La modernisation des forces armées brésiliennes et plus particulièrement de la composante terrestre dont Blablachars s'est fait l'écho à plusieurs reprises pourrait connaitre une nouvelle évolution dans le courant de l'année prochaine. Si l'acquisition d'un char de combat lourd semble désormais écartée pour des raisons de cout et de logistique, celle d'un engin mixte VCI (Véhicule de Combat d'Infanterie) et MMBT (Medium Main Battle Tank char moyen semble quant à elle plus que jamais d'actualité. La deuxième évidence qui semble s'imposer est la volonté de Brasilia de ne pas acquérir des engins d'occasion, devenus rares et dont la conception ancienne ne permet pas d'envisager l'utilisation dans les conflits actuels et futurs.
Pour toutes ces raisons, l'armée brésilienne s'est donc tournée vers des MMBT compacts, basés sur des châssis de VCI dont le développement permet d'envisager la création d'une famille de blindés. L'absence de restrictions de type ITAR, BAFA, EAR pouvant peser sur les équipements proposés sera également un facteur décisif dans le futur choix brésilien. Parmi les équipements de ce type, disponibles sur le marché actuel, la tourelle italienne HitFact Mk II de Leonardo semble rallier de nombreux suffrages. Cette prééminence de la tourelle italienne se retrouve dans les propositions des concurrents présents dans la short list de Brasilia, puisque trois des quatre engins évoqués proposent d'intégrer la tourelle italienne sur leur châssis. L'adaptation de la tourelle italienne sur les châssis de VCI proposés semble donc être devenue une exigence incontournable du projet brésilien. Déjà présentée sur le Lynx KF-41 et en fin d'intégration sur le Tulpar, la tourelle italienne serait également en cours d'adaptation sur la version MMBT de l'Ascod II de GDELS (General Dynamics European Land Systems) Santa Bárbara Sistemas sur laquelle elle remplacerait la tourelle Sabrah adoptée par les Philippines.

Lynx KF-41 équipé de la tourelle HitFact Mk II Le Tulpar équipé de la même tourelle
A l'inverse de ses concurrents BAE-Hagglünds n'a pas choisi la tourelle italienne pour l'armement de la version MMBT de son CV90 Mk III. Pour ce marché, le constructeur anglo-suédois prévoit d'intégrer sur son châssis une nouvelle tourelle développée autour du canon Rh 120 L44A1 LR (Low Recoil) de Rheinmetall. Cette nouvelle version de l'engin devrait être dévoilée dans le courant de l'année prochaine.

Le CV90 Mk III version MMBT (vue d'artiste)
La publication par Brasilia avant la fin du semestre en cours d'une RFP (Request For Proposal) devrait confirmer ces informations et permettre le lancement avant le début de la période électorale précédant les élections générales d'octobre prochain, des projets VBC Fuz (VCI) et VBC CC (MMBT). Sans attendre la publication de ces documents, les militaires brésiliens enchainent les visites chez les différents constructeurs comme en témoigne le récent passage chez Otokar du CEMAT brésilien ou l'accueil d'une délégation brésilienne sur le site de Rheinmetall à Unterlüß. Cette visite a eu lieu au lendemain de la venue en Allemagne du Président Lula.

La délégation brésilienne en visite chez Otokar 
La délégation brésilienne sur le site de Rheinmetall
Comme dans de nombreux pays, le Brésil semble également désireux de créer une synergie maximale entre les équipements des différentes composantes de ses forces terrestres. Si les capacités encore limitées de l'industrie de défense brésilienne, imposent à Brasilia de recourir à des achats sur étagère, cette option n'empêche cependant pas les autorités brésiliennes de privilégier la mise en commun des équipements. La France a une occasion unique de s'engager dans cette voie en développant une plateforme polyvalente multimissions 100% française, les besoins de l'armée de terre ainsi que les perspectives d'exportation devraient désormais convaincre les plus réticents à s'engager dans cette voie. Plus que la réduction, l'augmentation, l'équipement ou la physionomie des futurs engins blindés, la mutualisation des équipements et des armements constitue une véritable tendance de fond des projets d'équipement de forces armées dans le monde. Outre ces aspects technico-commerciaux, cette mutualisation constitue également une des solutions permettant de répondre aux exigences de masse qui s'imposent aujourd'hui pour la constitution des forces.


Pragmatique.
RépondreSupprimerEffectivement, ce serait l’approche de bon sens pour la France de développer des familles de blindés modernes sur châssis polyvalents (appui direct avec ascalon 120mmm et quelques 140mm pour la version chenillée, VCI CTA 40mm, etc….). Un petit chenillé de 15-16 tonnes amphibie pour la projection, un 8x8 de 30-32 tonnes polyvalent, un chenillé « lourd » de 45-48 tonnes pour les missions les plus exigeantes.
RépondreSupprimerOn est quand même, autant avec le Tulpar, KF-41, ou l'Ascod II, sur des VCI de 42 à 50 tonnes.
RépondreSupprimerRajouter une tourelle de 120 mm avec un même niveau de blindage et c'est 15 à 20 tonnes de plus suivant configuration.
La tourelle légère HitFact italienne pesant probablement plus de 10 tonnes à elle seule, tout en étant très peu protégée, niveau 4 ou 5 Otan comme le Centauro2 pour lequel elle a été conçue et fabriquée. Ce qui porterait le tout à priori à plus de 50 tonnes quand même ?
Avec une tourelle, de 120 mm (Pour quoi faire vont dire certains.), avec un niveau de protection équivalent aux véhicules porteurs sus nommés (Ce qui serait bien le moins qu'on puisse faire.) et vous êtes déjà sur un blindé, char, de 55 tonne, voire plus suivant sa configuration de la caisse. C'est à dire équivalent aux chars lourds modernes actuels de nouvelle génération (On est évidemment plus sur les chars de 70 tonnes qu'ils soient allemands, ou encore moins américains pour les brésiliens.).
La conception en terme de familles de blindés intégrée ajoutant un plus et étant une nouvelle étape dans cette redéfinition des blindés modernes actuels, et futurs.
En tous cas quel réarmement et quelle prise de masse, quel franchissement de palier même, pour le Brésil et pour le continent sud américain dans son ensemble !
Une grande famille de blindés de haute intensité somme toute, déclinée en version VCI et chars de combat (Déjà développée avec les KF41 italiens d'ailleurs.), et tous leurs assimilés plus que probablement aussi. Bref la modernité actuelle en effet...
Sans doute amenée à se répandre assez rapidement même, on ne va très probablement et de moins en moins concevoir des chars isolément (Comme tout le reste d'ailleurs.).
Ce qui serait en effet une excellente occasion, presque unique même, à saisir, à l'image des sud américains (!!! ...), de commencer à nous réarmer et plus encore à rattraper nos retards en matière d'équipements terrestres de défense...
Et avec un projet français cela va de soit (Mais pas forcément pour tout le monde, même ici.)
Les calculs de masse selon Ronin... 😅
SupprimerCes engins de bonne facture ont des PTAC max autour de 42-45T. Si tourelle il y a, la totalité de l'engin doit donc peser moins de 45T.
Ils ne sont absolument pas conçus pour monter à 55T !!
On parle du poids de blindés en ordre de combat là (Pas à vide, et sans équipements, évidemment.). Et oui une tourelle de 120 mm même allégée ne pèse pas le même poids qu'une de 30 mm de VCI (Rajoutez au moins cinq tonnes par rapport à une de 30 mm, à minima et si c'est une tourelle légère prévue pour un véhicule de 30 tonnes peu blindé.).
SupprimerLà aussi essayez au moins de vous renseigner et de réfléchir un peu, le troll systématique. Et quelle acrimonie encore !!
C'est même précisément ce dont j'essayais d'alerter ci dessus dans mes premières lignes.
Pour le Lynx KF41 le PTAC maxi c'est 50 tonnes, l'Ascod2 encore en définition c'est 45 tonnes, le Tulpar est plus léger donné à 42 tonnes maximum, ce qui n'est pas sans poser de probléme si vous lui rajoutez une tourelle d'au moins 10 tonnes ; si elle est légère, ce qui pose alors le probléme de la protection, surtout à vouloir installer une tourelle sur un châssis plus blindé (Mais aller faire comprendre cela à un idiot utile. Quel que soit le sujet !!).
Ou plus encore de 15 tonnes voire plus. C'est surtout et avant tout au niveau de la motorisation que cela risque de poser probléme, ce genre de blindé étant prévu pour évoluer (Pas comme vous...) au cours de leur carrière.
D'où l'intérêt de partir plutôt du char pour aller vers le VCI, comme l'ont fait les israéliens avec le Markava4 et le Namer, ou alors prévoir dés le départ la déclinaison VCI - chars avec tourelle lourde (En modifiant possiblement la hauteur de la caisse par exemple).
D'ailleurs à partir de là il n'y a pas tant de différences de poids que cela (Avec des caisses légèrement différentes.), 65 tonnes pour le Merkava4, 60 pour le Namer, à caisse réhaussée et simple armement téléopéré ; à condition d'aller de l'un vers l'autre ou de le prévoir dés le départ : Ces VCI ne sont pas prévus à priori pour porter de telles tourelles, surtout à niveau de blindage à minimal égaux, la tourelle étant généralement plus blindée que le châssis, et pas l'inverse..
(Même un enfant de cinq ans comprendrait cela, si on met une tourelle plus grande, et un plus gros canon, ça pèse plus lourd, tant vous faites encore la démonstration en voulant provoquer à la petite semaine encore, que tout cela vous échappe manifestement.)
Aller on vous laisse à votre haine ordinaire et à votre rancœur habituelle, le troll.
Et les points d'interrogation c'est pas pour les chiens non plus...
SupprimerLa prochaine étape au delà des grandes familles de blindés VCI et assimilés sera d'intégrer et de prévoir dés le départ ceux du type char avec tourelle habitée et armements majeurs (Chars, artillerie, EBG, etc.).
SupprimerAvec probablement deux grandes déclinaisons de caisse, haute VCI et basse avec tourelle majeure ; comme la grande innovation stratégique d'équipement que constitue le couple Markav4 et Namer.