DEBAT AUTOUR D'UNE CONTRE OFFENSIVE

C'est un blogueur ukrainien qui a lancé la charge contre les commandants du 425ème Régiment de Skelia à la suite de l'échec de l'assaut du 31 mars dans la région de Pokrvosk. Serhii Sternenko qui est également conseiller du ministre de la Défense a accusé les responsables du 425ème Régiment d'envoyer des troupes dans une opération qui aurait laissé les soldats ukrainiens exposés à des frappes de drones qui ont fait de nombreuses victimes. Selon Sternenko, l'assaut a été mené avec des blindés se déplaçant en colonne, selon une tactique rappelant celle de l'armée russe au début du conflit selon le blogueur. Selon les forces russes, l'armée ukrainienne profitant de la brume auraient tenté une percée dans la zone de Hryshyne dans laquelle au moins quatre engins blindés ukrainiens auraient été touchés par des drones FPV russes. Le régiment ukrainien incriminé a répondu en affirmant que Sternenko avait utilisé des vidéos d'origine russe montrant différentes actions que le blogueur aurait ensuite combinées pour appuyer ses propos. Pour l'unité qui a reconnu le déroulement de l'action, cette contre-attaque n'était pas une opération ratée mais plutôt réussie. Quatre engins blindés auraient été touchés au cours de cette contre-attaque, dont au moins un M1 A1 SA (probablement un des chars donnés par l'Australie) et un M1117 et un BMP-2. 

M1 A1 SA australien

Au-delà des arguments mis en avant par les parties concernées, ce débat met en évidence la dangerosité de l'emploi de tactiques classiques dans des zones exposées aux vols de drones de reconnaissance et de frappe, ainsi que la difficulté à concevoir et mener des opérations offensives sans une couverture drone efficace et réelle permettant à l'opération de se dérouler dans les meilleures conditions possibles et de limiter le pertes humaines et matérielles. Ce débat met également en lumière la différence de perception pouvant exister entre des commentateurs publics utilisant des images d'origine différente, et les acteurs des actions commentées, qui dans le cas de la contre-offensive du 31 mars et selon Sternenko sont une preuve de l'existence de décisions de commandement inacceptables. 

M1 A1 SA australien au tir 

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