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mercredi 29 juin 2022

DERNIERE MINUTE : L'ARMEE AMERICAINE CHOISIT GDLS POUR LE MPF

Confirmant les informations de ces dernières semaines l'armée américaine a finalement choisi GDLS pour la fourniture des engins du projet MPF (Mobile Protected Fire). Selon le calendrier du projet, 96 véhicules devraient être acquis au titre du contrat initial avec un premier lot de 26 véhicules dont les premiers exemplaires devraient être livrés avant le fin de l'année 2023. Ce contrat d'une valeur de 1,4 milliards de dollars prévoit l'acquisition de 504 engins d'ici 2035, avec une première unité opérationnelle en 2025, quatre bataillons à 42 engins chacun réalisés en 2030. Le programme MPF fait partie du projet NGCV (Next Generation Combat Vehicle) qui intègre l'ensemble des développements et modernisations des véhicules de combat terrestre dont le programme OMFV pour le remplacement du Bradley. Le MPF est destiné à renforcer la puissance de feu et les capacités d'appui direct des IBCT (Infantry Brigade Combat Team). Le nom officiel de l'engin choisi sera connu au moment du salon AUSA en octobre, des rumeurs lui accordant déjà le nom de Galvin en mémoire du Général Galvin ancien commandant des troupes de l'Otan.

238 commentaires:

  1. (Blindax)
    Le retour du char "léger" (30 T) d'appui pour l'infanterie légère... avec un équipage à 4. Le Pacifique et la "moyenne intensité" poussent à ce changement de matériel.
    105 Vs CTA 40 et roue Vs chenille, Le débat est re-relancé... Lol :)

    Un bont point pour SAFRAN:
    https://www.forcesoperations.com/amp/une-solution-safran-sur-lun-des-projets-de-char-leger-de-lus-army/

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    1. Je dirais a la place de moyenne intensité, de forces de reaction et deploiement rapide.

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  2. (Blindax)
    Effectivement le cahier des charges du programme précise une masse maximum de 38 T pour la "transportabilié"... et d'autres sources évoquent 28 T réel pour le prototype Griffin II. La réalité doit se trouver au milieu en fonction des équipements annexes retenus (blingage évolutif, Hard kill et la marge d'évolution dans le temps) (?).
    À suivre...

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  3. On peut imaginer qu'avec une tourelle teleoperée armée d'un canon 105mm CTA avec munitions télescopees, un moteur hybride, un équipage à 3, des chenilles souples... KNDS puisse proposer un char Léger de combat d'une masse limitée a 27T, pour être aerotransportable par A400M. Je rêve éveillé ...

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    1. (Blindax Solidaire)
      Allons Ulysse, du calme, il faut prendre vos pilules... Lol :)

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  4. Le MPF est conçu a partir de l'Ascod dont la chaine de production est en Espagne, la version Angloise l'AJAX à un gros problème de vibration et l'annulation pure et simple de l'Ajax est sur la table du ministre de la Défense Angloise, la Slovaquie qui à testé l'Ascod dans le cadre de la sélection de son nouveau VCI l'avait écarté expliquant que sur une surface dure l'Ascod rentre en vibration.....
    pour ceux qui parle Anglois
    https://below-the-turret-ring.com/armored-vehicles/slovakia-announces-the-cv90-mk-iv-as-its-preferred-ifv/

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    1. S’il y a bien une parenté, c’est avec l’ASCOD 2 et elle est éloignée.
      De plus, GDLS a l’habitude des chenilles.
      Je serai assez confiant à ce sujet.

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  5. Ben, il vaudrait mieux...😅

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  6. Donc les T62 sont pas si obsolètes ... Non mais je rêve ils prends quoi ?🤑🤑🤑

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  7. Dédicace à Ronin qui affirmait à qui le veut que le MPF aurait son sacro-saint 120mm

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  8. Je poursuis: le MPF est destiné à intégrer les brigades d infanterie US pour de l'appui direct. L'anti char n'est pas sa mission première. C'est d'ailleurs ce qui manque au sein de l AT, un véhicule de combat
    puissant et polyvalent doté d'une forte mobilité opérative.

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  9. les sud africains lors de la conception du Rooikat avait choisi un canon de 76mm, la raison évoquée était que la fonction première du véhicule était l'appui feux et que la quantité d'obus embarquée serait plus importante qu'avec un 105mm, il est possible que le choix du 105mm suive la même logique pour le MPF.
    il semble que les combats entre chars n'existent plus vraiment....

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    1. En effet, entre le 75 mm et le 120, le 105 aujourd'hui n'apporte rien.
      Le 75 mm avec des munitions et un canon moderne est suffisant actuellement pour neutraliser char moyen et VCI lourds de nouvelle génération jusqu'à une quarantaine de tonnes, avec plus d'emport de munitions voire plus de munitions spécialisées, et seul le 120 mm reste efficace contre des chars lourds de 60 tonnes.
      Le 75 mm a également l'avantage d'être le limite pour un canon mitrailleur, à tirs rapides, pour cette catégorie de blindés, y compris donc comme soutien d'infanterie, et autres utilisations.

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    2. Les T72 se sont fait plier par les 30mm des BTR84...

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    3. Quel char va résister au 30mm latéral en rapproche ?
      Aucun

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    4. La plupart des chars lourds résistent parfaitement au 30 mm en latéral et bien au delà.
      Mais la plupart des VCI moyens, en dessous de quarante tonnes, n'y résiste pas et aucun véhicule sur roue, même le Boxer de 38 tonnes, ne peur résister à un tir même de face (contrairement à un chenillé de même poids, plus blindé à poids égal). C'est pour cela que ce calibre de 30 devient, est devenu, omniprésent et est choisi par (presque) toutes les armées actuellement.
      Au delà il faut au moins du 50 mm, pour les VCI de quarante tonnes, et du 60 voire du 75 mm, c'est plus sûr, contre les VCI lourds de cinquante tonnes et les chars moyens.

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    5. Aucun char actuel ne résiste pas au 30 mm en rapproche sur la caisse contrairement à la tourelle

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    6. Un VCI équipé d’un 75mm n’aurait aucune chance face à n’importe quel char moyen équipé d’un 105/120/125mm. La portée et la puissance n’ont RIEN à voir

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    7. J'ai cette image caricaturale où l'infanterie se déplace derrière un char, puis sur un camion, puis VTT qui devient VCI et finalement, à force d'en augmenter l'armement, un char d'accompagnement à part entière... Pour revoir l'infanterie courir derrière un char...!
      Il arrive un moment où il faut bien discerner les fonctions. :)

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  10. Certains regrettent déjà le 105 mm de l'AMX10 RC par rapport au 40 CTA... Tout n'est question de compromis, l'arme universelle n'existant pas. Entre le calibre, la portée, la cadence de tir, le nombre de munitions utilisables, les effets terminaux, les progrès techniques et les cibles à engager: il y a pléthore de choix, sans oublier la doctrine d'utilisation et la complémentarité des appuis.
    Difficile d'avoir un avis autorisé sans connaître les besoins initiaux.
    Bien sûr, il est toujours possible de cumuler plusieurs types d'armes sur un même véhicules au risque d'en faire un "Inspecteur Gadget"...😁 ou de les répartir sur plusieurs véhicules en compliquant la manoeuvre et en démultipliant les coûts.
    Déjà un char "vulgaris" est doté de plusieurs calibres et de munitions variées pour détruire ou neutraliser tout un panel de menaces évolutives.
    On en arrive aux mêmes "tâtonnements" que les armements légers de l'infanterie et la multitude de ses calibres...
    Le débat n'est pas près de se terminer.

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    1. Mauvaise pioche. Pour avoir des calibres utiles, différenciés, je dirais plutôt, 30, 75 (d'appuis général rapproché et d'accompagnement, à la fois des chars lourds et des VCI (Véhicule de Combat d'Infanterie). Ces derniers étant armés de 30 mm, téléopérés.), et 120 mm, pour la capacité char en particulier, donc anti chars. Y compris les chars moyens de trente ans : cf le déjà ancien CV90-120 par exemple
      https://tanks-encyclopedia.com/modern/swedish/cv90120

      Complétés par les classiques 81, 120, et 155 mm, pour les armements d'appui à tirs courbes.

      Attention à ne pas multiplier les différents calibres (et les chaines de production et de logistiques), pour rien !!

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    2. Et 6,5 mm, qui réuni les avantages du 5,56 et du 7,62 sans les inconvénients (pour ceux qui chercheraient les vraies innovations utiles, nécessaires même !) , pour les armes individuelles légères, et 12,7 bien évidemment.

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    3. Le CV90120 n'a jamais convaincu personne. Le 6.5mm est presque aussi imposant qu'un 7,62 OTAN, rien à voir avec le 6,8mm adopté par l'infanterie américaine.

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    4. Vous dites des sornettes.
      Le CV90n'a jamais convaincu personnes : bien sûr.
      Le 6,5 x 39 est aussi léger, munition et armes, que le 5,56 mm, c'est justement un de ses avantages, et par rapport au 6,8 x 43 justement qui impose un tout nouveau fusil (ce qui en fait un favori, pour le complexe industriel américain, comme le 5,56 l'a été auparavant !), et a presque les mêmes inconvénients que le 7,62 x 51.

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    5. Le Grendell comme le Creedmoor sont d'excellents calibres, pour le combat, la chasse ou le tir, mais surtout pour les longues distances. On la retrouve encore peu sur les armes suppressives ou destinées à l'infanterie. Rien à voir avec le 6.8 merci de me répéter.

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    6. Il s'agit du cycle habituel de l'adaptation des calibres avec des intérêts industriels évidents dans le cadre de l'interopérabilité.
      La .227 SIG Fury - 6.8 x 51 répond aux RETEX US de l'Afghanistan et aux protections individuelles qui se généralisent.
      Rien de bien nouveau ni de révolutionnaire, si ce n'est la généralisation des atténuateurs de sons et l'adoption d'optiques modernes.
      La transition sera plus ou moins longue en fonction des stocks de 5,56 et 7,62 NATO...

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  11. Je suis bien d'accord sur la cohérence et la recherche d'uniformisation des calibres et munitions. La dispersion technique, industrielle et logistique est un gouffre économique ne favorisant pas l'interopérabilité.
    Pour autant je ne serais pas affirmatif, sans retour d'expérience probant sur les nouveaux et merveilleux "nouveaux" calibres et armes associés. En effet le calibre est une chose, la munition une autre, l'arme qui la tire encore une autre et l'emploi conditionne le tout et réciproquement.
    Sans oublier les nouveaux "standards" imposés pour des raisons économico-industrielles.
    Je reprends l'adage: bon à tout, bon à rien... mais c'est toujours mieux que de rien avoir.
    Les progrès permettent de faire évoluer le nombre/cadence/consommation, les effets, la probabilité di coup au but, l'empreinte sur un véhicule ou le portage... Mais la réalité des terrains et des actions menées sont les seuls juges du factuel.
    Je radote: l'arme parfaite et universel n'existe pas. De même, celle la plus adaptée à son emploi ne peut être appréciée que par les opérationnels et les spécialistes techniques des armements.
    Donc, prudemment et modestement je me garde de donner un avis affirmatif et définitif sur le meilleur...😁

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  12. Commentaires très justes dans leur nuance. J'ajouterai que souvent les armes sont utilisées hors de l'emploi qui a guidé leur conception. Ce qui tend à privilégier les armes polyvalentes, notamment au sein dune armée de taille réduite qui n'a pas les moyens de posséder une architecture cohérente d'armes spécialisées en nombre suffisant.

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  13. Avec des morceaux de France dedans, viseur Safran et détecteur acoustique Metravib

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  14. Le 6,5 mm a l'avantage de pouvoir remplacer pour les armes légères à la fois le trop peu puissant 5,56 x 45, et à la fois le trop puissant (pour tirer précisément en rafale avec un fusil d'assaut en particulier.) et trop lourd (moins d'emport de coups, et plus lourd!) 7.62 x 51 mm. C'est d'ailleurs déjà en cours dans les armées américaines, et d'autres, il ne faudrait pas que l'on prenne encore ce train de retard.

    Le 6,5 x 39 Grendel en particulier, par rapport au 6,8 mm également testé, a surtout l'avantage supplémentaire de pourvoir être mis en place avec très peu d'adaptation. Le boitier de munition est le même et il suffit simplement de changer de canon (qui pourrait être adapté en canon court, standard, ou long, suivant utilisation, ou lourd, pour mitrailleuse légères, moyennes, ou lourde (sur véhicules légers, associé à un lance-grenades automatique (bien plus efficace qu'une 12,7.))).
    Ce qui pourrait être un excellente occasion de réindustrialiser un peu notre pays justement et d'harmoniser et de rationaliser (de faire de vraies économies également !) avec ces industries munitionnaires qui sont la base hautement stratégique à toute armée...

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  15. Le "6,5" n'est pas nouveau, déjà les Italiens avaient utilisé ce calibre il y a un bon moment. La modernité est une fuite en avant alors que des Maxim servent en Ukraine et que l'increvable 12,7 a été conçue initialement pour tirer sur des aérostats...(!) Effectivement, même avec un lance-pierres la taille et la qualité du cailloux sont des variables importantes.
    Les prochains progrès porteront sur les poudres, les étuis combustibles, les munitions télescopées, les conduites de tir, la structure et forme du noyau (Arcane, PPI, THV...) les munitions programmées et à changement de trajectoire. Le reste: la vitesse initiale, le profil, la forme, et la balistique en générale restent inchangés...
    Au-delà Il y a les armes "électromagnétiques" et laser (?)
    La finalité étant: la portée, la précision/dispersion, la trajectoire, le pouvoir vulnérant, la fiabilite, l'encombrement, la masse ET le coût.
    Pour être concurrentielle l'industrialisation réclame un certain seuil de production, mais la garantie d'un approvisionnement en masse, niveau et qualité, peut faire baisser ce dernier. Les hommes ont la mémoire courte et les intérêts personnels pressants... Pour cela, il n'ont pas un train de retard. 😁

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  16. Dommage que la France ai abandonné la haute intensité et le combat contre pair... mais bon on est habitué depuis les années 50 ou les généraux étaient encore sous leur tropisme de la guerre du Rif et non en train de réfléchir à contrer les Allemands...

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  17. (Bindax - Réflexion)
    C'est l'inertie des idées et décisions. En principe, l'agresseur a toujours un temps d'avance sur l'agressé, à moins d'être prévenu factuellement de l'agression et de la prendre au sérieux .
    Bien entendu, dans le brassage des idées et des analyses il y a toujours des visionnaires où des gens mieux informés que la moyenne ayant une très bonne capacité d'analyse. Ce n'est qu'après le déroulé des évènements qu'ils sont reconnus et appréciés. Probabilité ou hommes d'exceptions ? Chacun aura son idée...
    À titre d'exercice:
    Contre qui, quand et pourquoi serions-nous engagés dans un conflit de "haute intensité"?
    Une analyse argumentée ou divinatoire m'obligerait et une définition de la "haute intensité" reste souhaitable.

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  18. Le principe "gagner la guerre avant la guerre" , souvent moqué, prend toute sa valeur avec les récents conflits. Il se décline en de nombreuses formes, guerre économique cyberguerre, guerre de la communication... Une forme de guerre, la guerre par procuration semble avoir été oubliée . L' Ukraine l'a mise en exergue. Le concept de guerre de haute intensité nous rappelle que les conflits peuvent s'exercer de fort à fort et pas seulement , comme ce fut longtemps le cas,dans nos expéditions extra-territoriales, de fort à faible.poir faire court, une guerre de haute intensité est une guerre qui mobilise nos meilleurs moyens, humains et matériels.

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  19. Une des particularités de la situation géostratégique de la France est l’absence d’ennemi prévisible à nos frontières terrestres. C’est un élément fort de structuration de nos forces qui doivent être configurées pour une action distante de nos frontières. La France n’est pas la Pologne. Ceci explique la dimension expéditionnaire de nos forces. En un sens et dans un raccourci approximatif (car notre défense territoriale, ne doit pas pour autant être négligée) les missions de l’AT se rapprochent de celles des US Marines.
    Cette situation de recul stratégique nous conduit également à envisager prioritairement des combats de haute intensité qui se dérouleraient dans le cadre de coalitions. C’est à mon sens le deuxième paramètre structurant de nos forces.
    Le troisième est l’imprévisibilité des conflits qui nous oblige à disposer de la panoplie la plus complète possible.

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    1. Contre qui, quand, comment et pourquoi, je me permets de rappeler que nous avons un flanc sud, et même sud-est complétement instable, la zone la plus instable du monde même. La méditerranée est désormais notre seule frontière directe avec cette zone explosive. Pour la haute intensité nombre de ces armées ont des arsenaux plus que conséquents, surtout par rapport à nos Etats après trente ans de désarmement, même (surtout) moral, et de "dividendes de la paix, à faire n'importe quoi.
      Pour notre armée de terre en particulier, notre format devrait être, à nouveau celui d'un corps d'armée complet, blindé mécanisé (qui peut le plus peut le moins.) et du même type que celui des marines américains, mais de ce corps avant sa récente réorientation (avec notamment 400 chars lourds, autant de pièces d'artillerie, et une capacité en proportion similaire.).

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    2. et une capacité amphibie, en proportion similaire...

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    3. C'est malin ça un corps d'armé mécanisé pour un affrontement en Méditerranée!

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    4. C'est de l'humour ? ! Sinon vous êtes vous renseigné sur l'arsenal accumulé par un pays comme l'Algérie par exemple : Là il vaudrait mieux éviter le médian, même en coalition, comme de plus en plus partout ailleurs (hors Etats faillis subsaharien qui nous servent de référence "stratégique" depuis vingt-cinq ans pour l'équipement de notre armée de terre.). Là cela ne serait plus du tout marrant, pour nos soldats surtout, à force de plaisanter...

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    5. Bien sûr, pis les divisions blindées algériennes vont rouler sur les fond marins pour rééditer Dragoon version atlantide (longs snorkels à prévoir, et un peu de lecture). Avec un peu de chance ils auront bourré leurs T90 de munitions pour tenir en attendant les renforts, ça permettra de défier les Russes en propulsion d'OTBNI (objet tourellisé blindé non identifié)!

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    6. Décidemment, on a un gros comique sur Blablachar !

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    7. De la part d'un type qui défend la nécessité d'un corps blindé mécanisé et d'un corps amphibie pour s'occuper du cas algérien c'est ironique

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    8. La stabilité politique et religieuse du bassin Méditerranéen est toute relative. Les évolutions du climat, l'économie, les migrations et la guerre hybride peutvent avoir des effets et s'ouvrir sur des conflits "classiques " d'importance.
      Les potentiels armés sont nombreux et parfois nous sont supérieurs en masse et niveau (hors nucléaire). Certes, la chenille sous-marine ne viendra pas occuper nos plages (il y a eu un cas dans les eaux Suédoises...), mais quid en cas d'engagement au-delà ou avec un déni d'accès à Gibraltar, Suez ou d'autres zones revendiquées...? Le temps s'égraine et l'impossible peut devenir réalité.

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  20. Un des principaux problèmes rencontrés en France en matière d’armement est celui des cycles de renouvellement , beaucoup trop longs.
    Les avancées technologique, notamment dans le secteur civil, suivent un rythme effréné que notre programmation étatique n’est pas capable de suivre.
    Cette véritable révolution a été prise en compte par les chinois qui construisent leur armée par sédimentation de petites séries , qui suivent les évolutions technologiques.
    Les Us l’ont récemment compris, le MFP en est un exemple. Pas de technologie de rupture mais un véhicule utilisant des solutions matures qui permettent une mise en service rapide et des couts maitrisés.
    La DGA et l’EMAT sont toujours sur un schéma ancien dont les MGS est une illustration. Il ne se passe rien entre le char LECLERC des années 80 (conception) et le futur MGS, en cours de définition, dont la mise en service est prévue en 2035/2040, soit un gap conceptuel de 40 années.

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    1. En effet, nous devrions retrouver avant tout des cycles de production normaux, comme autrefois.
      Pour cela il suffit d'abandonner notre croyance aveugle et outrancière au seul fait technologique, les conflits récent devraient nous aider à relativiser grandement cette obnubilation, et revenir pour cela au juste niveau technique du moment, qui permet de produire plus vite et plus adapté*.
      * Cela avec des équipements, en nombre suffisant, et globalement plus modernes :
      Au lieu d'avoir quelques échantillons hors de prix et en toujours plus insuffisants en nombre pour produire un effet significatif probant au final, au milieu d'une marée d'équipement obsolètes, et usés jusqu'à la corde (VAB et autres qui forment le commun de nos armées "d'aujourd'hui".), nous aurions à nouveau, des équipements au juste niveau technique du moment, beaucoup moins chers et inutilement sophistiqués, utilisables, et en nombre suffisant, remplacés en temps et en heure car plus rapidement.
      On passe ainsi vingt ou trente ans pour concevoir le petit plus, ultime, à des coûts hors norme (5 % d'une performance quelconque coute dans cette perspective 25 ou 30 % de coûts en plus.), pour avoir des équipements qui sortent avec quelques années seulement d'avance sur nos concurrents, et qui seront rapidement rattrapés par l'avancée normale courante des différentes techniques, mais à beaucoup moins cher, et sans les aléas en plus.
      Des équipements moins chers, sans extravagances inutiles mais au juste niveau du moment (pas celui supposé, de dans vingt ou trente ans !), et donc en nombre enfin suffisant, et adapté, comme on le faisait très bien autrefois quoi, avant les "dividendes de la paix"...

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    2. Autrefois, c'était mieux? Pour reprendre la célèbre publicité: "Ça, c'était avant"... La nostalgie sociétale et la rétro-politique économique et de défense ne sont pas forcément bonnes conseillères.
      Réindustrialiser, certes, à condition d'en avoir les capacités et les matières premières. Aujourd'hui notre dépendance à l'économie mondialisée est patente, la crise de la COVID en a fait la démonstration. Hier, nous nous sommes fait sortir de partout et sans espoir de retour. Le monde change mais les règles demeurent: la loi du plus fort et du plus intelligent.
      Le chemin sera long et difficile pour "retrouver" un semblant d'autonomie, y compris au sein de l'UE.
      De plus, le sort s'acharne contre nous avec les conséquences du conflit en Ukraine. Le temps n'attend pas notre bon vouloir, les difficultés (pour rester sobre) sont devant nous... Autant les affronter, sans nostalgie, avec les éléments d'aujourd'hui et sans les erreurs d'hier, si possible.

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    3. Non, je ne dis pas cela, je dis simplement que nous faisions autrement.

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  21. tout sur les US ( en Anglois)
    https://www.army.mil/e2/downloads/rv7/2020-2021_Weapon_Systems_Handbook.pdf

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  22. https://man.fas.org/dod-101/sys/land/row/weg.pdf

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  23. https://community.apan.org/cfs-file/__key/docpreview-s/00-00-03-06-83/WEG-2016-Vol-1-Ground-Systems.pdf

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  24. https://community.apan.org/cfs-file/__key/docpreview-s/00-00-03-06-84/WEG-2016-Vol-2-Air-and-Air-Defense-Systems.pdf

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  25. https://archive.org/download/USArmyWorldwideEquipmentGuide2015/USArmy-WorldwideEquipmentGuide-3.pdf

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  26. Il me semble avoir perçu pendant la conférence de presse du Président de la République, suite à la conférence de Madrid, un propos sur "la standardisation" des armements européens et la recherche de solutions utilisables...
    Les élucubrations technico-industrielles étant une chose, la Politique encore une autre.
    Vouloir revenir à un grand corps blindé mécanisé (le niveau 4 étoiles est un minimum pour "dissuader" les barbares de l'Est) au niveau technique requis avec ses appuis, sa logistique et ses ressources humaines ne s'improvise pas économiquement et remet en cause les autres piliers de notre Défense.
    Les budgets ne sont pas extensibles (2% du PIB dans la période avec l'inflation et la dette à assumer... c'est déjà très bien!) l'acceptation sociale des "efforts" aura, aussi, ses limites.
    Un changement de paradigme qui serait issu de la "situation Ukrainienne" aurait des conséquences sur les choix et renoncements de l'ensemble de notre Défense Terre, Air, Mer, Espace et Cyber, associés aux fondamentaux de la dissuasion nucléaire.(?!)
    La France ce n'est pas que l'Europe et son futur rideau de fer, tous les européens devront prendre leurs parts.
    En attendant une eventuelle évolution hautement politique... il est urgent de reconstituer les stocks, fiabiliser nos matériels (*!!*), renouveler les plus anciens, retrouver un niveau et une masse d'agression suffisants (artillerie, par ex...!) tout en investissant dans la recherche des armements innovants, utiles, accessibles et efficaces.
    Il y a du travail...!
    Les nostalgiques de l'Ordre des Chevaliers Teutoniques devront patienter, OTAN ou pas.

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    1. Il faut juste changer de paradigme pour cela, en plus des éléments majeurs, évoqués ci dessus, cycle plus courts et plus "modestes", juste suffisance technique, cohérence d'ensemble, etcetera, et au lieu de faire uniquement du médian (pour Etats failli en Afrique). Faire, refaire "du lourd" pour notre segment terrestre, ne coute fondamentalement pas plus cher : C'est l'électronique et la sur-sophistication qui coute énormément cher aujourd'hui (pas le blindage par exemple. Le prix du blindage n'est de l'ordre que d'une dizaine de pourcent sur un char lourds actuel par exemple. L'électronique s'est plus des deux tiers, surtout quand il s'agit de certaine automitrailleuse, mais quasi sans blindage : voir, revoir lien sur la survivabilité.).
      Ainsi nous aurions fait ne serait qu'un seul programme de blindés lourds chenillés modulable, du char à l'automoteur d'artillerie en passant évidemment par le VCI, cela nous aurait couté bien moins cher que les trois nouveaux programmes actuels de véhicules médians à roue (qui ne sont qu'une proposition de gamme commerciale étendue : voilà ou nous en sommes réellement au jour d'aujourd'hui !!!). Le syndrome de 1870 avec le lobbying devenu considérable des marchands en plus.

      Nulle renoncement à faire, au contraire être capable de répondre, à notre vrai niveau, à toutes les éventualités et probabilités.
      Cela y compris de défense de nos DOM-TOM et de leurs onze millions de kilomètres carré, qui doivent être eux aussi grandement être renforcés. ou encore concernant notre capacité d'entrée en premier, sans plus guère de moyens d'amphibie.
      Tout cela à budgets égaux, mais mieux utilisés et non gaspillés en grande partie.
      PS : Et sans vouloir encore éternellement vouloir nous cacher dans cette tarte à la crème de "défense européenne", surtout.

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  27. Au-delà de la sémantique et de la dialectique, cet article pose bien les problématiques actuelles sur la masse et la qualité de nos Forces Armées et sa doctrine d'utilisation.

    https://lerubicon.org/publication/la-haute-intensite-limites-du-concept-et-implications-pour-la-france/

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    1. Cela fait penser d'emblée à ceux qui disent qu'il suffit de casser le thermomètre, ici le mot haute intensité, pour déclarer qu'il n'y a pas de maladie.
      La seule nouvelle ligne Maginot, en beaucoup plus cher, du nucléaire, en plus également.

      Ce qu'il faut retrouver, c'est une certaine masse, crédible, en matière terrestre beaucoup plus encore que dans les autres armées, et donc encore une fois plus de cohérence d'ensemble. Ceci tout particulièrement en revenant et en retrouvant un juste niveau technique, à la hauteur de nos budgets, et de notre rang, si on veut réellement le conserver encore, ou pas.
      .https://www.cairn.info/revue-politique-etrangere-2009-2-page-403.htm
      voir le graphique en fin de page, notamment.

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    2. https://www.cairn.info/revue-politique-etrangere-2009-2-page-403.htm
      un constat vieux de treize ans, mais toujours, voir plus encore d'actualité.
      A eux seuls les titres et sous titres en disent long :
      - "Une logique coupée de ses racines".
      - "L’ennemi s’effondre, la démarche continue" (en l'occurrence il se renforce, ce qui est encore plus grave, la même démarche continue cependant ; et les mêmes réflexions comme ci dessus !!!).
      - "Une logique déconnectée de la réalité de la guerre" (paragraphe qui concerne particulièrement l'armée de terre française depuis vingt-cinq ans.).
      - "Le « technologisme » est un ethnocentrisme (et un aveuglement surtout.).
      - "Inadaptation aux types d’adversaires" (à tous même en Afrique avec des équipement de luxe hors de prix et de coûts.).
      - "Inadaptation aux types de conflits (: Sans commentaires.) (idem cependant, à tous, ni haute intensité, ni basse, ni moyenne...).
      - "Des équipements réduits, des armées impossibles à entretenir" (!!!!!).
      - "Choix de capacités et perte de cohérence" (= Qu'est qu'on disait !!).
      - "Les premiers changements américains" (: d'autres, et pas des moindres, commencent à s'y adapter.).
      - "L’impasse budgétaire" (évidemment.).
      - "Maîtriser la dérive" (les solutions.).
      - "Ne pas rêver américain" (tout un programme !!!).
      - "Penser finalités et non modalités" (quelle évidence, et pourtant...).
      - (Conclusion :) "Respecter la « zone d’efficience opérationnelle »" (=> graphique.)..
      - "Vers une interopérabilité différenciée ?"
      - "Admettre la déconnexion du pilier européen". En l'occurrence de la défense de la France (car si on attend après les autres européens, pour nous défendre...).

      Les solutions sont là, mais aurons nous enfin l'intelligence de reprendre les rênes ???

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    3. @kamelot
      La distinction entre engagement majeur et guerre de haute intensité apparaît juste. La première qualifie l importance des enjeux, la seconde l importance des moyens mis en œuvre. La guerre en Ukraine est a mon sens une guerre asymétrique de haute intensité. La consommation importante des moyens matériels est sans doute le premier enseignement de cette guerre. La deuxième est le caractère essentiel du renseignement auquel la technologie apporte des capacités inédites. La troisième est la confirmation de l'émergence des vecteurs"intelligents"( drones, munitions guidées...) Les autres enseignements sont plus subtiles, tant ils doivent être déliés d 'un contexte particulier de desiquilibre des forces.

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    4. A mon avis,
      La première priorité est donc de renforcer notre stock de munitions, avec un effort particulier en faveur des munitions intelligentes.
      Le deuxième priorité est d’élargir notre panoplie en comblant les espaces lacunaires : sol-air tactique ; SEAD, munitions rodeuses, missiles anti-char de longue portée, sol-sol longue portée…
      En ce qui concerne les chars de combat , notre équipement devrait intégrer le principe de la sur-dotation.
      Si nous estimons nécessaire de disposer de 200 chars de combat (format actuel grosso modo) , le taux de disponibilité et le taux d’attrition lors d’un premier choc de haute intensité devraient être pris en compte.
      Dans l’hypothèse d’un taux de disponibilité de 70% et d’un taux d’attrition de 50% (cf Retex Ukraine et Isael), notre dotation, pour mettre en ligne à tout moment 200 chars de combat devrait s’élever à 390 chars de combat , sans compter ceux dédiés à la formation.
      En revanche le volume d’équipage (très couteux ) resterait au niveau de 600 personnels +20% pour compenser une taux de disponibilité de l’ordre de 80%, soit 720.

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    5. (Bis, il est petit mon téléphone... :) )
      Je suis en phase sur les moyens nécessaires pour se confronter à un adversaire non nucléaire, étatique ou pas, disposant de moyens conséquents équivalents aux nôtres.
      Étant membre de l'OTAN, il faut envisager un conflit en coalition, à moins d'avoir un "différent sérieux" avec un autre membre de l'OTAN ou ne pas être soutenu par l'Organisation.
      Néanmoins nous disposerons toujours de notre dissuasion nucléaire souveraine... en dernier recours.
      Pour la disponibilité et la mise en place opérationnelle des moyens blindés, je serai beaucoup plus pessimiste. Tout dépend des délais, de l'éloignement et de la qualification du conflit. Déjà, disposer d'une Brigade Blindée avec TOUS les appuis et la réserve nécessaire, prête à se déplacer, tiendrait du miracle.
      En attendant: DES SOUS !...

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    6. (Blindax)
      Toujours plus et les moyens...
      Seules, les forces blindées, à chenilles 😁, ne suffiront pas masse ou pas (À moins de vouloir créer une méga casse automobile...). Il s'agit d'un ensemble beaucoup plus complexe qui va des systèmes satellitaires ET leurs lanceurs (voir en Ukraine) jusqu'aux lunettes de protection visuelle en passant par les moyens ISR aériens (mauvais exemple) et les nageurs de combat... Sans oublier un Chef de guerre et des États-majors compétents pour ne pas reproduire Juin 40 et l'étape du Tour de France de Sedan.🙃
      Bref, il faut une masse cohérente multiforce, multidomaine et multipass.
      Reste la volonté d'obtenir les moyens et c'est là que les choses se complique encore plus. Avec un pays au bord de la faillite (si,si... le dollar n'est pas notre monnaie.) avoir l'ambition de ses moyens est trèès difficile. "À moins..." d'avoir un leader charismatique ET trèès éclairé, soutenu par une nation en délire (là c'est facile) et aux ordres (!), sinon la force politique et sociétale sera veine.
      Bref, il nous faudrait un trèès "bon" dictateur et un peuple servile, motivé par les enjeux collectifs et géostratégiques.
      Dans ce cadre, demander le rattachement de la France à la Chine ne serait pas idiot, en plus de faire des vacances à Taïwan, ou pas... 法中友谊万岁! 😣
      Avoir "de la chenille" opérationnelle, souveraine, dissuasive, de qualité, en masse et avec des équipages de guerriers (c'est un minimum) demande quelques "petits" sacrifices.😁
      Nous verrons bien le 14 juillet, bonne fête à tous !🇨🇵🇨🇵

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    7. @Uysse
      Souvent en phase avec vos avis et analyses, je relève le propos sur l'artillerie et missile sol-sol tactique dans la profondeur. La menace est réelle et nous n'avons rien à opposer pour l'offensive et la défensive, sauf le LRU d'une manière échantillonnaire et limité en portée...
      En plus, les conventions et traités internationaux nous handicapent face aux sous-munitions et mines AP. C'est du "suicide éthique" dont les Européens sont les spécialistes...
      L'Ukraine devrait réveiller les esprits.

      Pour Information:
      https://www.frstrategie.org/programmes/observatoire-des-conflits-futurs/evolution-feux-dans-profondeur-horizon-2035-2021


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    8. Il faut surtout retrouver un modèle d'armée de terre complet, en particulier surtout capable de haute intensité (qui peut le plus peut le moins, et pas l'inverse.).
      Pour rappel : Il faut juste changer de paradigme pour cela, en plus des éléments majeurs, évoqués ci dessus, cycle plus courts et plus "modestes", juste suffisance technique, cohérence d'ensemble, etcetera, et au lieu de faire uniquement du médian (pour Etats failli en Afrique). Faire, refaire "du lourd" pour notre segment terrestre, ne coute fondamentalement pas plus cher : C'est l'électronique et la sur-sophistication qui coute énormément cher aujourd'hui (pas le blindage par exemple. Le prix du blindage n'est de l'ordre que d'une dizaine de pourcent sur un char lourds actuel par exemple. L'électronique s'est plus des deux tiers, surtout quand il s'agit de certaine automitrailleuse, mais quasi sans blindage : voir, revoir lien sur la survivabilité.).
      Ainsi nous aurions fait ne serait qu'un seul programme de blindés lourds chenillés modulable, du char à l'automoteur d'artillerie en passant évidemment par le VCI, cela nous aurait couté bien moins cher que les trois nouveaux programmes actuels de véhicules médians à roue (qui ne sont qu'une proposition de gamme commerciale étendue.)...
      Ou encore des équipement avec un juste niveau technique du moment, à la hauteur de nos budgets, et de notre rang, si on veut réellement le conserver encore, ou pas.
      https://www.cairn.info/revue-politique-etrangere-2009-2-page-403.htm

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    9. Au risque de passer pour un rabat-joie, un cuistre ou un anti-chenille primaire, vouloir faire un Blindé modulaire - universel, à chenilles ou pas, pour plusieurs fonctions différentes : automoteur, VTT, VCI, char léger, génie, etc... part dune bonne intention. L'uniformisation des organes, caisses, équipements mission et le MCO semble en effet opportun. Mais, ces fonctions différentes demandent aussi des architectures, des mobilités, des motorisations, des suspensions et des répartitions des efforts différents. Même si la recherche d'une "famille" est souhaitable avec des briques communes, le niveau de performance "de base" (agilité, protection et fonction) peut handicaper et alourdir l'ensemble suivant où l'on place le curseur. Quid de l'AMX 13/10 aux AMX 30/Leclerc E-Force ?
      Cette solution "économique" demande de sérieuses études pour obtenir des produits différenciés, sur une base commune, performants.
      On notera que les études du VBM portaient sur ce thème...

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    10. Des programmes de ce type
      https://topwar.ru/uploads/posts/2020-04/1587502404_1577274413_1.jpg
      qui concerne le futur blindé principal de l'armée américaine. Un blindé, de 50 tonnes (déclinable donc en char moyen mi lourd, avec un canon de 120 mm (ou plus.), du VCI lourd, à l'automoteur d'artillerie, et bien d'autres configurations possible), ou plus exactement une famille de blindés complète prévue comme modulable dés le départ, et sans doute évolutive (blindages, armement, etc.) ;
      ou encore ceux ci
      www.thinkdefence.co.uk
      https://conworld.fandom.com/wiki/SEP
      (une base moyenne médiane modulable en motorisation, hybride, et déclinée en plusieurs types de roulement, à roues ou à chenilles (souples))
      (ou jusqu'à cela
      https://trmreviewconnect.files.wordpress.com/2014/12/wiesel-family-notes.jpg
      en blindés légers aérotransportables.).

      Ce qui génèrent en effet de considérables économies (effets de série, châssis et pièces détachées communes, logistique et maintien en condition opérationnel simplifié, etc...) (les modules d'armements peuvent même être largement commun entre deux catégories distinctes, lourd, moyen, médian, chenillé ou à roue.)
      ; au lieu de faire en particulier quatre familles de blindés, tous à roue, et qui plus est tous dans la même catégorie médiane, de 18 à 28 tonnes, tous plus ou moins avec le même faible, niveau de blindage (mais à quatre, à six, ou à huit, roues !).
      Il faut savoir que pour chacun de ces programmes ressemblants, les budgets se comptent en milliard d'euros de recherche et de développement, à chaque fois (y compris pour seulement 300 Jaguars, uni fonctionnels et ultra spécialisés.): Pour ça, on a de l'argent à gaspiller, à jeter par les fenêtres même !

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    11. https://www.thinkdefence.co.uk/sep-modular/

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    12. Jusqu'à présent, les blindés moyens "modulaires" et/ou à chenilles souples n'ont pas démontrés leurs pertinences techniques (Hélas...). Seul le vehicule articulé VHM fait figure d'exception. Michelin commence à étudier la chenille souple. Tant mieux !
      Je préfère évoquer une famille de blindés avec des briques communes pour faciliter le développement et l'industrialisation, donc les coûts. Des synergies ont existés avec les générations VBCI et Scorpion, mais le "particularisme" Français et ses industries ont fait le reste. À mon goût, la simplicité et l'uniformisation des matériels n'a pas été suffisamment poussées en avant, d'autant que le VBAE se profile... il est vrai que les sauts techniques et temporels dans les décisions sont nombreux. Tenir compte des évolutions et retours d'expériences c'est bien, anticiper la doctrine et l'emploi serait mieux, même si SCORPION y a contribué.
      Doit-on alourdir nos moyens pour se préparer au choc blindé des Titans? J'en doute, ce serait donner un mauvais signe et rentrer dans le "jeux" d'une possible guerre classique et durable avec un belligérant non nucléaire par procuration.
      Maintenir une force lourde BB (Leclerc) et des appuis, cohérents, reste néanmoins nécessaire pour un conflit rugueux. À ce sujet:
      1) un vrai VCI et/ou "char d'accompagnement" reste à envisager, dans l'idéal et y compris en double dotation.
      2) Quid du VBAE?
      3) Le rôle de l'artillerie est incontournable et peut devenir prépondérante dans des situations figées (!!!)

      La France n'est pas les USA... et l'Angleterre (?!) se cherche tout en se fiant aux blindés allemands et US, en y associant les restes de son industrie et sa doctrine. Le résultat est édifiant... :)

      Chacun est à même de faire une liste à la Prevert de ses choix matériels sur un tableur Excel.
      Par contre la feuille reprenant les modalités financières et ses conséquences sur le citoyen se fera plus rare.

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    13. Le FCS a été un échec et c'est pour une raison. De même que le SEP.

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    14. Au sujet de l'artillerie, l'exemple ukrainien doit être analysé avec prudence, compte tenu d'un contexte particulier, caractérisé en l'espèce par une domination aérienne russe qui met son artillerie a l'abri de raids aériens adverses. Dans un espace aérien contesté le rôle de l'artillerie serait vraisemblablement minoré. Ce qui est en revanche plus évident, est l'intérêt d'une artillerie très longue portée par roquettes/missiles pour pallier l'absence d'appui aérien ou ses limites d'emploi (météo, défense anti aérienne...)

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    15. MBDA Deutschland propose a cet effet le Joint dire support missile de 300kms de portée. L'avantage de ce genre d'appui est sa polyvalence. Monté sur une plateforme légère il peut tout aussi bien être utilisé dans un conflit expéditionnaire asymétrique, que dans un conflit rugueux. Son défaut est bien entendu le prix de sa munition.

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    16. @Ulysse
      Qui pouvait s'attendre en Ukraine à une guerre de position et le peu de domination aérienne de la Russie, hors tirs stand off ? Nous sommes loin du Airland Battle Power !
      Ce "déni d'accès" réciproque par les défenses sol-air et la surestimation de l'efficacité des appuis aériens, avions comme hélicoptères, sont pour le moins étonnants, tout comme la résilience de l'Ukraine (absence de manoeuvre efficace, impréparation, sous estimation de l'adversaire, "guerre territoriale des cités", etc ?) Bien sûr il est trop tôt pour en tirer toutes les leçons factuelles et anticiper les prochains conflits, sans tomber dans la "mode" du moment.
      Néanmoins l'artillerie "de contact" et de "profondeur" est absolument nécessaire pour soutenir les troupes (chenilles ou pas) au contact, empêcher la manœuvre, neutraliser les forces adverses, ses appuis et sa logistique sans "user" prématurément les notres. Détruire avec un 120 ou un 155 un char ou un poste AC est le meilleur des blindages.
      Un "Uzbin blindé-mécanisé", en pire, est toujours possible face à des Smerch, Tornado, Buranito et autres ainsi que leurs charges multiples et "spéciales" (!). De même, l'inutilisation des appuis est endémique dans l'Armée de Terre, ils sont souvent traités comme secondaires ou un poids dans la manœuvre (c'est du vécu). Il faut souvent "de la casse" pour commencer à y penser... SCORPION sera un outil d'intégration.
      Les munitions spécialisées ou intelligentes s'inscriront bien dans le combat info-centré. Les MEPAC, Caesar et LRU (Un Himmars polyvalent: roquette - missile - drone à la francaise ne serait pas de trop) conviennent pour la bande de terrain 0 - 60 (n'oublions pas de mettre un retrait à la ligne de contact).
      Point n'est besoin de refaire l'artillerie de Verdun, mais un seuil critique existe et je pense que nous sommes bien en-dessous. Nous ne pouvons pas compter QUE sur notre aviation et l'ALAT face à un deni d'accès structuré et une artillerie puissante. La zone des 70-500 km dans la profondeur n'est pas battue par l'armée de terre.
      Je suis en accord avec vous pour y remédier. Nous disposons de toutes les techniques pour produire une missilerie balistique (qui pourrait dériver sur les fusées sondes, dont nous manquons cruellement...!) de croisière ou de drone, encore faut-il le vouloir. Le seul point dur est le ciblage d'où la nécessité d'avoir les bons éléments spatiaux et ISR.
      La liste au Père Noël n'est pas loin. :))
      Au plaisir de vous lire.

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    17. @ Anonyme15 juillet 2022 à 20:15
      Je vous mets un autre exemple en lien, pour que vous compreniez que je ne parlais pas du FCS en particulier, ce n'était qu'un exemple : Ici le KF41, qui a de bonne change pour être retenu pour le programme majeur du futur blindé principal de l'armée américaine.
      https://www.armedconflicts.com/attachments/3583/Bild-01_Lynx-KF41-Family-uprav.jpg
      Les russes font pareil avec les futures déclinaison prévues de la plateforme Armata (char, VCI, artillerie, etc...).

      Le SEP a été interrompu après que cinq prototype aient été produit uniquement par manque de financements, de la seule Suède.
      Peut être trop avant-gardiste ; du coup les suédois se sont rabattu sur l'évolution du CV90
      ( Idem décliné en VCI, véhicule de commandement de l'avant, d'observation d'artillerie, d'appuis (avec double mortiers automatisés de 120 mm AMOPS.), anti-aérien, de dépannage, du génie, de guerre électronique, ou encore possiblement gréé en char léger avec tourelle de 120 antichar ou de 105 mm, etc...).

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    18. Tout le monde veut des familles de véhicules déclinés en plusieurs versions. Mais on se retrouve rapidement face à des problèmes insurmontables. Les seuls qui aient plus ou moins réussi pour le moment ce sont les Israéliens avec le duo Merkava/Namer, et encore le Namer est TRÈS différent du Merkava, notamment au niveau du châssis, et les Israéliens utilisent encore largement les M113 pour toutes les fonctions annexes. La modularité est tellement à la mode que RM la surjoue en laissant entendre des communalité entre KF41 et KF51. Je dis oui et plus que oui aux familles de blindés type CV90 qui permettent de disposer d'une force blindée plutôt homogène (Strv122, CV90, BV10) mais il faut se méfier de la communication.

      Quand au SEP et plus globalement à l'hybridation des blindés, pour le moment ça ne rendrait que les véhicules inutilement complexes et la démultiplierait les coûts d'une MCO qui a déjà du mal à suivre.

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    19. Merci Anonyme de 12H56. intéressant. De mon point de vue, la faiblesse de l’artillerie française peut s’expliquer, dans un contexte contraint par la disette budgétaire, par les conditions d’emploi théoriques de l’AT qui reposent sur deux scenarios principaux :
      Un engagement rugueux au sein d’une coalition, qui s’inscrirait dans le schéma otanien de domination aérienne et permettrait de bénéficier de l’artilleries de forces alliées ;
      Un engagement asymétrique, où la faiblesse de l’adversaire ( et notre propre sentiment de supériorité?), sa mobilité supposée, et le souci d’éviter les dommages collatéraux, marginaliseraient l’emploi de l’artillerie.
      Le premier scénario trouve ses limites par la faiblesse de l’artillerie de nos alliés, qui ont suivi le même chemin que la France et par l’amélioration considérable des outils de déni d’accès contre les avions classiques (la capacité SEAD réelle des F35 est inconnue). Les USA l’ont bien compris avec le développement en cours de missiles longue portée de théâtre qui sont destinés, ajoutés aux roquettes et munitions rodeuses , à compléter /remplacer l’aviation d’appui.
      La place du second scénario, qui fut longtemps principale tend à s’amenuiser, en raison des évolutions géostratégiques. L’émergence de munitions d’extrême précisions (munitions rodeuses, obus guidés..) redonne cependant du sens à l’emploi de l’artillerie dans ce type de scénario. On peut se rappeler que les allemands ont utilisé des PHz 2000 en Afghanistan ce qui leur permettait un contrôle d’espace sans quitter ou s’éloigner de leur base.

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    20. Le choix, car c'est bien un choix, du quasi abandon de l'artillerie est due à la croyance et au suivisme de la toute puissance de l'aviation, et du technologisme qui est directement derrière. Cela pour imiter les américains, qui là aussi donnent le là ; et bien que ces derniers aient cependant gardé un volume d'artillerie, y compris antiaérienne, similaire à ceux de la guerre froide (contrairement aux européens de l'ouest.) , et bien que ces armements n'aient guère été modernisés ou à minima depuis cette période.
      Pour notre armée de terre, laissé presque complètement à l'abandon également pendant vingt-cinq ans, on a également choisi, d'en faire une armée de supplétifs pour l'essentiel, de troisième zone (subsaharienne.) ; en nous spécialisant diront encore certains : "quelques forces spéciales et quelques "gens-d'armes" résiduels suffiront", du médian et du tout-roue. En sortant volontairement du champs principal terrestre et de tout ce qui pouvait trait à la haute intensité (toujours le même discours actuel défaitiste du "nous n'avons plus les moyens", "nous sommes trop petits", etc...).
      Bonne journée.

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    21. @Ulysse
      Désolé, "12H56" c'était moi, j'ai oublié d'indiquer le nom... lol.

      Pour l'Afganistan, le Caesar dont c'était une première sur bien des points, à assurer des appuis pour des TIC (Troops In Contact), y compris US. La Kapisa/Surobi, zone d'action Française, étaient couvertes depuis les deux FOB de Nijrab et Tora... La permanence, la précision et le coût d'utilisation de cette arme est inégalable. Seul bémol: le tir sous blindage avec un blindage de toit (efficacité ?) à l'instar du PZH2000. Une casemate roulante se paye au prix fort et n'offre pas une mobilité tactique et stratégique réelle, y compris par les airs. Ce type d'automoteur lourd réclame une logistique lourde pour survivre et l'utilisation qui en est faite est parfois surprenante: Tir "à la la ficelle" avec l'équipage dehors (?!). Bon, tout blindé ou pas, il faut bien sortir de l'engin un moment ou un autre...
      Un hybride autoporteur - automoteur serait l'idéal mais techniquement difficile, surtout si l'on veut maîtriser la masse. Le Système d'Artillerie Futur y rėpondra-t-il ?
      Avec le combat infocentrė il faut des effecteurs mobiles pour la dilution/dispersion sur le terrain et un temps de tir le plus court possible pour éviter les tirs adverses, sans nier l'utilité d'un blindage.

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    22. Dans une guerre dissymétrique pour lequel le Caesar est fait, le fait que les servants de pièce soient complètement exposés est un vrai problème quand l'adversaire peut sortir de nul part et à tous moment.

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    23. Sans revenir sur mes propos relatifs aux engins modulaires et familles de blindés, le cas Russe avec sa nouvelle génération d'engins est intéressante.
      Les "ruptures" sont plus sur la protection et l'armement que l'architecture et la technique.
      - L'Armata est un EPC "type AS31" de l'étude du Leclerc, les progrès de l'optronique et des IHM le permettant. Quid de l'efficacité au combat et de l'endurance au combat?
      - Le Kurganets dénote par sa protection y compris active, son volume et son armement.
      - Le Koalitsiya est dans la continuité mais son chassis (T90) devrait changer sur les bases des deux précédents (?)
      -Le Boomerang est un 8x8...
      - Etc... avec les véhicules aéroportés et "légers" qui sont nombreux.
      À noter que le franchissement humide n'est pas abandonné.
      Tous les chassis sont différents même si des briques sont communes. Par contre l'armement "léger" est souvent commun. Le Spectre des moyens est complet pour des forces de niveaux différents.
      Ce n'est pas véritablement une famille, mais beaucoup de briques sont communes.
      Cette "Armada", en développement, relève pour le moment de la vitrine et devra être industrialisé. Le concept d'ensemble est intéressant et ne manque pas d'idées. Dans le contexte actuel, quid des acquisitions, de l'utilisation (doctrine/encadrement) et de l'efficience au combat ?

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    24. À anonyme "12H23"
      Certainement, et les chars russes en ont fait les frais en Ukraine ainsi que plusieurs 2S22 bohdana et un Quad Polaris en Afrique. :(
      Les carcasses des automoteurs 2S3 Akatsiya Ukrainien et Russe témoignent, aussi, que l'emploi doit être pensée. Dans une guerre le zéro risque n'existe pas.
      Tout est incertain, d'où l'utilisation des FOB et les mouvements inter-armes (Après Uzbin) dans les conflits assymétriques. Les EID et V-EID sont, eux, une menace réelle tout comme les drones civils adaptés.
      Ça serait quand même "ballot" de choisir un bivouac, un point de ravitaillement ou de tir (phase de courte durée, au demeurant) sur un nid de djihadistes...
      Par contre, je suis plus inquiet pour les VBL (!)

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  28. Comme cela, l'entreprise pourra sereinement rembourser le Royaume-Uni pour le fiasco de l'Ajax ?
    http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/06/29/et-l-us-army-a-choisi-le-tank-leger-de-general-dynamics-land-23167.html

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    1. (Blindax)
      Pas faux... et des 40 CTA stockés. 😂

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    2. Très sereinement même, vu le prix de l'engin encore.

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  29. https://twitter.com/nicholadrummond/status/1088166055393021953
    le module boxer CTA40mm est disponible depuis 2019

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  30. (Blindax)
    C'est sûr avec un 30 mm il y aurait moins de vibrations.😂
    S'ils n'en veulent pas, d'autres seront preneurs...😁

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  31. Eh oui, l'artillerie redevient "à la mode".
    A quand des automoteurs à grandes capacité, de tirs (jusqu'à dix coups par minutes aujourd'hui.) et d'emport (une cinquantaine ou soixantaine de coups. Et avec le système de recomplètement rapide automatisé qui va bien avec.) en France ?
    Au moins autant de ce qui nous reste de Caesar, une soixantaine de pièces seraient un minimum pour armer au moins deux régiments d'artillerie décemment, pour nos deux brigades (dites) lourdes.
    De la même façon avec les lanceurs de roquettes (quelle découverte !) : A quand un système un cohérent et complet ?
    Idem, cf les quelques commentaires de bon sens, ici (l'essentiel était déjà dit.) :
    https://blablachars.blogspot.com/2022/01/nouvelle-etape-en-vue-pour-le-programme.html
    Idem encore pour l'antiaérien ou l'antimissile : ?
    Ou encore le génie, ou la logistique ?
    Etcetera...

    La prochaine étape sera sans doute, à quand le retour du lourd pour être à nouveau, capable de haute et de moyenne intensité dans l'armée de terre française !

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  32. "L'essentiel a été dit"...
    Expression un tantinet définitive. Sachant que nous avons le plus grand mal à anticiper les prochains conflits (les "surprises" sont dans les deux sens) et les moyens nécessaires pour les éviter ou les assumer. Vouloir clore le débat relève de l'autocratie intellectuelle.
    Plus sérieux, ou à moins de vouloir fermer le site de Blablachars, donner, échanger avis et informations me semble naturel. "Le bon sens" n'interdit pas les débats contradictoires, les "bêtises" (Je dois en dire, sûrement) et surtout les interrogations.

    Alors, du "lourd" ?
    N'ayant aucune certitude sur l'avenir, je m'interroge :
    - Un conflit dans la durée, seul ou en coalition : contre qui et dans quelle zone géographique ?
    (Je ne pense pas, si j'en ai le droit, que les pauvres gars à Uzbin ont eu le temps de réfléchir sur la notion de moyenne/haute intensité... Respect à eux et tous les autres.).
    - Quels moyens à engager opérationnellement (cette prėcision est importante) et dans quelle enveloppe budgétaire ? Le panel est grand et les moyens financiers "aléatoires".
    Vaste sujet qui commence par la lecture du Livre Blanc sur la Défense et autres "boussoles" UE et OTAN (Des "maisons d'éditions" en devenir associées à Nature et Découvertes...)
    ET la LPM révisable dans Le cadre de nos institutions démocratiques.
    Alors du lourd ? Oui, tout le monde en veut par temps de crise, encore faut-il remettre à niveau l'existant, garantir les moyens nouveaux... et subodorer, spéculer, imaginer avec, in fine, le plus difficile: décider. Tout en restant sélectif pour la "masse" et le "lourd", il n'y en aura pas pour tout le monde!

    Pendant ce temps mon païs brûle...! :((

    Nota: Pour l'Ukraine, c'est trop tard: les temps de latence et l'inertie industriel
    étant ce qu'ils sont. Il faudra faire sans où se procurer ailleurs, comme le gaz. Bref, passer d'une dépendance à une autre.

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    1. Ne prenez pas tout au mot, cher kamelot, sinon cela va être dur de dialoguer en effet (l'essentiel = le principal, le basique, l'élémentaire, ...). On pourrait par exemple croire que vous considérez que 77 Caesar et 13 LRU, c'est sans doute du bons sens, et que finalement tout va très bien dans nos armées, en particulier celle de terre, ou pas si mal comme c'est ce que qui ressort de vos écrits.
      Sinon, oui, il y a des lanceurs d'alerte, auquel le temps ne finit pas malheureusement de donner raison.

      Rien que pour rebondir sur votre évocation de Uzbine, oui nos soldats auraient sans doute apprécier un peu de lourd, un peu de protection sérieuse et de blindage, et un peu moins de "légèreté", et surtout un peu moins d'impréparation et d'abandon (pas de blindage, pas même une mitrailleuse téléopérée ou sous protection minimale, pas d'appuis, pas même un mortier.).
      En effet ils n'en pas eu le temps d'en réfléchir, il n'en fait qu'en subir le laxisme de plusieurs décennies. Et les prochains et ceux actuels en feront de même, dans leur cercueils roulant "médian" dans n'importe quel prochain conflit un peu sérieux (je veux dire par là, au delà de la simple contre insurrection complètement asymétrique ; comme en Afghanistan par exemple.) n'importe où et n'importe quand.
      Ce que certains dénonçait justement depuis longtemps déjà, et continuent de dénoncer, et d'essayer à leur modeste niveau de prévenir.

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    2. À "Anonyme 18 juillet 11H30"
      s'interroger sur les moyens blindés de notre armée est une chose, affirmer la haute nécessité d'alourdir ces derniers en est une autre. Je ne suis pas un "lanceur d'alerte" mais je m'autorise la critique. Relisez-moi bien, surtout au sujet de Uzbin (Encore heureux qu'ils aient eu des VAB...), l'artillerie et les autres Armes...
      La France et ses armées répondent difficilement à un modèle qui lui est propre pour répondre à des intérêts qui le sont aussi...
      Ainsi, elle dispose d'un panel important de différents moyens évolutifs, au risque de devenir échantillonaires (?!). l'équilibre est très difficile à trouver.
      À noter que nous disposons aussi d'une force de dissuasion crédible.

      Est-ce que tout va très bien Madame la Marquise ?
      CERTAINEMENT PAS...!

      Vouloir une force blindée mécanisée "lourde" (comme "les autres"...) et cohérente avec les autres Armes serait un changement de paradigme avec de nombreuses conséquences sur d'autres moyens.
      Intrinsèquement je n'ai rien contre les "cathédrales roulantes" (je suis un fan du Leclerc et du 155 GCT) mais j'intègre les coûts financiers admissibles, qui ne sont pas compressibles, et l'efficience de l'emploi d'une manière tactique et stratégique. De même, les autres Armées: Air-Mer, Gendarmerie, Espace et Cyber ont, aussi, des moyens adaptés, "lourds" et très couteux dans certain cas.

      Je n'ai pas fait l'École de Guerre ni l'ENA, étant fièrement "récipiendaire" du BEPC...(lol).
      Il y a, heureusement, beaucoup plus instruit et intelligent que moi pour aborder les questions qui nous préoccupent.
      Je n'ai pas de certitude gravé dans le marbre. Le prochain conflit armé et classique sera, peut-être, bien différent de celui de l'Ukraine... En attendant, au plus loin possible, la "prochaine", nous sommes dans une période d'extrêmes tensions et en guerre contre un djihadiste récurrent et prégnant.
      Les difficultés sont devant nous, ne regardons pas que par le petit bout de la lorgnette.

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  33. Je vais oser, dans un blog consacré au chars, considérer que la priorité numéro une serait d'accroître de deux unités notre flotte de SNA, compte tenu de la polyvalence de l'arme sous marine nucléaire, , dont le spectre balaye la diplomatie de la force, le reconnaissance, les actions sous le seuil discrètes, le contrôle de zone, les combats rugueux ( j'aime bien l'expression 🙂) ou les combats asymétriques et permet des actions très lointaines dans nos outre mer. Ma deuxième priorité irait vers la défense sol air de zone, avec deux batteries de Mamba supplémentaires, comme prévu initialement, et l'acquisition d'un véhicule a forte mobilité opérative et tactique, équipé pour la défense sol air basse couche ( voir les derniers développements de MBDA, associant, missiles Mistral, brouilleurs et artillerie légère sur un véhicule de type Sherpa) . Ma troisième priorité s'attachait a l'acquisition de missiles air sol, longue portée, destinés à la SEAD. je m'arrêterai la mais de nombreux trous dans la raquette sont a combler: munitions rodeuses, drones de pénétration, artillerie très longue portée, drones PATMAR, protection active des LECLERC....et bien entendu un MCO et des stocks de munitions décents.

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    1. Pas faux, rajouter y un deuxième porte-avions (d'urgence !), des VCI "sérieux" (lourds) pour nos soldats au sol, ceux qui font le principal, de l'artillerie, notamment dans l'antiaérien (plus qu'à la corde), et des moyens du génie, un peu à nouveau conséquents, une logistique reconstruite (cela comprend aussi les stocks, de munitions ou autres.), et on aura déjà à nouveau une raquette à peu près normale, pour agir et pour réagir, partout où les intérêts de la France sont militairement menacés ; et non une raquette où il y a de moins en moins de cordages.

      PS : Vous pouvez aussi y rajouter des moyens conséquents pour surveiller et défendre nos DOM-TOM, et nos 11 millions de km2 de Zone Economique Exclusive (patrouilleurs, corvettes et avion de surveillance et d'intervention.).

      Et tout cela avec 2 % du PIB, à condition de faire des choix et un véritable changement de paradigme : le juste niveau technique, au lieu de la croyance du technologisme, à outrance (effet Norman Augustine et autre.)...

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    2. Un deuxième porte avion??? Alors que le premier va déjà assécher le budget de la Royale pour 30 ans, qu'on a plus frégates, de corvettes, de navires ateliers, de ravitailleurs, de patrouilleurs??? A un moment il faut arrêter de fumer et se recentrer sur les réalités économiques de la France

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    3. (Blindax)
      Autant construire des pirogues en bambou pour faire masse et les employer en essain pour saturer les défenses ennemis, à la manière des Pasdaran. S'il reste quelques sous on pourra toujours les droniser avec des pièces détachés de chez Darty...
      Avec le réchauffement climatique, la chauve-souris et le ballon incendiaires vont revenir à la mode. Moyennant quelques précautions, ce sont des armes autonomes, de saturation, destructrices, y compris pour les blindés...😁

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    4. Il est vrai que quelques VCI lourds sur étagère pour les combats urbains, devraient être ajoutés a ma liste de courses urgentes adressée au père Noël. Des kf 41avec tourelle CTA 40 ? A part des Namer israéliens dont l'acquisition est diplomatiquement Impossible je n'en vois pas d'autres. Les allemands seraient heureux.

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    5. (Blindax)
      L' AS21 a aussi une "bonne bouille", il n'y a pas que les Allemands. Avec du CTA 40 (ou autres ?) téléopéré pour garder suffisamment de place pour l'infanterie embarquée ou le génie. Plus des renforts de blindage sur le toit, ça serait parfait pour du "jetable"...
      Il me semble que le Nammer est hors gabarit OTAN.
      Sinon, revenir aux bonnes vieilles méthodes: le siège et la bombarde... c'est à la mode.

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  34. Tout ceci étant écrit a la volée depuis mon téléphone portable,et l'excellent blog Blablachars n'autorisant pas de modifications après relecture et avant publication je placerais en priorité 3 ou 4 l'équipement de l'AT avec un nombre significatif de véritables drones ISR
    ( avec le cas échéant une capacité Kamikaze optionnelle) tactiques cad qui décollent et atterrissent a proximité de la zone de contact, sans avoir besoin d'une piste d'aviation.

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  35. Bien d'accord avec vous Ulysse sur vos souhaits modérés, même si les deux SNA supplémentaires demanderaient un effort budgétaire conséquent.
    Le Père Noël n'est pas riche et subit, lui aussi, l'inflation et le ralentissement économique. (Humour)

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    1. SNA (s) a la place du futur PAN...qui fera une belle cible en Méditerranée.

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    2. Des porte-avions, pour quoi faire en effet !

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    3. Le PANG, est une belle cible, surtout à quai... Oui, l'usage du PA se pose comme celui les "cathédrales roulantes". Chacun ses fans. Diplomatiquement, le premier est plus "démonstratif" et dissuasif en temps de paix que les deuxièmes, surtout dans des garages..., mais un regroupement massif pendant une "manoeuvre" peut paraître dissuasif pour celui qui ne possède pas l'arme nucléaire, en principe.
      Quant aux SNA on ne sais pas où ils sont... sauf quand il y a un incendie ou un accident pendant une manœuvre.
      En temps de guerre, tout dépend du contexte et avec qui "on" s'embrouille.

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  36. DSL pour le doublon précédent. J'ai reçu un message d'erreur avant la publication (?), d'où une récidive rageuse par la suite... :(
    La chaleur, sans doute?

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  37. Pour info: L'obus Katana et pas que...

    https://www.forcesoperations.com/lobus-de-precision-katana-sur-trajectoire-pour-un-eventuel-premier-contrat/

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  38. Le plus consternant est de voir, que même ici sur un blog spécialisé, il y a toujours autant de personnes pour nous expliquer que le médian c'est bien suffisant pour la France, que notre modèle d'armée est tout à fait adapté à notre petit pays "qui n'a plus les moyens", que même les porte-avions ne servent plus à rien, à part faire de belle cible, alors que force est de constater justement avec les événements d'Ukraine que le roi est bien nu.

    Encore une fois, le lourd n'ait pas ce qui coute le plus cher aujourd'hui, mais l'électronique notamment et sur technologie plus généralement : le Narmer VCI surblindé de 60 tonnes = 3 millions d'euros avec une tourelle et un 30 mm ; le VBCI de 30 tonnes = 5 millions d'euros, ou le Jaguar probablement beaucoup plus cher encore, il sera même plus équipé en systèmes électroniques que le Leclerc, et pourtant un simple RPG7 suffira à le mettre au tapis, ainsi que son équipage (de “beaux” Uzbin en perspective encore). Et si vous croyez encore que nos trois nouveaux programmes similaires de véhicules à roue médians ne coutent rien, je ne peux plus rien pour vous...

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    1. C’est complètement faux, le Namer nu valait 3 millions, 5 millions tout équipé, en dollars 2008, soit 7 millions en dollars 2022, et ça c’est en version APC avec une simple doucette. Avec tourelle (partie la plus chère d’un véhicule blindé) et système Trophy (1 million pièce) on est largement au-dessus des 10 millions de dollars. En comparaison le Puma allemand de 40t vaut pas loin de 20 millions de dollars.

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    2. C'est vous qui faites des approximations à l'emporte pièce.
      Le Namer est bien à trois millions d'euros environ, avec un canon téléopéré de 30 mm.
      Le Puma par contre, (beaucoup) plus sophistiqué en effet, vaut environ 7 millions d'euros.
      Vous confondez tout, une fois de plus...

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    3. Si ça vous fait plaisir d’y croire... Aux dernières nouvelles un Puma c’est 17 millions d’euros.
      Et toutes les sources donnent le Namer à 5 millions sans tourelle ni Trophy.

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    4. 17 millions c'est certainement le coût de livraison d'un Puma, avec pièces détachées et contrat d'entretien, de formation, et sans doute bien d'autres choses encore (ou alors c'est une faute de frappe, ou encore vous avez mal divisé, 17 au lieu de 7 ? !)...

      Pour votre information, une tourelle de blindé a un prix qui peut extrêmement varié, suivant la conduite de tirs, la précision, la stabilisation, la cadence de tir, etc, etc, au moins de un à dix, voire plus encore si vous voulez de l'antiaérien par exemple.
      Le Puma comme la plupart des VCI actuels a en effet un tourelle et un système de tirs très sophistiqués, qui coute sans doute la moitié, voire même plus, des 7 millions de coût, de fabrication, sorti d'usine, de ce blindé.

      C'est d'ailleurs pour cette raison, que beaucoup de spécialistes commencent à se réinterroger sur le fait de distinguer désormais, VCI à proprement parler (destiné à accompagne ses fantassin au plus prêt, les endroits de dépose étant souvent pas les plus adapté au soutien.), avec un armement basique peu couteux avec une conduite de tir simple (un 30 mm par exemple.), de l'ordre de trois millions d'euros l'exemplaire (tout compris, l'armement ("tourelle" non entrante.) téléopérée aussi.), qui seraient accompagnés, à raison de quatre pour un par exemple, d'un véhicule de soutien spécifique, armé d'un canon à plus fort calibre (un 75 mm mitrailleur par exemple.) et d'une conduite de tir élaborée.
      Soit quatre VCI à 3 millions d'euros et un véhicule d'appui direct, à 6 ou 7 millions, soit 18-19 millions, contre actuellement 4 fois 6 ou 7 millions (24-28 millions, d'euros (!)), et avec un arment qui serait beaucoup plus diversifié, adaptable, et donc efficace.

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    5. https://m.faz.net/aktuell/politik/inland/f-a-z-exklusiv-schuetzenpanzer-puma-endlich-einsatztauglich-17251869.html
      17 millions.

      Ne pas oublier également que le Namer est construit aux USA ce qui évite aux israéliens d’avoir à supporter un certain nombre de coûts, au détriment de leur souveraineté.

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  39. De même, un deuxième porte-avions de 50 000 tonnes inspiré du CDG et de son expérience ne couterait que 3 milliards d'euros environ, puisque cela ne serait que l'amélioration modérée, d'un équipement existant ; et non un tout nouveau porte-avions, presque à reconstruire de A à Z, de dans vingt ans encore (d'ici nos savoir-faire auront très largement disparu malheureusement "encore".).
    Cependant ce simple système d'arme permettrait de doubler la capacité de projection et de frappes de la France, avec un Groupe Aéronaval permanent. Sans parler des effets de poids et de diplomatie très "concrète" que cela représente.
    Oui, c'est visible et c'est bien son principal avantage.
    Ce qui ne veut pas dire vulnérable, puisque bien défendu (quid de l'antimissile également cependant) ; ou alors il ne faudrait plus avoir aucun navire de guerre de surface (une nouvelle spécificité française si chère à certains) ?
    En plus là aussi, les SNA sont un système extrêmement couteux par rapport à leurs effets (certes bien spécifiques. Là aussi on ne parle pas de s'en passer, mais d'équilibre, et de cohérence.), bien plus couteux qu'un porte-avion : Deux SNA supplémentaires = 3 milliards d'euros. Soit le prix d'un deuxième PAN de 50 000 tonnes.
    Mais avec un budget de 40 milliards d'euros annuel et à 2 % du PIB consacré enfin à nouveau sérieusement à notre défense nationale, on peut se le permettre.
    ON A LARGEMENT LES MOYENS, si on arrête les co.neries, genre SCAF à 80 milliards d'euros, 5 milliards d'ici 2025 pour les seules études prospectives, pour xx exemplaires au final, alors que l'on a un des meilleurs chasseur bombardier polyvalent au monde, qui ne fait encore que commencer une carrière qu'on lui souhaite néanmoins très longue (les F16, F15, F18 américains, plus que quinquagénaires sont toujours en production, car toujours constamment améliorés et évolués.), un budget de dissuasion nucléaire plus que doublé en dix ans, sans que l'on sache exactement pour quoi faire (là par contre au niveau effet ligne Maginot, ça se tiens là encore (là encore il ne s'agit pas se s'en passer, bien évidemment, mais d'équilibre des choses.), à part pour remplacer nos SNLE au bout d'une trentaine d'années seulement, alors que les américains eux même ne remplacent leur principale classe de sous-marins, Ohio, qu'en moyenne au bout de 42 ans, ou encore quand on se permet le luxe de se payer des programmes de véhicule à roue de même catégorie, en veut tu, en voila, ou encore deux programmes de frégate FREMM et FDI, les secondes étant nettement plus limitées que les premières, mais reviennent aussi chères, encore, etcetera, etcetera, etcetera (les co.neries par contre, on les collectionne !)...

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    1. Beaucoup d’approximations. Afin d’avoir une permanence aéronavale c’est trois porte-avions nucléaire qu’il faut. Avec 3 milliards vous aurez les catapultes et les chaufferies, peut être l’armement, mais pas plus. De même la classe Suffren apparaît plutôt bon marché, avec un coût total du programme de 9 milliards et un réel effet de série (chose qu’il est impossible d’obtenir avec seulement deux bâtiments).
      Quand au gâchis des fremm (on devait en avoir 17, plus 4 fda) il est documenté depuis bien longtemps.

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    2. De plus, la charge pour le budget de la défense ne se limite pas au cout de construction, mais a l'ensemble coûts nécessaires à l'emploi d'une armé, notamment au coût du personnel nécessaire à son utilisation. Et c'est bien a ce niveau du coût de fonctionnement pendant sa durée de service que le PAN creuse l écart. Bien entendu le PAN est une arme remarquable mais le problème est de savoir si compte tenu de nos moyens et du contexte géopolitique, il est le plus adapté à nos besoins, étant bien compris que le choix du PAN se fera au détriment d'autres outils.

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    3. Une permanence aéronavale nécessite, étant donner qu'un porte-avions a une disponibilité de 50 % environ (un peu plus pour le CDG.), d'en avoir deux 'comme le reste.). Il y a eu de nombreuses études sur ce deuxième PAN, les 3 milliards sont un coût actualisé.

      D'autre part, pour ULYSSE, cela nécessite en effet d'avoir deux équipages (un en permanence disponible), comme ce qui a récemment été décider pour l'ensemble de nos navires de combat. Quoique 1,5 suffirait sans doute, d'autant plus avec la modernité actuelle les 1900 marins du CDG serait également réduit (celui serait remplacé à terme, dans une douzaine d'années maintenant, par un deuxième modèle de 50 000 tonnes.
      Après personnellement je trouve que le fait d'avoir enfin un groupe aéronaval en permanence, et non plus en intermittence, vaut bien la chandelle, et même largement, il en va du rang de la France même.

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    4. Vous ne comprenez rien à la gestion d’une force navale. Il faut trois bâtiments pour garantir une permanence en mer, entre les entretiens longue durée, les entretiens routiniers, l’entraînement, les déploiements et la régénération. C’est encore empiré par la propulsion nucléaire qui impose de longues pauses opérationnelles. Degré zéro de la réflexion, « avoir un deuxième porte avion parce que c’est le rang de la France », quel niveau de bac à sable

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    5. Donc trois porte-avions : comme vous y aller.
      Vous aller vous faire assassiner par certains.
      A quoi peut donc servir donc encore d'en avoir qu'un seul ? !
      Plus sérieusement, en effet trois porte-avions permettrait d'en avoir un en permanence en opération, un deuxième en entrainement et disponible sous très court délais, et le troisième effectivement encore, par roulement, en entretien de courte ou de longue durée (IPER nucléaire inclues.).
      Un deuxième PAN permettrait d'avoir un groupe aéronaval en permanence disponible (en opération ou sous très court préavis (le CDG a même une disponibilité globale de 60 % en moyenne.), puisqu'il faut tout vous décortiquer scrupuleusement, très scrupuleusement même.)
      Comment dites vous déjà, si vous êtes le même que celui du 20 juillet 2022 à 19:10, double degré zéro, de réflexion, et de vociférations non constructives (toujours à charge, mais presque jamais exactes. Un beau spécimen de troll en l'occurrence !!).

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    6. Encore une fois c’est faux, pour un groupe aéronaval disponible en permanence il faut trois porte-avions (si vous n’êtes pas convaincu, regardez les déploiements de groupes aéronavals américains). A cela il faut ajouter 6 frégates, 2 sous marins, 2 ravitailleurs, 2 groupes aériens embarqués en plus, comme souligné à plusieurs reprises par le CEMM lui même. Vouloir une permanence aéronavale pour elle même relève du non sens stratégique, une armée ça poursuit un but politique et stratégique, ça ne sert pas à flatter l’ego des nostalgiques.

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    7. Il y eu un analyse de DSI sur le sujet, de Henrotin me semble-t-il, qui concluait a la nécessité de disposer de trois PAN pour assurer une permanence a la mer. L équipage d'un PAN c'est 1800/2000h, celui d'un SNA, 63h. Multiplié par 30 a 40 années de service, l écart de coût est considérable, même avec 2 SNA.

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    8. Bien sûr qu'il y a eu des études, mais M Ronin sait tout mieux que tout le monde!

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    9. @ ULYSSE,
      en effet pour une permanence à la mer, il faut trois porte-avions, voir ci dessus.
      A noter qu'avec un porte-avions NG de 50 000 tonnes, l'équipage serait réduit à moins de 1500 marins (aéronavale compris). C'est à dire, à terme, 2 200 personnels, avec un équipage et demi, pour assurer les nécessaire remplacements tournant. Donc pas si éloigné des 2 000 actuels...
      A noter que cela sera probablement l'effectif du très hypothétique complétement nouveau porte-avions de 75 000 tonnes, que l'on nous promet encore de dans des décennies, pour "noyer le poisson" sans doute plus, encore (les partisans anti porte-avions (et anti France autonome et indépendante vont être pouvoir jubiler encore.).
      Cela à effet un coût, mais cela permettrait de doubler nos capacités effectives (pour défendre nos propres intérêts) partout dans le monde actuelles principales de frappes.
      A noter encore, que ce sont les avions que l'on met dessus, comme son nom l'indique, qui coutent très cher, 10 milliards par rapport aux 3 du PAN (de 50 000 tonnes lui même.).
      Un troisième porte-avions nécessiterait de doubler ce nombre d'avions (ce qui ne serait pas le cas de deux porte-avions se succédant à la mer, ou en court préavis (sauf période d'IPER longue encore, pour être complet ; m'étant il est vrai un peu renseigné à d'autres époques sur le sujet.) ; et de constituer un deuxième groupe aéronaval (avec pour ce qui concerne la France, un navire antiaérien, antimissile ce serait beaucoup mieux à l'heure actuelle, deux FREMM, et un SNA (nous ne sommes pas les américains.)).
      De la même façon pour conclure, sur ce sujet de défense crucial, pour qui s'intéresse à ces sujets (bien que non marin.), c'est pour cela que tout les pays qui décident de s'équiper de ce système d'arme, porte-avions catobar (la plupart des grandes nations, Chine, Russie, Inde, Brésil, ...) ou porte-aéronef (la plupart de tous les autres.) s'en équipe à minima de deux (comme récemment la Grande-Bretagne. Il n'y a quand France encore que nos politiciens de pacotille n'en prévoient qu'un seul, pour de pseudo économies de bouts de chandelles. Ici 3 milliards pour avoir un deuxième PAN et un système permanent, et non à mi temps et par intermittence (une défense à mi temps, c'est quand même beau !) sur un programme qui en a déjà couté 15 (milliards)).
      De même, il est très amusant de voir les opposants (maladifs semble t'il car si systématiques arcboutés.) du porte-avions nous expliquer qu'il en faudrait trois ! Qu'ils se rassurent, au train où font les choses, nous n'en n'auront bientôt plus du tout (ou alors très très cher. Un, et un seul encore, tout nouveau PA couterait, selon les études faites effectivement et contrairement à celles faites sur un successeur du CDG, 7, 8, voire plus encore avec tout les aléas d'un tout nouveau système, et d'autant que les savoir-faire auront été oubliés d'ici là (soit deux PAN type CDG agrandi et modernisé à 50 000 tonnes.)).

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    10. Être qualifié d’opposant maladif par quelqu’un dont les propos sont systématiquement identiques et peuvent être résumés en quelques lignes (famille de 4 véhicules, VTT 30mm, VCI 75mm, 40mmCTA=pas bien!!, 105mm=pas bien!!, vraies réalités réelles, modernité actuelle, scorpion=pas bien!!) ne manque pas de piquant. M Ronin, conseillé par le saint esprit est capable d’estimer le coût de fabrication d’un PA de 50 000t alors que personne aujourd’hui n’est capable de chiffrer le coût du PANG. Le tout noyé dans un commentaire de 50 lignes faussement savant.

      Vous êtes la définition d’un troll, à savoir quelqu’un qui par force de répétitions caricaturales et abusives parvient à focaliser l’attention au dépens des échanges constructifs. La totalité des commentateurs récurrents vont on déjà corrigé sur des erreurs factuelles et votre déplaisante notoriété dépasse le cadre de ce blog, puisque même vos rares interventions sur opex360 sont accompagnées d’invitations à rester confiné à ce blog que vous avez rendu invivable.

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    11. En effet, vous faites bien de parler d'échange constructif, vous qui passé votre temps à invectiver tout ce que pourrait bien écrire un supposé "Ronin".
      Aller je vous laisse, à vos troubles obsessionnels (un conseil gratuit encore, vous devriez penser à consulter.).

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  40. (Blindax)
    Sans vouloir être désagréable, il me semble que nos grands théoriciens du "toujours plus", que pour les blindés lourds, devraient candidater pour un poste au Ministère de la Défense afin de prendre un peu de hauteur de vue.

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    1. Il nous faudrait surtout, à nouveau, un ministre de la défense réel...
      Et un peu moins aux ordres des lobbies par exemple...

      Pour le reste il suffit de s'intéresser un peu au sujet (la défense ne s'arrête au seul domaine terrestre, d'ailleurs l'inter dépendance, des armées, comme des armes, est de plus en plus cruciale également.), en lissant un peu également tout simplement. Cela reste cependant dans les généralités et dans les choses faciles à comprendre cependant. Enfin normalement !

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    2. À 21 juillet 2022 13:51(chiant les anonymes...) :))

      Bien d'accord avec vous sur les observations et réflexions par le petit bout de la lorgnette, même si ce blog est celui des blindés...
      Indépendamment des arguments techniques, qui sont souvent factuels, les choix sont à faire dans un "univers" beaucoup plus complexe et qui n'est pas binaire.
      Il en est ainsi des budgets, leurs réparations et leurs effets.
      Augmenter une ligne revient à en limiter une autre, la reporter ou la supprimer...
      Bien sûr le budget peut augmenter mais pas inconsidéréments.
      C'est là que le risque est grand de rentrer le domaine de l'incohérence et des partisans passionnés...

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  41. (Re-Blindax)

    Pour la Marine et l'AAE il faudrait ouvrir deux nouveaux blogs, il y a du potentiel... 😁


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  42. Pour information:
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Blindage_cage

    Bien entendu, cela n'a aucune efficacité contre un obus flèche ou une charge auto-forgée frappant la toiture, par définition.
    Le Jaguar même équipé de ce dispositif n'aura pas le niveau de protection d'un Leclerc XLR sur son arc frontal et latéral... évidemment.
    La réflexion porte aujourd'hui, et en complément, sur un dispositif hard kill pour les véhicules de la "génération" SCORPION (?)
    Les derniers RPG disposent d'un dispositif parallèle pour déjouer les blindages réactif. Ceux pour tromper ou déclencher les systemes hard kill vont suivre.

    Le glaive et le bouclier...

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    1. Le taux de neutralisation varie de 45 à 60 % : Tout est dit, une chance sur deux...
      Comme système de défense moderne, ça se tient là en tous cas.

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  43. A lire également en anglais (la version française est moins riche...) https://en.wikipedia.org/wiki/Trophy_(countermeasure)
    un extrait (pour ceux qui manquent de temps) : In the Summer of 2018, Rafael conducted an extensive series of qualification tests for Trophy MV/VPS in Israel, with the presence of over 130 decision makers and technical experts from over 15 countries. The tests were conducted in extreme scenarios, using both rockets and ATGMs. The reported success rate was over 95%.
    A noter dans cet article que les israeliens cherchent à développer l'intégration du Trophy et de l'Iron dome.

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    1. ( Blindax)

      Les israéliens sont de très bons commerçants 😉 et des techniciens géniaux dans les blindés. Les bricolages d'antan (non péjoratif) et une bonne analyse sont les bases de leur excellence.👍

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    2. (Bindax dubitatif)
      En complément, un Merkava a été touché 18 fois...! Je ne connais pas le résultat.
      Et attention aux taux des réussites des systèmes et armes, encore faut-il connaître les conditions réelles. 95% c'est un score électoral à la Poutine ou un MICA au CEL des Landes... Par contre, c'est un très bon taux de "fonctionnement" ! 👍

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  44. Ronin dans sa forme anonymisée le rappelle régulièrement, le Trophy, dans sa définition actuelle n'est pas efficace contre les obus flèche.
    Ce qui n'est pas précisé est le nombre de projectiles que peut neutraliser le dispositif avant sa réalimentation. Donc son efficacité face à des attaques saturantes....ou des canons à grande cadence de tir.

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    1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    2. En effet, un des inconvénients majeurs de ces systèmes est d'être en nombre de munitions très limitées, quelques unités, de l'ordre d'une demi douzaine, qui une fois épuisées par les tirs même de quelques simples RP7 (les Merkava en 2006 au Liban ont subi plus de dix frappes en moyenne.), laisse leur blindé complètement à nu.

      Ce qui est assez curieux également, plus globalement, c'est que c'est généralement les mêmes "économes" qui sont la plupart les partisan de ces systèmes les plus couteux.

      Ce qui n'est évidemment pas le cas de notre hôte, qui je me permets de le rappeler est un très grand partisan de la renaissance de l'armée de terre française sous la forme précisément d'un nouveau, indispensable, corps blindé mécanisée digne de ce nom et un peu digne de la sixième puissance militaire mondiale (pas au niveau terrestre en tous cas (où on est plutôt au quinzième rang, les autres armées, de l'air et de la marine sont heureusement moins déclassées.).
      Je dis ça, à certains, je dis rien...

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  45. ou des attaques mélangeant leurres et munitions réelles.

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  46. Un rappel: le premier Trophy date de 2007...No comment.

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  47. "Les" solutions hard kill ne sont qu'une couche supplémentaire du "bouclier". En fonction de la technique retenue, répartition périphérique ou orientation tous azimuts (élévation verticale des capteurs et effecteurs ?), le nombre de "tir" est très limité et relève de la survie pour l'équipage. Le poids, l'encombrement et le coût de ces systèmes ne sont pas négligeables.
    Les parades existent et les failles conceptuelles aussi avec la résilience des détecteurs, par exemple...
    Les obus flèches et charges autoforgées de la dernière génération (Vo 1800/2000 m/s) ne sont pas faciles à neutraliser.
    Le "bouzin" parfait n'existe pas... ou, peut-être, une "tortue super blindée" avec de bons amortisseurs de blast ou onde de choc mécano-thermique.
    Le Merkava IV et futur, de par son concept, répond (?) à ces caractéristiques.

    En parallèle du sujet et pour une info de 2020, déjà :

    http://www.opex360.com/2018/07/20/larmee-israelienne-a-presente-merkava-4-barak-nouveau-char-combat/

    Très adapté pour ou par (?) les joueurs de Tank of Word et la génération game boy... on n'arrête pas le progrès ma bonne dame. (Lol)
    Je n'ai rien contre les casques à réalité augmentée ou virtuelle, j'en ai un à la maison. Bluffant !!

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    1. Très adapté pour ou par (?) les joueurs de Tank of Word et la génération game boy...

      Aller dire ça à nos soldats, dans leur VBCI, Griffon, Jaguar, ou plutôt à leurs familles, quand ils seront parti en chaleur et lumière, dans leurs cercueils roulants...

      La modernité actuelle, dans le monde, est justement à l'alourdissement et à la protection...
      En particulier et tout particulièrement pour les VCI, Véhicules de Combat d'Infanterie, qui sont même justement en train de rejoindre le même niveau de protection, et de blindage, que les chars les plus lourds.

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    2. À anonyme du 21 juillet 13H46.
      Vous interpréter totalement mes derniers propos, d'une manière obsessionnelle et irréfléchie.
      Je faisais mention de différentes techniques de protections actives et passives pour des blindés face à certaines agressions. Faire référence au Merkava et au nouvelles techniques d'IHM n'est pas "blasphématoire". Bien au contraire elles peuvent aller dans votre sens, mais votre aveuglement vous interdit un minimum d'analyse !
      Pour répondre, avec compassion, à vos troubles compulsionnels:
      La conception et l'usage des vehicules "médians" de SCORPION ne répondent à des engagements de haut niveau dans une confrontation rugueuse et "classique".
      Il existe un Livre Blanc sur La Défense et une LPM ainsi qu'un Ministère de référence auquel vous pouvez déposer réclamation et exposer vos idées.
      Il faut 18 mois pour produire un Caesar, il faudrait beaucoup plus pour changer de paradigme politique et technique en se donnant les moyens de le faire, sans endetter encore plus notre pays.
      Dernier point, vous êtes imperméable au deuxième degré.

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    3. Le dernier post est de mon fait.

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    4. C'est sans doute pour cela que vous nous parlez de "cathédrales roulantes" de façon très récurrente.
      Moi je ne fais que vous lire, et je ne me perds pas en invectives stériles et fantasmatiques (c'est celui qui le dit qui est, comme on dit dans nos courts d'école... Ce qui n'est pas forcément faux d'ailleurs comme vous dirons les psychologues : Avis gratuit aux autres "haters" récurrents.).
      Sur votre dernier commentaire, je suis plutôt d'accord avec ce que vous écrivez, comme sur le précédant d'ailleurs encore, il n'y aurait pas eu votre formule, très malheureuse...

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  48. (Blindax)

    La conjoncture et les événements de l'Ukraine poussent à reconsidérer le format, la masse et la définition de l'Armée de Terre ainsi que ses matériels dans l'hypothèse d'un conflit de haute intensité avec un adversaire disposant de forces mécanisées
    Blindées conséquentes.

    Dans l'hypothèse de décisions importantes prises et en prenant en compte la latence normale de la réalisation, que faudrait-il ?
    Sans prendre en compte les moyens organiques divisionnaires (Nous pouvons y réfléchir ultérieurement) et en restant au seul niveau des Brigades Blindées:
    Le nombre de ces brigades doit être doublé pour obtenir de la masse ou augmenter le nombre de régiment pour revenir aux Divisions d'antan. La finalité étant d'obtenir des GTIA plus nombreux et/ou plus musclés.

    Le matériel :
    - Char de Combat: pour obtenir une protection, une puissance de feu et une mobilité suffisante, un blindé de 65 T est un minimum avec une architecture classique.
    Un nombre de 400 semble cohérent pour obtenir une résilience au combat.
    - VTT ET VCI : 55/60 T semble réaliste pour accompagner les chars au feu en faisant bien le distingo entre VTT et VCI, ce dernier devenant presque un char d'accompagnement et demandant une réforme de l'infanterie mécanisée.
    - VTT deuxième ligne et transverse: 30 T à Chenilles ou à roues.
    - Génie combat: idem VTT/VCI et des moyens en cohérence pour les matériels spécialisés: Franchissement, contre-mobilté, aménagement, anti-mine, etc
    - Artillerie de front: 155 mm 58 T et lance-drones sur VTT deuxième ligne.
    - Sanitaire: Du VTT au VTT deuxième ligne
    - logistique: VTT deuxième ligne ou VTT si automatisation.
    - Matériel: Char et VTT adaptés de 60 à 50 T pour le remorquage/dépannage
    - Train: ne pas oublier les porte-chars en cohérence pour les déplacements hors zone de combat.
    - Reco/Eclairage: Dépendra de la doctrine, de la mise en réseau et de l'usage de drone spécialisé. (?)
    - Défense sol-air de front: Automoteur basé sur les VTT ou VTT de deuxième ligne en fonction de la portée des armes (Laser, canon, missiles...?)

    Bien entendu, les autres composantes demeurent pour des théâtres et opérations différents, tout en récupérant les VBCI et en bénéficiant d'un char d'appui léger de 35/40.

    Je subodore que des projectiles subsoniques vont m'être adressés par les camarades des autres Armées et Forces Spéciales patentés.😅





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    1. Ou, plus simplement trois, ou quatre familles principales de blindés :
      Une lourde, d'une cinquantaine de tonnes, une moyenne, de trente tonnes, les deux chenillées car de combat, une légère médiane, d'une quinzaine de tonnes, à roue, complétées par une très légère aérotransportable, héliportable même, parachutable, et amphibie, et de montagne (type Wiesel par exemple), déclinés avec autant de modules communs possible et que nécessaire.
      Grosso modo ce que sont en train de développer à la fois les américains, avec les programmes OMFV, AMPV, et Striker, et à la fois les russes, Armata, Kurganets, et Bumerang, et sans d'autres à terme.

      PS : Vous avez oublié les lanceurs de roquettes, type LRU, Lars 160, et lance missile tactique !

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    2. (Blindax)

      Ce n'est pas un oubli, comme indiqué, j'ai volontairement évité les moyens divisionnaires Français de l'artillerie longue portée afin de ne pas complexifier le sujet.
      Ce n'est que partie remise.

      Pour le reste:
      Nous n'avons pas les mêmes moyens financiers que les USA, ainsi que les coûts de production des russes... Surtout pour en voir le résultat en Ukraine (même si le conflit n'est pas terminé) et au Yémen.

      Le Weisel est une "idée" francaise (société Lohr et bien avant...) datant de l'époque éphémère des chenillettes et les théories intéressantes de la dispersion-discrétion avec les armes anti- chars associées au M120 RT.
      Les 15 T ont démontré leurs insuffisances face aux IED, mines et gros calibres de l'infanterie: REX Afganistan et Afrique.
      On a même vu des unités en quad et vélos VTT électrique en Ukraine... et des mulets loués aux Chasseurs Alpins pour une expérimentation.

      Pour certains sujets évoqués voir l'Étonnant Hors-Série "les Projets secrets des blindés Francais" de Déc-Jan-Fèv 2020.
      Avec des textes du génial M. Chassillan.😃

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    3. Chenillettes Fouga VP 90 puis Lohr VPX 110 et 5000 (si ma mémoire est bonne)

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    4. Nous n'avons pas les mêmes moyens financiers que les USA, mais nous ne cessons de vouloir les imiter, en tout, et c'est bien cela un des principaux problèmes de nos dirigeants, et de nos industriels, qui ne pensent qu'à vendre leur production plus qu'ç équiper décemment nos armées aujourd'hui, et alors que nous avons parfaitement les moyens de suivre notre propre voie originale. Cela, y compris en matière de défense terrestre du plus haut niveau et de corps blindé mécanisé à nouveau décent, c'est à dire capable de haute intensité, comme nos autres armées de l'air et de la marine tout simplement.

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    5. (Blindax)

      Vous avez une bien meilleure mémoire que moi, Ulysse.
      Les chenillette "VPX" ont été transformées: en automouvant M120 RT, lance HOT, canon de 20mm, lance milan, Infanterie, etc... mais sans succès.

      https://www.chars-francais.net/2015/index.php/engins-blindes/chenillettes?task=view&id=1201

      https://www.chars-francais.net/2015/index.php/engins-blindes/chenillettes?task=view&id=1204

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  49. Non c'est pas mal😄. Un peu lord quand même. On peut vraisemblablement diminuer le poids des chars de combat et V CI de 10T. C'est l'objectif du MGS me semble-t-il. Le char d'appui ne devra pas dépasser les 27T a vide pour être aerotransportable par A40/M. Comme j' ai des tendances obsessionnelles ( je ne suis pas le seul, d'évidence, sur ce blog) je signale que Collins développe avec PWC un moteur hybride turbine/électrique de 1300 CV pour l'aviation avec un objectif d'essais en 2024. De mon point de vue une voie a explorer pour les chars, quand on a pas de gros diesel sur étagère 😉

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    1. (Blindax)

      Vous avez raison, je n'ai pas tenu compte des progrès techniques sur les blindages: Modularité, nanotube, structure titane, matériaux actifs ou explosifs. Par contre je me suis inspiré des remarques factuelles du blog et des protections de toiture intégrées. Tout ce qui peut alléger est un cercle vertueux et en restant dans l'utilisable. La propulsion multimode en fait partie (nous n'avons plus de motoriste de puissance en France) De même, je n'ai pas alourdi par des "détails" tels: le recrutement, la formation, le casernement, le MCO, les munitions, l'énergie et le prépositionnement géographique (qui implique d'autres services et une augmentation sensible du nombre des matériels).
      Ni sur qui va produire les "merveilles" et le summum du détail: sur quels budgets (j'ai quelques idées, mais je risque ma vie.... 😎)

      ET le plus important: contre qui, avec qui, faire la guerre et sur quel théâtre d'opération ?

      Nota: Le MGCS est aussi lointain et glauque que le SCAF. Politique pour l'un, industriel pour les autres...

      Merci de me lire.😉

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    2. "L'utilisable" en effet, et avant tout
      Avec un peu de pragmatisme en plus, moins de gabegies insensées, et une grande partie de nos soi-disant problèmes de budget se résoudront d'eux même, naturellement.

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    3. Pragmatisme, bonne gestion, programmes réalistes et politique des petits pas sont l'apanage des bons pères de famille, en principe... Il ne s'agit de se sous-estimer, ni d'être dépressif, mais
      avec une dette à 120% du PIB, une inflation qui revient et des ennuis économiques qui se profilent: je ne pense pas que les budgets vont se régler naturellement et "sans faire crier la volaille".
      Le réveil risque d'être difficile et les renoncements nombreux.

      Mon espérance: que vous ayez raison ! :))

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    4. Notre dette massive actuelle relève des mêmes gabegies que pour notre défense, une dettes massivement de fonctionnement courant, et au contraire presque pas d'investissement : Là aussi il faudrait revenir à un peu de pragmatisme...
      La France a parfaitement les moyens de rester une très grande nation, mais c'est un autre "vaste débat".

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  50. (Blindax)😜

    J'ai oublié:
    Les tendances obsessionnelles ne sont pas graves psychiatriquement, tant qu'on en a conscience.
    D'ailleurs, je me soigne...😁😂😂

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    1. A lire les invectives de certains, beaucoup de gens seraient obsessionnel ici... :)
      PS : On peut être passionné sans être obsédé, tout simplement.

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    2. Là, je suis bien daccord...! :)

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  51. Nota: il serait assez aisé , à relativement court terme ( mais évidemment coûteux ) de transformer quelques VCI prélevés sur les stocks existants, en les armant d'une tourelle 40 CTA + radar ( giraffe X par ex sur un même véhicule ou un véhicule associé) et deux Mistral en lieu et place des MMP , dépourvus de leur groupe d'infanterie ( la place rendue disponible accueillerait un opérateur système, des munitions et pour quoi pas des drones VTOL) qui seraient utilisés comme char d'accompagnement des LECLERC.

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    1. La suprématie aérienne supposée ne veut pas dire absence de menace (REX de l'Afrique).
      Des chassis existent, chenilles ou roues, lourds ou légers, quad ou mulet... :)), sur étagère ou en stock (?), avec des tourelles et systèmes plus ou moins modulaires, en développement.
      Le CTA 40, quand sa munition AA sera validée..., fait un bon sujet (rapport masse/volume de feu) associé aux Mistral 3, Starstreak et futurs missiles. Le laser sera réservé pour les petits drones (il n'est pas forcément "tous temps"), dans un premier temps en fonction de sa puissance.

      Il faut penser l'usage avec l'étendue de la "bulle" de protection ( r = 4000 m pour un 40mm), en première ligne (risqué pour le porteur et ses systèmes tout en étant intégré dans la manoeuvre...!), en retrait, mobile pour les convois et en C-RAM pour les points fixes.
      Il faut prendre en considération la permanence de la veille (Commun avec le service humain des armes... rarement abordé) et la mobilité défensive obligatoire pour ne pas être ciblé et opérationnelle de la manoeuvre, ainsi que la disponibilité technique (rarement abordé, aussi)...
      Donc beaucoup de "il faut" et surtout de paramètres pour déterminer un nombre de systèmes et le volume des effectifs pour protéger efficacement nos forces.

      À prévoir dans les futures lignes budgétaires, une de plus...!
      Pour les stocks et la disponibilité de châssis Fraaannnçais (VBCI, Griffon, ?), je ne m'avancerai pas...

      Pour exemple:
      https://www.hanwha-defense.co.kr/eng/mobile/products/antiaircraft-artillery-biho2.do

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  52. (Blindax à fond)

    151 interventions sur un même sujet, le record est-il battu ?
    Je sais, c'est la qualité qui compte...😂

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  53. (Blindax rocketman)

    Pour répondre aux questionnements sur l'usage des LRM par l'AT Francaise:

    Nous disposons de 13 (?) porteurs Bradley pour 2x6 LRU. C'est tout.😶
    La France n'est pas intéressée par les systèmes LRM de saturation (?)
    La cause provient, peut-être, des traités "internationaux" signés :

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Convention_sur_les_armes_%C3%A0_sous-munitions

    qui pénalisent l'usage de munitions multiples et variées. Nous sommes les spécialistes du tir de précision dans le pied...😁
    Un regret, aussi, avec l'absence d'un "Himars francais" en complément, du Caesar. Himars qui est aussi une idée Francaise...
    Voir le Hors-Série "les Projets secrets des blindés Francais" de Déc-Jan-Fèv 2020. avec M. Chassillan.

    Pour les autres systèmes il faudra attendre 2045 la finalisation du programme CIFS mené en coopération... et TITAN.

    https://www.forcesoperations.com/amp/cifs-un-horizon-recale-au-dela-de-2045/

    À moins qu'un éclair de génie frappe nos décideurs pour se doter, plus rapidement, d'un "porteur" blindé chenilles et/ou roues avec un plateau polyvalent pour containers de tir LRM, missiles, drones, RC... (la réflexion porterait sur le moyen intégré, ou pas, de levage et de manipulation. 🙄).
    Cela comblerait plusieurs trous dans la raquette.

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    1. On s'est désintéressé presque complétement de l'artillerie, à part le Caesar, depuis vingt ans, lance roquettes, artillerie antiaérienne, et même classique (avec en tout et pour tout 77 canons d'artillerie. A peine de quoi équiper "normalement" deux brigades et de demi (sur les six seulement qui nous reste.) !). C'est d'ailleurs une tendance assez générale pour toute notre armée de terre, ces vingt ou vingt-cinq dernière années le "désintérêt".
      On préfère essayer d'imiter et de suivre les américains.

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    2. Nous sommes les spécialistes du tir de précision dans le pied...😁

      Belle formule.
      C'est malheureusement tout à fait ça.

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  54. (Bnindax)

    Avec le programme TITAN devrait poindre un système connecté avec l'ensemble des forces, y compris en coalition. Après SCORPION, ça sera le tour des blindés "lourds", de l'artillerie (CICF

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    1. (Blindax boulette)(suite)

      ...Artillerie CIFS, Blindés lourds (MGCS), le remplacement du VBCI (actuellement la RMV est évoquée...?) ET le renouveau d'une défense d'accompagnement et basse couche AA. Les progrès techniques sont tels qu'il est difficile de prévoir les détails, les moyens à mettre en oeuvre et encore moins la situation géopolitique...

      https://www.areion24.news/2020/09/22/titan-le-projet-capacitaire-de-larmee-de-terre-structurant-les-quinze-annees-a-venir/

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    2. Avec "Titan" on va continuer sur la même pente : Du tout roue, à part le MGCS, allemand, même le génie de combat est prévu pour être à roue, et surtout du très sophistiqué, du très cher donc, et finalement toujours plus d'échantillonnaire :
      On n'en sort pas, c'est la suite de la tendance actuelle depuis vingt ans chez nous. Espérons que les événements d'Ukraine finissent quand même par influer enfin un peu sur cette pente délétère ? !

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    3. Deux informations intéressantes:

      L'Ukraine...:

      https://youtu.be/HjUEE59fk1U

      Une coopération dimensionnante avec la "dynamique" PESCO:

      http://www.opex360.com/2022/07/22/le-projet-europeen-de-capacite-de-tir-au-dela-de-la-vue-directe-va-pouvoir-passer-a-la-prochaine-etape/

      Les Suédois ont une bonne expertise dans le domaine AC. Chypre tiendra la chandelle... :)
      Synergies à prévoir avec Polynege et Katana ?

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    4. Méconnaissance totale du programme MGCS et MAC, qui sera divisé en deux programmes roues/chenilles avec remplacement de l'EBG en vue

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  55. À l'instar du SCAF/NGF, le MGCS ce programme Franco-Allemand "50/50" comporte de nombreux écueils. Les intérêts réciproques qu'ils soient politique, économique, industriel, technique et opérationnel sont souvent antagonistes. Entre les ambitions des uns et la souveraineté des autres, la "bataille" va être rude.
    Rien ne peut garantir la réussite de ces programmes d'autant que les évènements en Ukraine, l'inflation, l'accès aux matières premières et l'énergie vont se poser avec acuité... Industriels et système banquaire ne beignent pas dans la sérénité. Quant aux politiques, y compris européennes, je préfère ne pas faire de commentaire.
    Il est fort possible que chacun reprenne ses billes et change ses alliances...
    Il faudra, donc, réinventer l'eau tiède et passer par les choix de la LPM et composer avec les industriels de notre BITD ou acheter sur étagère.

    Pour Info:

    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/comptes-rendus/cion_def/l15cion_def1819034_compte-rendu#

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    1. Il faut reprendre les rênes, laissés trop longtemps à l'abandon, de nos chevaux de course industriels, en ayant à nouveau, une politique stratégique d'équipement de nos armées (y compris de terre.), sensée, pragmatique, coordonnée, et complète, indépendante et souveraine surtout (il serait temps de relancer également nos propres industries, au lieu de les donner aux allemands.).

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    2. Encore un commentaire très constructif.

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    3. Le MGCS c’est très bien, on utilise le savoir faire des allemands pour améliorer le Leclerc. En cas d’échec on sortira un Leclerc 2 basé sur l’EMBT (avec Trophy et Ascalon) qu’on pourra décliner en VCI, EBG et Auf2

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  56. (Blindax)

    Le "renouveau" de la France glorieuse (une indépendance autonome souveraine...) demanderait plusieurs décennies.
    Cela imposerait:
    Un accès aux ressources naturelles et énergétiques à prix modérés.
    Des ressources humaines motivés,
    Une natalité importante,
    Une industrialisation massive avec des exportations militaires et civils.
    Une politique monétaire forte et souveraine avec une exterritorialité de notre Justice, plus un Frexit...,
    Quelques conflits d'intérêts avec nos amis, des guerres avec nos ennemis et futurs ennemis.
    Et Un(e) autocrate Visionnaire jeune pour tenir ka durée

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    1. Le mythe de la natalité importante... Japon et Corée ont des industries extrêmement dynamiques avec une natalité en berne. L’automatisation, l’éducation, l’optimalisation des ressources humaines d’un côté et la raréfaction des ressources de l’autre invitent au contraire à adopter des politiques dénatalistes afin d’éviter les surplus de main d’œuvre improductive. Quand à une politique monétaire forte, elle est incompatible avec un modèle économique tourné vers l’exportation. Le mythe de l’homme providentiel est tout aussi faux, la 4ème République, instable, démocratique et parlementaire a remis l’industrie française sur les rails et lancé les projets structurants dont l’héritage porte encore notre économie.
      Le renouveau de l’industrie de l’armement passera par une politique de consolidation à tous les niveaux, la recherche de compromis entre technologie et rusticité et une réforme des « grands programmes » au profit de mises à jour incrémentales (ce que la Royale et l’AAE font déjà)

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    4. Votre analyse malthusianiste (ou de la décroissance ?) de la dynamique du développement économique est pour le moins contestable. Tout au contraire pour beaucoup d’économistes une démographie dynamique est un facteur essentiel de croissance à long terme.
      Le développement économique est la résultante de forces contradictoires ou complémentaires. La faiblesse démographique du Japon, comme celle de l’Allemagne ne peuvent expliquer le succès de leur économie. Elle est délétère à long terme…..comme en Russie. Il est fort à parier qu’avec une démographie plus dynamique le Japon serait encore plus performant. ..sous réserve de disposer d’une énergie suffisante et à bas prix.
      La disponibilité en énergie (qui fut humaine avant d’être méconique) est un deuxième facteur essentiel de croissance. Elle explique d’ailleurs beaucoup de conflits, pas seulement contemporains.
      Lier la croissance à une devise bon marché repose également sur une logique très fragile (pour ne pas dire erronée). La situation de l’Allemagne, championne du monde de l’exportation, avec le Deutschemark puis l’Euro, qui sont des monnaies fortes , en témoigne. Le développement économique est une machine complexe dont les performances ne peuvent être réduites à un seul facteur. Comme pour une armée, l’économie doit reposer sur une base complète et cohérente.

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    5. Forcément puisqu’une démographie dynamique permet de cacher une économie stagnante ou en récession en augmentant la ressource humaine d’une économie. Sauf que cela est vrai pour les pays en développement, qui développent des industries faiblement qualifiées dont la valeur repose sur le volume et qui a donc besoin d’un nombre important de consommateurs. Rien à voir donc avec l’état actuel de l’économie française. Les rapports sont d’ailleurs éloquents, la France a besoin d’une main d’œuvre hautement qualifiée capable de travailler dans ses industries à haute valeur ajoutée.
      La compétitivité prix de l’Allemagne repose sur le coût du travail. C’est une mesure qui n’est pas importable en France, qui a historiquement été une nation exportatrice grâce à une monnaie faible (tout comme l’Italie).

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    6. La valeur de la monnaie ne se décrète pas. Elle est partie d'un modèle économique qu'elle subit et qu'elle génère, tour à tour. Les effets d'une démographie dynamique se limitent pas à la quantité de force de travail et au niveau de la consommation intérieure, elle participe également au dynamisme de toute la société, notamment à sa capacité d'innovation. La mécanique du circuit économique est beaucoup plus complexe que ce que vous en dites, notamment dans une économie mondialisée, où la consommation extérieure (exportations) peut pallier le déficit de consommation intérieure. Beaucoup de choses à dire sur le sujet, qui ne s'inscrivent pas la thématique du blog. Mais se méfier de façon générale des analyses monolithiques dans un monde complexe façonné par des interactions multiples..

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    7. @Anonyme de 20/ 43. INSEE 2019: Dans l’industrie, le coût horaire français (39,1 euros) est inférieur à celui de l’Allemagne (41,2 euros) (figure 2a). C’est l’inverse dans les services marchands (figure 2b) : 33,4 euros en Allemagne contre 37,0 euros en France.

      donc se méfier des certitudes.

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    8. Non, l'industrie en Allemagne coûte bien moins cher, justement grâce au faible coût des services, dont l'industrie est grande consommatrice. Le 25% d'écart de coût des services se répercute sur celui de l'industrie. Au final on a un écart de coût d'environ 40%.
      L'innovation est avant tout corrélée à l'éducation. Je voulais simplement dire que pour retrouver une industrie de l'armement terrestre de premier plan, il fallait investir dans l'éducation et réduire les coûts de production.

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    9. @ Anonyme26 juillet 2022 à 12:42,
      Il faut surtout et avant tout une volonté politique pour cela, et le reste, tout le reste, ira de soi.

      PS : Pourquoi parler d'autocratie, cela a parfaitement fonctionner autrefois, même sous la quatrième République (D'autant quand vous avez un individu qui décide seul, de la vie quotidienne de soixante-sept millions d'autres individus, comme durant le covid, vous appelez ça comment ? !).

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  57. (Blindax, un utopiste raisonnable)

    Bref: facile, simple et basique...! 😁
    Mais à part l'autocratie et un Frexit aléatoire 😅, c'est vers cela qu'il faudrait tendre. Tout dépendra de la taille et la solidité de l'élastique...?!
    En attendant, les sujétions concrètes demandent des réponses, y compris pour les armements terrestres, dont les chars (Qui vont de la cathédrale roulante au cairn sur roulettes,... en passant par la "chaise roulante" du Pape. Humour !).

    PS: les revues Raids 432 + hors série et DSI 84 sont à lire sérieusement.👍

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  58. Sur les cycles courts :
    - Le secteur de la défense n’est plus le moteur principal de l’innovation technologique dont le centre de gravité s’est déplacé vers le secteur civil dans de nombreux domaines.
    - Le rythme de l’innovation technologique s’est considérablement accéléré.
    Ce phénomène semble réduire le périmètre utile du forçage technologique, long et couteux, au profit de l’appropriation par incrémentation, des technologies matures.
    Il croise la problématique, du « juste niveau technique » chère à Ronin. A quel niveau faut-il placer le curseur des performances, compte tenu du prix de la performance marginale, de l’équation à résoudre entre volume et qualité, et de l’attrition des équipements militaires en cas de conflit ?
    Il ouvre par voie de conséquence la réflexion sur la durée de vie des équipements militaires, dès leur conception. Doivent-ils être conçus pour durer 30 à 40 ans ou pour durer 10 ans ?
    L’AT semble avoir pris du retard par rapport aux chinois ou au US sur ces réflexions.

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    1. La bonne réponse est pour vingt ans (après on les garde en stock, ou beaucoup plus préférablement pour équiper une vraie garde nationale et une vraie défense opérationnelle du territoire ex DOT !).
      C'est également ce qu'on faisait autrefois et cela fonctionnait parfaitement, y compris budgétairement (avec six ou sept fois plus de matériels majeurs (dans le terrestre.), et trois fois plus d'effectifs, pour un budget réduit par deux : chercher "l'erreur" !!).
      C'est d'ailleurs la période (au bout de vingt ans de fonctionnement.) où l'on constate que les couts de maintien en condition opérationnelle commence à véritablement exploser (pour divers raisons, pièces détachées plus produite, technologie dépassée etc. Nos très vieux VAB par exemple, coutent aujourd'hui plus de deux fois plus cher qu'initialement, et bien plus cher encore que leur équivalent moderne d'aujourd'hui. Ce qui ne sera pas le cas de nos nouveaux engins sur-sophistiqués, non plus, car au MCO multiplié d'emblée par trois ou quatre !!!). Bon cela on le savait aussi parfaitement, autrefois (nulle nostalgie, mais un constat de notre perte de bon sens actuelle.)

      Aujourd'hui on passe dix, vingt ans, à concevoir l'équipement ultime (technologiquement) (celui de dans vingt ans ! et pas celui du jour, à un cout parfaitement maitrisé encore une fois.), à grand coup, et coûts, de budget, avec les aléas en plus, qui restera en avance quelques années seulement après sa sortie, étant rapidement rattrapé en quelques années par les équipements des concurrents mais à bien moins cher, avec des techniques devenues plus courantes en quelques années.
      Des équipements, plus des échantillons en plus vu leur faible nombre (due à leur cout.) qui nous auront couté très cher, qu'il faudra donc donc garder des décennies, on en est aujourd'hui à trente ou quarante ans déjà, pendant lesquelles ils seront même devenus en grande partie obsolètes.

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  59. Le ver est déjà dans le fruit UE... et son utopique Défense. Pendant que l'on s'interroge sur nos grandeurs passées, sur un hypothétique rapatriement Industriel et qu'un cap est cherché sur plusieurs boussoles à la fois, d'autres sont à l'œuvre.
    Trump en a rêvé, Biden va le faire... Et, l'UE va le subventionner sans aucune vision géostratégique.
    Le conflit en Ukraine est un changement de paradigme.

    https://meta-defense.fr/2022/07/26/pologne-et-coree-du-sud-sassocient-sur-le-long-terme-pour-une-cooperation-industrielle-defense-ambitieuse/

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  60. Kamelot. Je ne veux pas prendre la défense de la Pologne, mais peut être que l'Allemagne et la France n'ont pas en matière de BITD un comportement qui favorise l'adhésion des autres membres de l'UE. Les polonais sont les plus grands utilisateurs de chars de combat et ne sont pas associés au MGS. Ils vont logiquement voir ailleurs.....

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  61. Ulysse, ponctuellement et dans "l'urgence," vous avez raison. Mais la Pologne a une politique d'achat égocentré sur des alliances politiques et industrielles hors UE. La France devrait en tenir compte dans ses coopérations, y compris avec l'Allemagne et les fonctionnaires de Bruxelles (programme Twister). De plus, difficile de faire la morale quand les plus grands pays achètent largement aux USA.
    Nous avons du souci à nous faire et à perdre notre angélisme!
    Les Polonais ont raisons de se tourner vers la Corée pour avoir des matériels disponibles, de qualité à des coûts abordables pour, in fine, développer leur industrie et se débarrasser des vieux matériels de l'ex URSS avec.... nos subventions.
    L'Europe de la Défense et l'OTAN en dépendent. (Humour)

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  62. Un bon coup politique et industriel pour l'Allemagne avec le PZH2000.
    Un pied dans la porte pour préparer l'avenir ?

    http://www.opex360.com/2022/07/28/berlin-approuve-la-vente-de-100-obusiers-pzh-2000-a-lukraine-pour-17-milliard-deuros/

    Des inconnus demeurent: Mode de financement, date de livraison, durée et teneur du conflit.
    Une telle force d'artillerie serait appréciable, déterminante et dissuasive sur un front relativement statique tout comme les roquettes M31 des Himars pour la profondeur.
    La Russie risque de ne pas rester les mains dans les poches malgré ses difficultés internes.

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  63. very informative article!
    please take some time to visit my blog
    Digital Marketing

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  64. 2 August 2022

    Citing on-going combat in Ukraine, the top general at US Special Operations Command says commercial drones and military UAVs are upending the battlefield status quo.

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  65. (Blindax bronze)

    Allez, Deux pièces dans le Juke-box:

    "Le char est indispensable s'il est bien utilisé"

    http://www.opex360.com/2022/08/03/pour-le-general-schill-berlin-doit-poser-un-acte-politique-pour-sortir-le-char-franco-allemand-du-futur-de-lorniere/

    Mais pour le moment, pour le MGCS ( comme pour le SCAF/NGF): Que dalle !

    http://www.opex360.com/2022/08/03/pour-le-general-schill-berlin-doit-poser-un-acte-politique-pour-sortir-le-char-franco-allemand-du-futur-de-lorniere/

    Il fait trop chaud pour s'entendre.😅🥵

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  66. Rien de nouveau sous le soleil 😜 Savoir où l'on veut aller c'est très bien, mais il faut montrer qu'on y va ( E Zola)

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  67. (Blindax grillé)

    L'intention y est, les moyens d'y aller dépendent de nos Députés et de la LPM... "Mauvais temps pour eux". 😅

    http://www.opex360.com/2022/08/04/le-general-burkhard-decrit-larmee-dont-la-france-a-besoin-pour-les-annees-a-venir/

    Une certaine cohérence et des propositions qui n'ont rien de révolutionnaire dans la doctrine Française, avec la confirmation de l'employabilité multispectre.

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  68. Nos généraux ont une belle plume et un bel esprit de synthèse. Des qualités qui remontent loin dans la tradition. Gamelin était un esprit brillant aux capacités intellectuelles remarquables . Mais il semble que leurs capacités d'anticipation ( sortir du cadre convenu) n'aient pas beaucoup progressé. Il leur faut une salle guerre pour considérer des phénomènes qui ne sont pourtant pas une surprise. En retard d'une guerre?

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  69. Je ne voudrais pas passer pour un empêcheur de bloguer en rond, mais une dernière minute qui date du 29 juin , pour moi ça commence à dater.
    Ou alors les dernières minutes ont bien allongé malgré le passage de l'équinoxe.

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  70. De Gaulle, Leclerc, Juin et Brosselet (qui n'était pas général) étaient dans le tempo, voire en avance d'une ou deux guerres.
    Comme disait Maître Yoda: « Difficile à voir. Toujours en mouvement est l’avenir. » :)

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