent.) !!
SupprimerCeux de Scorpion SCIL parlent ainsi, ne vous en déplaise: ils utilisent des motifs de conception informatiques ou des motifs organisationnels connus et référencés connus depuis longtemps et qui leur sont propres, car au plus abstrait, sémantiquement parlant (ayant donc un haut potentiel d'applications) et ce, pour modéliser (comme avec des briques de Légos) les concepts stratégiques, tactiques et opérationnels militaires.
SupprimerAprès, évidemment, une table de correspondance est établie: COMMANDANT <==> MÉDIATEUR à tel niveau \ boucle au niveau des boucles composites de la hiérarchie, etc.
?? !
SupprimerLe véhicule médiateur qui commande l'opération composite (mettons un Griffon, ou un VHM de réassurance) médite la manœuvre de ses sujets composites, à l'aulne de toutes les dimensions physiques et temporelles prises en compte. Il centralise la gestion de la manœuvre, car c'est lui qui la calcule, l'ordonne, puis émet les séquences d'ordres de déplacement à effectuer dans leur tolérance minimum et maximum, ordres qui une fois tous réalisés ont composé la manœuvre échue zé composite de tous les véhicules composants d'un groupe opérationnel.
SupprimerDit différemment, Le véhicule médiateur au niveau contextuel (stratégique, tactique, opérationnel) coordonne la manœuvre de tous les véhicules motorisés\mécanisés qui sont ses sujets abonnés dans la thématique présente: réaliser une manœuvre coordonnée composée d'un groupe de véhicules complémentaires dans leur gestion des boucliers zé des épées mutualisées dans un groupe, et ce, afin d'investir un emplacement considéré.
Dit différemment, zé complétement n'importe quoi.
SupprimerLe cas de la FIFO est plutôt typiquement pour un même médiateur restant fixe et devant faire franchir un obstacle à tout un chacun (divers zé variés), sans plus, mais pas moins (ex.: franchissement d'une rivière).
RépondreSupprimerEn 2026, l'armée française reste à poil dans le domaine et pourtant nous voyons bien ce qu'il se passe en Europe:
RépondreSupprimerhttps://www.20minutes.fr/monde/ukraine/4202450-20260224-guerre-ukraine-lance-plus-drones-quatre-ans-conflit
J'ai visité l'exposition BEDEX 2026 en Belgique.
RépondreSupprimerPas mal globalement. L'accès était correctement sécurisé, ce qui est trop rare. Le volume d'exposants est encore très loin des grandes expos internationales qu'on connait tous, mais pour une première édition c'est très bien.
Il y avait beaucoup de fabricants de drones et les moyens anti- drones (dont des drones anti-drones) . Peu de véhicules blindés. Mais bien sûr le GRIFFON, JAGUAR et SERVAL. Ce dernier venant d'une unité parachutiste française. Le Griffon et le Jaguar sont vraiment d'énormes véhicules. Surtout par rapport à lleur puissance de feu disponible. Le SERVAL, avait son petit succès. Il semble militairement crédible. Déjà avec son rayon de braquage 5 mètres plus court que le GRIFFON.
Chez JCD et chez FN, on pouvait voir les récents mounting anti-drones. La FN préfère du 30 x 113 mm et JCD préfère du 25 mm. Dans ce dernier cas avec par exemple des roquettes 70 mm guidées Laser, elles aussi fabriquées près de Liège. En matière de véhicules, le fameux buggy blindé de course proposé par JCD, doté du nom de i-X, est bien plus large qu'on ne le pense généralement.
J'ai parlé avec son concepteur. Il semble que le projet avance. Il est armé d'un canon de 25 mm, mais d'autres solutions existent. En termes de blindage, ce n'est que l'habitacle qui possède le protection balistique. Maîtrise du poids oblige. Je le verrais bien admis pour certaines forces spéciales.
JCD présentait aussi sa tourelle 3105 montée sur LEO 1. Ce véhicule des années 60 à 80, apparaît encore comme une sorte de perfection technique car il est moins complexe en électronique. Dans la complexité logistique d'une guerre, une forme de rusticité est appréciée des utilisateurs et des logisticiens. Les polonais étaient présent aussi.
Ils fabriquent beaucoup de choses peu connues ici. Leur missile PIORUN, un Manpad éprouvé en Ukraine, rencontre aussi du succès à l'export. Même en Norvège, dans les Pays baltes, Belgique (pour les Forces spéciales) et on en parle pour la France.
Ce stand polonais présentait aussi une mitrailleuse GATLING à 4 canons, de calibre 12,7 x 99mm, la WLKM, qui va certainement concurrencer la M134D américaine.
D'autant que les polonais se sont donné la peine de l'adapter sur plusieurs supports, tels bateau et véhicules blindé, et même sur une fonction anti- drones sur petite remorque dirigée à distance, complétée par tout un dispositif radar et électro-optique haut de gamme. Cette chose peut déverser 3600 C/min.
Impossible d'être exhaustif sur tout ce qui m'a intéressé, mais je m'arrête quand même sur la société australienne EOS, devenue grande experte dans la lutte anti- drones. Notamment par apport d'AI. Passons sur son mounting à canon de 30x113 mm (one shot one kill) sur drones jusqu'à 2000 mètre, mais il apparaît qu'ils ont aussi une magnifique tourelle LASER délivrant pas moins de 100, voire 150 Kw de puissance ultra- précise. Ces puissances déjà éprouvée sont très loin devant le système français HELMA-P, qui jusqu'à récemment, disposait royalement de 2 Kw ( et a besoin de 10 secondes pour détruire un petit drone à 1000 Mètres) . Les australiens, eux, verrouillent leur cible en 600 milliseconde et détruisent un drone du groupe 1 en 1;3 seconde, ou un drone du groupe 2 en 4.4 secondes. (destruction de 20 kills par minute pour le groupe 1) Et tout çà jusqu'à...3000 mètres. Le système peut aussi éblouir les optiques adverses jusqu'à 15 Km !!
Un Pays européen qui j'ai identifié (mais que je ne vous dirai pas) en a déjà passé commande. Et va même participer à sa fabrication. Ce puissant LASER appelé APOLLO peut équiper des navires et se monter en shelter de 20', à monter par exemple sur camion. Avec simplement les batteries disponibles, il peut détruire 200 drones. Mais ceci devient illimité s'il est relié à un groupe électrogène.
Bravo les australiens !
PR