VERS UN NOUVEAU CONTRAT POUR ANDURIL

Le Corps des Marines a confirmé sa volonté d'équiper ses engins ACV (Amphibious Combat Vehicles) de solutions de lutte antidrone dont l'absence est considérée comme une lacune opérationnelle urgente, qui devraient être probablement fournies par Anduril Industries, si l'on en croit les termes de l'avis publié par les Marines. Dans ce document, les militaires américains expriment leur intérêt pour le système Pulsar-Light, complété par plusieurs équipements d'environnement parmi lesquels un réseau d'antennes, un logiciel de guerre électronique, une unité de commande utilisable à partir des écrans déjà présents dans l'engin ainsi que le soutien associé. 

Le Corps des Marines souhaite que le système de détection et l'unité de brouillage soient installés sur les ACV, pour permettre la détection et le brouillage des drones utilisant des signaux GPS ou radio à des distances comprises entre 2 et 5 km pour la détection et jusqu'à 2 kilomètres pour le brouillage. Le système doit pouvoir engager plusieurs drones quelque soit l'attitude du véhicule et bien sur offrir une fiabilité optimale sur terre et en mer. L'espace occupé par le Pulsar-Light à bord des engins est limité, il doit pour cela être installé dans un coffre dont le poids ne devra pas excéder une quinzaine de kilos. Anduril doit démontrer sa capacité à fabriquer plus de 50 systèmes dans les douze mois suivant la notification du contrat et maintenir un rythme de livraison en accord avec le calendrier fixé par le Corps des Marines pour l'intégration du Pulsar-Light sur ses ACV qui devrait débuter l'année prochaine. 

Avec ce nouveau marché Anduril Industries confirme sa position de fournisseur majeur de solutions de lutte antidrones à l'armée américaine, ayant remporté en mars derniers un contrat de 20 milliards de dollars sur dix ans regroupant les 120 contrats déjà signés par la firme de Costa Mesa (Californie) autour d'un logiciel unique, le Lattice. Celui-ci devrait devenir le système central de Command and Control de l'armée américaine pour ses opérations de lutte antidrones. Le système Lattice a également exporté au Koweït qui a signé avec la firme américaine un contrat d'une valeur d'environ 2 milliards de dollars.   


Commentaires

  1. la dernière génération de drone kamikaze ce verrouille optiquement sur la cible, laissant les brouilleurs inefficaces, le drone n'ayant plus besoin de liaison radio ou de GPS en phase finale.
    penandreff

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    1. Oui mais il semble que l'USMC donne la priorité aux drones GPS et radio ! Choix surprenant effectivement.
      Blablachars

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    2. Je plussoie ! les brouilleurs ne seront efficaces que sur des drones FPV/MTO avec une liaison radio directe. Ces engins existent toujours et sont toujours largement utilisés à travers le monde, mais ils tendent à être très rapidement remplacés par une nouvelle génération de sytèmes autonomes ou semi-autonomes, des drones dotés d'une petite IA capable de reconnaître automatiquement une cible par des moyens optiques/IR et de se verrouiller sur elle. Russes et ukrainiens en font désormais un très large usage, précisément pour contourner le brouillage omniprésent. On peut supposer que dans quelques années, la quasi-totalité des drones seront dotés de ce genre de raffinement logiciel, rendant ainsi obsolètes les brouilleurs. Surprenant choix que celui de l'USMC...

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    3. Il suffit d'un détecteur de son, très basique lui aussi, ou de forme (Pas plus cher que les dit drones donc...). Voire d'un petit radar, pour les drones les plus "ennuyeux".
      Et simplement de brouiller son électronique et son IA... Ou alors juste lâcher une petite rafale : on commence vraiment à n'avoir que l'embarra du choix.
      Ah décidemment nos drone drone drone.

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    4. Soit c'est très simple et personne ne vous comprend, soit c'est plus compliqué que de la belle théorie et vous ne le comprenez pas.

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    5. Soit il suffit de regarder un de systèmes proposé ci dessus.
      Eh oui, c'est souvent assez simple en effet.

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    6. Si ça serait si simple, en Ukraine, ce serait mis en oeuvre et les drones ne seraient plus un problème.
      Sauf que tout s'adapte. Les brouilleurs ont amenés les drones à utiliser de la fibre optique, donc le brouilleur ne sert à rien. Les grilles et cages ont amenés à des systèmes de déclenchement qui ne permettent plus de déformer une roquette avant impact.
      On aperçoit des drones avec de l'intelligence artificielle qui vont eux aussi limiter le brouillage en plus d'assister l'opérateur.

      Au Liban, un très grand nombre de blindés israéliens, malgré le brouillage, malgré le trophy , malgré des grilles ont été impactés par les drones à fibre optique du Hezbollah.
      Cette menace est devenue le principal problème des unités terrestres.

      C'est utile d'amener l'adversaire à devoir adapter ses drones, mais comme nous l'avons vu, l'adaptation est très rapide, le glaive s'adapte bien plus vite que la cuirasse. Au final on en vient à placer 1 million d'équipements antidrones sur un véhicule en 3 ans de recherches, de tests, de productionions et de livraisons quand en face on aura en quelques semaines/mois adapté un drone avec des modifications qui augmenteront son prix de 1000€. Et qui se produiront par dizaines de milliers.
      Car là menace c'est aussi cette masse.

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    7. 90 % Des drones, de type shahed, sont interceptés. Le taux est encore beaucoup plus important concernant les millions (On parle de plus de six millions rien que pour la production ukrainienne.) de drones à bas cout produits chaque année, c'est simplement le nombre qui pose probléme.
      Un simple phénomène de saturation, comme on le disais précédemment, saturation d'ailleurs plus médiatique et d'effet d'annonces régulières (Et ça marche en plus ; ça coure même.), qu'effectif (Sinon on aurait eu plus d'effets que cela et le front aurait péter depuis bien longtemps déjà, si ça marchait si bien que vous le dites, depuis quatre ans.).

      Des grilles et cages avec des systèmes de déclenchement, ce ne sont plus vraiment des grilles et des cages seulement donc.
      Au Liban, quelques drones très abondamment médiatisés la encore, voire surmédiatisés si ce n'est très grandement exagéré et amplifié (Nos médias adorent ça.) qu'en à leurs effets réels, ont pose quelques problèmes ponctuels (Surmédiatisés, sur certains réseaux sociaux en particulier..) pour toute force, fantassins en particulier, non protégée en effet, une simple mise sous blindage, même bricolée parfois, suffit le plus souvent même.
      "La glaive" !! En l'occurrence il serait plus sage de parler de canifs ou de moustiques agaçants plus qu'autre chose militairement parlant.
      Les équipements anti drones sont très loin de couter un million d'euros (Vous confondez sans doute volontairement avec des équipement APS, contre des missiles autrement plus sérieux, bien qu'interceptables eux aussi...). Un brouilleur c'est quelques milliers, voire quelques centaines d'euros seulement. Bon on sait que vous adorez les drones manifestement mais un peu de sérieux dans l'argumentation svp.

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  2. Un système et peu couteux pour contrer ... Des broutilles.
    La prochaine (Guerres.)sera électronique. Gare aux scorpions, trop imprudent.)

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  3. Le drone peut être à liaison radio durcie, à fibre optique, à approche finale autonome.
    Il peut être silencieux , rapide , se cacher dans le terrain, avec un blindage EMC, antilaser...
    Drone renforcé pour contrer les systèmes LAD d'autoprotection (multicouche en termes d'effecteurs et de capteurs) de plus en plus efficaces. La LAD et les drones couteront donc plus cher, mais je pense que la LAD finira par dominer, notamment en conflit asymétrique.
    Par contre, face à un essaim de drones renforcés, je ne vois pas autre chose qu'un essaim de drones chasseur.
    LS

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    1. La LAD domine déjà, il suffit de la mettre en place (Et c'est juste que certains ne le savent encore, ou l'ignorent plus ou moins volontairement le mythe et l'illusion sont est si beaux.).
      Le probléme est que l'antiaérien jusqu'à il y a peu était adapté aux avions de combat modernes essentiellement, supersoniques bardés d'autodéfenses, ou vers l'antimissile encore plus compliqué à intercepter, aujourd'hui avec la prolifération des drones, à bas cout surtout, il faut la réorienter vers le bas avec des systèmes plus simples et moins couteux, type ci dessus ou plus adapté suivant le type de drone filaire ou autre.

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    2. "Par contre, face à un essaim de drones renforcés, je ne vois pas autre chose qu'un essaim de drones chasseur."
      Ou un simple tir d'obus d'un calibre suffisant, ou une petite rafale de 30 mm, par exemple (Si c'est ce n'est brouilleur ou autre et sauf à s'emmêler les fils...)

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