LIVRAISONS RUSSES AU MALI, SUITE (ET PAS FIN....)

 

En juillet dernier, plusieurs sources avaient mentionné l'arrivée dans le port de Lomé au Togo le 9 juillet, du cargo russe Mikhail Britnev qui avait quitté le port de Baltiysk le 18 juin, avec à son bord une cargaison de matériels militaires à destination du Mali. L'arrivée de cette nouvelle cargaison dans le port de Lomé au Togo peut paraitre surprenante, les précédentes ayant été déchargées dans le port de Conakry au sein duquel Bamako a pourtant obtenu des espaces portuaires et des facilités de traitement en échange d'un terrain de 10 hectares à proximité de la route entre Kouremalé et Bamako pour la construction d'infrastructures logistiques. Le choix de ce nouveau lieu de déchargement reste surprenant en raison de son éloignement par rapport à la capitale malienne ( environ 1800 km contre 1000km pour Conakry) et par la nécessité pour le convoi de traverser un pays tiers, le Burkina Faso, alors que la Guinée Conakry est voisine du Mali. On peut penser que ce choix est certainement dicté par des impératifs de sécurité visant à empêcher une attaque du convoi durant son acheminement.

  

Les matériels débarqués à Lomé ont été acheminés vers la capitale malienne dans laquelle ils sont arrivés le 25 juillet comme le montrent les images diffusées par l'ORTM (Office de Radiodiffusion Télévision nationale du Mali). Le reportage permet de voir des véhicules blindés BTR-82A, des Tigr, des engins blindés VP 11 d'origine chinoise ainsi que des BMP3 ainsi que plusieurs personnels appartenant au groupe paramilitaire russe, Africa Corps présent au Mali depuis 2023. L'engagement de ces équipements dans les opérations menées par l'armée malienne a été confirmé par la publication d'un cliché montrant un BMP-3, équipé pour l'occasion d'une cope cage. Ces matériels avaient déjà été vus en action en avril, lors de l'offensive des jihadistes du Jnim, en coordination avec la rébellion touareg, sur les localités de Kati, Kidal, Gao, Sévaré, Mopti ainsi que Bamako. Plusieurs informations font également état de la présence de ces engins et de membres d'Africa Corps dans d'autres pays d'Afrique dont le Congo et Madagascar. 

 

L'ensemble de ces informations confirment la "montée en gamme" du théâtre africain dans le domaine blindé mais aussi celui des drones, utilisés désormais par la quasi totalité des belligérants. Elles confirment également (si besoin était) la réalité du soutien de Moscou aux différentes armées africaines aux prises avec les organisations terroristes. D'autres pays comme la Turquie participent également au renforcement des capacités africaines avec des livraisons de matériels lourds et la formation des militaires locaux à leur utilisation. 

Commentaires

  1. Là bas aussi il va falloir bientôt muscler son jeu...

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  2. Pas besoin, il suffit d'attendre 6 Mois a 1 an et quand ils auront fini la premiere vidange, là on pourra voir ce qu'il en reste du matos livré. Meme si moscou envoie des T80 flambant neuf, je ne leur donne pas 6 mois avant que les premiers pépins mécaniques se pointent. Remplacer un bloc moteur au milieu du désert, c'est pas comme changer une roue sur l'A8. Ils vont les bousiller

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