RHEINMETALL ENTRE CHIFFRES ET CONCENTRATION

La volonté de réarmement affichée par le gouvernement allemand et les tensions actuelles permettent à Rheinmetall d'envisager l'année 2026 avec un certaine sérénité. La firme de Düsseldorf a annoncé aujourd'hui que les ventes pour l'année à venir devraient se situer aux alentours de 14,5 milliards d'euros. Cette bonne santé du secteur de la défense incite la société allemande à se séparer de ses activités automobiles pour se concentre entièrement sur les activités militaires. Selon Rheinmetall, cette décision soutenue par une "large gamme de produits " la société " répond à la demande accrue des forces armées pour l'équipement opérationnel en particulier pour les navires, les véhicules et les munitions." Si 2026 s'annonce prometteur, les résultats de 2025 font apparaître une augmentation des ventes de 29% pour s'établir à 9,9 milliards d'euros. Pour l'année à venir, Rheinmetall table sur un niveau de commandes nationales de 32 milliards, tandis que ses filiales et coentreprises pourraient bénéficier de 56 milliards d'euros de commande. La part prise par Rheinmetall dans les dépenses allemandes de réarmement s'élève en 2025 à 38%, en augmentation de plus de 30% par rapport à 2024. Ces chiffres qui attestent de la bonne santé financière de l'entreprise allemande lui permettent de financer ses ambitions allemandes, européennes et internationales. Ces chiffres renforcent également la position d'Armin Papperger qui a appelé l'Allemagne à ne pas développer un complexe d'infériorité vis à vis des États-Unis, si elle veut mener à bien les programmes de réarmement à l'échelle européenne et devenir un "partenaire fiable" de Washington. 

Ces résultats ne doivent pas cacher les difficultés dans l'éxécution de certains programmes comme les retards de livraison à l'armée allemande des systèmes Skyranger. La concurrence ne semble pas être un souci majeur pour la firme de Düsseldorf qui donne l'impression de suivre un plan de marche soigneusement établi, que les événements actuels ne peuvent que conforter. Reste à savoir si Berlin est prêt à suivre Rheinmetall dans l'ensemble de ses projets et à lui accorder la place qu'il ambitionne dans le futur paysage de la BITD allemande. 

Commentaires

  1. Qui va s'opposer au règne de Rheinmetall en Europe ?
    Vu l'actionnariat de ce géant, personne !
    https://www.portail-ie.fr/univers/defense-industrie-de-larmement-et-renseignement/2026/souverainete-francaise-et-europeenne-menacees-la-predation-allemande-du-geant-de-larmement-rheinmetall/

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  2. Ne pas oublier de rappeler que les principaux actionnaires de cette société "allemande" sont désormais des américains et les grandes banques américaines essentiellement. (D'où l'appellation "America Rheinmetall".).
    (En effet quid du complexe d'infériorité quand on est ainsi racheté, et contrôlé ?
    Cela vous fait même pousser des ailes manifestement !)

    Ceci d'ailleurs en étroite collaboration avec certaines sociétés du complexe militaro industriel américaines.
    (Comme avec la fabrication de certaine partie du F35 par exemple. (Retours de "bons procédés"...). Ah toutes ces belles commandes euro-européennes... L'avenir de l'Europe...)

    Où une sorte de cheval de Troie en quelques sortes aujourd'hui devenu, après l'aérien et l'anéantissement de l'industrie militaire aéronautique européenne, c'est le tour de la prise de contrôle du secteur terrestre, et du naval à terme aussi !

    Rheinmetall ne serait-il pas devenue la "nouvelle arme de guerre américaine contre l'industrie européenne" comme le disent certains déjà ; ou le loup dans la bergerie, déguisé en agneau... ?

    Avec le retour du réarmement massifs en Europe et des budgets, les appétits sont plus que jamais aiguisés en tous cas.
    (Pendant que d'autres semblent continuer à dormir à poings fermer ou à vivre leur petit bonhomme de chemin au mieux, là aussi !!). Les choses bougent...

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    1. Comme d'hab des germanophobes qui racontent n'importe quoi dans les commentaires.
      Non Rheinmetall n'est pas sous contrôle américain...
      Le plus grosse part d'une société américaine c'est 7% et le total de toutes les entreprises américaines c'est 28%.
      Bref ça signifie que les américains n'ont strictement aucun contrôle sur l'entreprise et même s'ils avaient au total + de 50% ils n'auraient toujours pas le contrôle.

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    2. Bien sur, bien sur, les actionnaires, principaux, n'ont aucun contrôle sur l'entreprise.
      Décidemment certains vivent dans de drôles de bulles !!

      "Germanophobe" !! : Regardez donc ce que achètent vos germains en matière d'avions de combat, et autres.
      Décidemment ces naïfs, et idéologues, complètement volontairement aveuglés !!! Et complètement germanophiles pour le coup (Les allemands n'ont pas besoins de vous pour venir les défendre et défendre leurs intérêts avant tout,, ils le font très bien eux même, eux...) !!

      (On a quand même de sacrées patriotes chez nous aujourd'hui !! (Que viennent-ils faire sur de tels blogs consacrés aux affaires de défense ???))

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    3. Et je ne suis pas le seul à faire ce genre d'analyse, c'est ce que développe par exemple Chassilan. (Un gros germaphobe aussi sans doute ? !!
      A la limite vous auriez dit américanophobes ici ; mais même là vous vous seriez encore complément planter, le troll...)

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    4. « American Rheinmetall » n’est qu’une simple filiale…comme pour RHM Australia, UK, Hungary ou Netherland. (Il y en a bien plus)

      En suivant votre raisonnement, RHM est sous contrôle hongrois…

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    5. C'est l'appellation qui est intéressante, et à noter, simplement.
      Et sauf que les hongrois, australiens, etc, ne sont pas les premiers actionnaires de Rheinmetall, surtout.
      Mais bon il n'y a a de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir comme on dit. Quand il sera trop tard...
      Beau développement en tous cas... Vu les investissements, de certains.

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