LE TOW A ENCORE DE BEAUX JOURS DEVANT LUI

A l'heure de la sophistication aussi rapide que coûteuse des systèmes d'armes antichars, le contrat notifié à RTX par le gouvernement américain rappelle que des armes plus anciennes ont encore leur place sur les théâtres d'opérations. D'un montant de 536 millions de dollars, cet accord-cadre doit permettre de poursuivre la production et le maintien en condition des différentes versions du missile antichar BGM-71 TOW (Tube launched Optically tracked Wire Guided). La première tranche de travaux d'un montant de 55 millions doit être finalisée avant la fin du mois 2027. Le TOW dont plus de 700 000 exemplaires ont déjà été produits, a été utilisé plus de 11000 fois en situation de combat depuis mai 1972, date de sa première utilisation opérationnelle. Plus récemment, l'Ukraine aurait reçu plus de 13000 missiles essentiellement utilisés à partir de Humvees et de Bradley, le nombre de postes de tir fournis à Kiev étant inconnu. Selon plusieurs sources l'accord-cadre serait destiné à recompléter les stocks de l'armée américaine, bien qu'aucune précision n'ait été communiquée sur la destination des missiles concernés, RTX étant capable de produire jusqu'à 10000 missiles par an. Le BGM-71 TOW a été exporté dans plus de 60 pays et fourni par l’administration américaine a plusieurs entités combattantes non étatiques engagées dans les différents conflits de ces dernières années. Depuis sa mise en service, le missile américain a fait l'objet de nombreuses modifications portant à la fois sur la charge militaire et le système de guidage, qui reste cependant basé sur l'utilisation d'un fil de guidage et l'obligation pour le tireur de maintenir la visée sur l'objectif durant tout le vol du missile. 

Commentaires

  1. Le Milan ER, ou LP jusqu'à 4 - 5 000 mètres, ou le Carl Gustav (1 000 à 2 000 mètres.) dans la catégorie inférieure, ont aussi encore de beaux jours devant eux.
    A 20 000 € le missile, ou à quelques centaines d'euros l'obus (500 € pour abattre un mur ou une infrastructure c'est quand même un peu plus approprié... Jusqu'à 2, 3 000 euros pour les dernières versions plus spécialisées.), contre 300 000 euros (Actualisé.) le missile MMP pour tout faire.
    Il nous manque surtout un missile à très longue portée capable de tirer jusqu'à 10 ou même 20 km de portée (Mais il ne fallait pas empiéter sur les prérogatives de l'artillerie... Là aussi on est en France.) sur hélicoptères et à distance de sécurité en particulier sur ce genre de plateforme très exposée, et très vulnérable, mais néanmoins toujours utile dans certaines situations et bien utilisée..
    (Mais rassurez vous certains, le char (Lourd ; et non moyen, de 45 tonnes ;) (Type char russe de 2022 -2026 ...)) est parfaitement capable de survivre à ça, aussi. Il en a vu d'autres en 110 ans d'existence.)

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    1. Au sujet des missiles AC lances depuis des hélico , il faudrait aller largement au-delà des 20kms pour redonner de l'utilité aux helicos AC. Le plus possible pertinent serait d'utiliser les helicos comme lanceurs de drones ayant une portée minimum 60 kms pour atteindre depuis la profondeur l'artillerie adverse ou même les chars. Dans cette configuration, plus la peine de concevoir des helicos de combat hors de prix lourdement blindés, des helicos moyens de type H160 suffiraient.

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    2. Si on veut lancer un drone de portée 60km;, pourquoi utiliser un hélicoptère cher et compliqué, autant le lancer d'un container sur porteur standard

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    3. Parce que l'hélico permet de changer de site de tir très vite, sur des longues distances . Il dipose d'une mobilité unique. Il peut donc modifier les axes d'effort avec une rapidité remarquable. C'est un démultiplicateur de force. Son défaut maheur est sa vulnérabilité quand il est employé près de la ligne de front ou dans l'espace adverse. L'emport de missiles ou de drones longue portée permettrait son emploi en retrait des zones fortement contestées.

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  2. Des missiles filoguidés (Et à charge spécialisée.), l'auriez vous cru, certains, qui redécouvrent la lune ... Qui existent depuis 50 ans déjà...

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  3. Le point faible des missiles antichars, est leur relative lenteur. Pendant leur vol, l'ennemi ne reste pas immobile et a du temps pour se masquer , s'abriter ou partir hors de portée. Cet ancien missile TOW filoguidé avait une vitesse allant de 218 à 320 mètres par seconde, et encore 180 à 200 mètres secondes à la fin de sa portée maxi d''environ 3750 mètres. Accomplis, donc, en environ 20 secondes.

    Mais le missile FRANCAIS Akeron, si sophistiqué et...si coûteux, est encore plus lent. Puisqu'il est donné pour une vitesse de 160 mètres par seconde seulement. Et ceci environ 50 ans plus tard.

    Je crois qu'il faudrait disposer d'armes beaucoup plus "foudroyantes", quitte à ne leur demander qu'une portée plus réduite. Tout en restant utilisables presque instantanément et A L'EPAULE (pas de trépied ni de gros (et assez lourd) bloc optique pour poste de tir à trinquebaler ).

    Serait requise, une vitesse initiale nettement supersonique ou bien "haut subsonique" (pour la discrétion sonore) et une visée par illumination Laser de la cible.

    Enfin, comme toujours, il faut une panoplie de moyens complémentaires.

    A noter que l'excellent canon sans recul suédois de 84 mm, en dépit de sa large panoplie de munitions 'obus", peut AUSSI tirer un missile. Mais j'ignore sa vitesse.

    Sa portée, si je me souviens bien, est de l'ordre de 2000 mètres. Ce qui est le domaine d'emploi et le besoin pour de l'infanterie.

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  4. Lire le très intéressant article de Army récognition au sujet des Javelin ( 200 000 USD le missile, sans le lanceur ..) qui évoque le coût efficacité des missiles AC par rapport aux alternatives AC. " US Army selects Kratos for Javelin tank killer missile seeker upgrade after Ukraine war lessons". Conclusion ce type de missiles est nécessaire pour des opérations ciblées mais ne peut compte tenu de son coût et de la consommation de munitions observées lors des guerres modernes, suffire à constituer la trame de la lutte AC.

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  5. D'après Gemini (donc à vérifier) il n'y a pas de cible de coût publiée pour le Kratos mais une "envie" de produire en masse pour faire baisser les coûts

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