BAE Systems a partagé récemment des images des tirs d'essais du canon d'artillerie multi-domaines, qui représenterait selon le fabricant une nouvelle approche de la défense anti aérienne, mise en oeuvre avec un canon de 155mm. Le prototype du canon MDAC (Multi Role Artillery Canon) utilise pour cela des munitions HVP (Hyper Velocity Projectile) affichant une vitesse initiale de 1300m/s et qui seraient efficaces à courte et moyenne portée. Optimisé pour les vitesses supersoniques, le projectile HVP est en outre doté d'ailettes et d'une liaison de données lui permettant d'être guidé. Le MDAC devrait être associé au futur radar de précision multifonctions MFPR (Multifunctions Precision Radar) capable de détecter et de cibler des objectifs tels que des avions et des missiles de croisière. Le programme MDAC qui a été initié en 2024 par le RCCTO (Rapid Capabilities and Critical Technologies Office) de l'armée américaine prévoit la livraison d'ici 2028 d'une batterie prototype suivie la même année de test opérationnels. Le MDAC est prévu pour fournir un système d'artillerie mobile de 155mm capable d'accompagner les forces.


Bon... dommage que la vidéo ne soit pas en ligne... Ça doit être sympa à voir..
RépondreSupprimerUne évolution, ou reprise d'évolution, relativement normale, le 88 et le 128 chez les allemands, 90 et 127 chez les américains, étaient les principales pièces antiaériennes moyenne longue portée de la seconde guerre mondiale, ce type d'obus, néanmoins très spécialisé restant moins cher que son équivalent missile à même portée (Cinq à six fois moins cher voire plus, qu'un missile. Le grand retour du canon dans l'antiaérien ; là aussi peut être un peu trop rapidement enterré par certains.).
RépondreSupprimerPourquoi pas mais cela semble un peu farfelu. Quelle est la zone saturée d'éclats par un HVP ? Les "grosses" pièces AA peuvent être utiles contre des avions volant en formation (eg. bombardiers) ou devant faire un "bombing run" (vol en ligne droite) régulier de quelques secondes (eg. lance torpille ou bombardement en piqué). Il sera relativement aisé de programmer les drones / missiles avec des capacité d'évolutions / évitement dans les derniers kilomètres.? Un 155mm pourra difficilement tirer une salve en changeant azimuth / élévation, son obus mettra 4 secondes à atteindre 4km, un missile / drone volant à 360km/h parcoure 100m/s donc pourra se déplacer de 100m sur le côté.
RépondreSupprimerConnaissez vous le rayon léthal d'un obus de 155 mm, qui plus est de plusieurs ?
SupprimerDans le même ordre d'idée, équiper nos frégates & corvettes de 76mm ou 127mm c'est idiot. C'est totalement inutile en antimissile / anti drones, que ce soit en autodéfense ou en défense de zone. Cela pourrait être utile pour arrêter un bâtiment civil, mais quelques MMP / Akeron M seraient tout aussi efficace et incomparablement moins lourd / encombrant. Effectivement un obus coûte 10/100 fois moins cher, mais oblige à trimballer quelques dizaines de tonnes et m3 pour un coût "système" de quelques millions, pendant toute la vie du navire, pour une occurence infinitésimale. Et on peut imaginer des vecteurs moins cher que le MMP/ Akeron M qui est l'exemple typique de la dérive technologique. Et on peut imaginer une variante pour le tir de semonce.
RépondreSupprimerConnaissez vous le concept de polyvalence ?
SupprimerUn 76 de marine tir un obus par seconde, combien de missiles, volume etcetera pour obtenir le même résultat, et envoyer autant et un tel mur d'acier en l'air, et à quelque prix surtout.
Et des calibres inferieurs plus rapides, pour le reste (Drones en particulier ; Pour traiter le menu fretin pas la peine de gaspiller du 76 mm même.).
Les missiles sont beaucoup difficile à arrêter encore une fois. Les missiles balistiques, un Akeron, 160m/s, l'est beaucoup beaucoup plus par contre cf à drones.
Il existe aussi et concomitamment des missiles antinavire (Le MMP Akeron ?? !), et autres missiles de croisière, mais ce n'est pas le même emploi non plus.
Un ensemble de systèmes, diversifiés polyvalents, encore une fois...
...Pour éviter aussi les dérives technologiques (Des nouvelles armes miraculeuses...) en effet aussi.
D'autant des missiles à 400 - 500 000 € pour un courte portée comme le Mistral par exemple, contre des drones à 50 000 €, comment dire...
SupprimerOù une simple rafale de canon mitrailleur, de 30 mm x 173 par exemple, suffirait, amplement.
Le syndrome de la guerre contre l'Iran pourrait on dire ; où d'avoir au contraire une panoplie compète de différents systèmes, adaptés à chaque cas, de l'antimissile aux drones.
D'autant qu'il y a déjà ça :
RépondreSupprimerhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Otobreda_127/64
(Dommage, on a oublié d'en mettre sur nos FREMM sous équipées.)
En ce qui concerne la lutte anti drone embarquée sur les navires, la piste prometteuse est le LMP lance modulaire polyvalent de Naval group. Il a été présenté en mode terrestre à Eurosatory
RépondreSupprimerhttps://forcesoperations.com/eurosatory-2026-le-rampart-de-naval-group-tente-sa-chance-a-terre/
Supprimerhttps://www.meretmarine.com/fr/defense/naval-group-nouveau-nom-nouvelles-munitions-et-declinaison-terrestre-pour-le-lmp
SupprimerEst ce que cela sera moins cher qu'un bête et basique, canon mitrailleur, en particulier pour de l'anti drone ? Pas si sûr, du tout.
SupprimerMais bon c'est le jeu des fabricants d'armements, faute de pilote dans l'avion (On va évidemment au plus cher.) ...
Le syndrome de la guerre en Iran et de la sur-sophistication ; et des dividendes ; continue...
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