L'Opération Epic Fury qui a débuté le 28 février dernier s'est traduite par un engagement massif de forces aériennes, à la fois dans des missions offensives et défensives, visant à détruire les capacités du régime iranien et à protéger les différents territoires des tirs de drones et de missiles lancés par Téhéran. La composante maritime a également été fortement sollicitée avec les opérations autour du Détroit d'Ormuz et de son blocage. A côté de ces deux composantes, les forces terrestres, déjà engagées dans le conflit dans des opérations limitées pourraient prendre une part importante dans les prochains jours de l'affrontement. La perspective d'une opération terrestre qui reste bien sur liée aux évolutions de ce conflit pourrait mettre aux prises des forces que tout oppose, à la fois dans leur équipement mais aussi de leur doctrine et de leur potentiel.
- Un volet terrestre encore limité
Loin des médias, des unités terrestres a déjà été engagées avec succès comme la destruction d'un sous-marin iranien à l'aide de missiles MGM-140 ATACMS (Army TACtical Missile System) tiré par des unités d'artillerie de l'armée américaine. A côté de cette destruction, les artilleurs américains ont également effectué des tirs sur le territoire iranien à l'aide de Precision Strike Missiles (PRSM). Cet armement mis en service en 2023 qui peut être tiré par des lance roquettes multiples MLRS 270 ou HIMARS peut atteindre des cibles situées à 500 km, supérieure à celle de l'ATACMS dont la version la puissante peut atteindre une portée de 300km. Selon le chef d'état-major de l'armée américaine, c'est le 3-27 Field Artillery Regiment appartenant à la 18ème brigade d'artillerie stationnée à Fort Bragg qui aurait mis en oeuvre ces armements.

Tir d'un Precision Strike Missile
- Le Corps des Marines au coeur du dispositif américain
Au-delà de cette implication relativement limitée, l'armée américaine pourrait engager des moyens plus conséquents dans la phase terrestre du conflit. Au vu des informations disponibles, on peut se demander si cette phase n'a pas déjà débuté. Côté américain, le Corps des Marines serait surement mis à contribution comme en témoigne l'arrivée du Boxer Amphibious Ready Group (ARG), articulé autour de l'USS Boxer -Landing Helicopter Dock- (LHD-4), accompagné de l'USS Comstock -Dock Landing Ship- (LSD-45) et de l'USS Portland -Landing Platform Dock- (LPD-27). Les trois navires ont quitté la semaine dernière leur base de San Diego avec à leur bord les 2200 Marines de la 11th Marine Expeditionnary Unit ou MEU. Ce groupe amphibie devrait rejoindre le Tripoli Amphibious Group formé par le LHA-7 USS Tripoli, le LPD-18 USS New Orleans et le LPD-22 USS San Diego, avec à leur bord les Marines de la 31th Marine Expeditionnary Unit.

Amphibious Ready Group et Marine Expeditionnary Unit
Ce groupe déployé en Extrême Orient avant le déclenchement de l'Opération Epic Fury est actuellement en transit vers le golfe arabo-persique comme en témoigne le franchissement la semaine dernière, du détroit de Malacca par deux des navires du groupe. Les 4400 Marines formant ces deux groupes amphibies viendraient s'ajouter aux 40000 soldats américains déjà stationnés dans la région et dont la composante terrestre est majoritairement constituée par des unités effectuant des rotations de plusieurs mois dans la région. Sur le plan des moyens, outre les avions F-35 et hélicoptères MH-60S Seahawk, Ch-53E Super Stallions et des V-22 OSPREY, une MEU comprend une composante terrestre organisée autour de plusieurs éléments.
Le Ground Combat Element (GCE) est articulé autour d'un Batallion Landing Team (LBT) regroupant des éléments d'infanterie, d'artillerie, de reconnaissance, de génie et peut incorporer des unités spécialisées. Le LBT qui compte environ 1200 marines comprend une compagnie de commandement et de logistique, 3 compagnies d'infanterie, une compagnie d'appui, une batterie d'artillerie, un peloton de reconnaissance, et un peloton de véhicules amphibies. Le 3ème Bataillon du 5ème régiment de Marines formant le GCE de la 11th MEU a été la première unité à percevoir les premiers Amphibious Combat Vehicles. Le BLT est équipé de 15 Amphibious Combat Vehicles, 31 véhicules de transport tactique de moyen tonnage Medium Tactical Vehicle Replacement permettant le transport de charges d'un poids maximum de 13,5 tonnes. la composante artillerie met en oeuvre des lance roquettes M0142 HIMARS (High Mobility Artillery Rocket System) ainsi que des systèmes NMESIS dont on trouve également une centaine d'exemplaires au sein du BLT. Depuis le retrait des chars M1 Abrams, la composante blindée de la MEU est constituée par un peloton de LAV-25 en attendant la mise en service des ACV 30 commandés l'année dernière.
Le soutien de ces éléments est confié à un Logistics Combat Element (LCE), organisé autour d'un Combat Logistics Batallion regroupant les fonctions ravitaillement, maintien en condition et sanitaire (RAV, MEC, SAN) auxquelles s'ajoutent des capacités EOD (Explosive Ordnance Disposal), de commandement / transmissions, de police militaire et un peloton d'appui au débarquement.
- Une implication israélienne (très) peu probable
L'engagement de Tsahal dans une éventuelle opération terrestre en Iran reste peu probable au regard des déploiements actuels de l'armée israélienne, dans la bande de Gaza et au sud Liban où Israël envisage de créer une zone de sécurité entre la frontière nord de l'état hébreu et le fleuve Litani. Au-delà de cette multiplicité d'engagements, une opération israélienne en Iran confronterait Tsahal a une problématique inédite, celle du soutien d'une force projetée à plusieurs milliers de kilomètres de ses bases. Depuis leur création en 1948, les forces terrestres israéliennes n'ont jamais combattu loin des frontières, leur permettant de bénéficier des installations sanitaires du pays pour le traitement des blessés et logistiques pour la réparation des matériels endommagés. Cette proximité se traduit également par une organisation permettant de couvrir l'ensemble du territoire, avec des commandements régionaux qui englobent de façon permanente des divisions et brigades auxquelles peuvent s'ajouter des renforts. L'envoi d'une force "expéditionnaire" se traduirait par des prélèvements d'unités qui pourraient alors manquer aux commandements régionaux, au moment où ceux-ci font face à des menaces et des engagements multiples. Enfin, la présence de nombreux réservistes au sein de Tsahal pèserait lourdement sur la réalisation d'une telle opération. Avec une mobilisation ayant atteint 300000 réservistes au plus fort de la guerre menée après les massacres du 7 octobre, le gouvernement israélien envisage de réduire ce nombre à 40000 en 2026 ainsi que le nombre de jours qui passera de 72 à 55 jours. Ces mesures qui s'accompagnent d'une rationalisation du déploiement des unités devraient permettre aux autorités israéliennes d'économiser plusieurs milliards de shekels. Avec un cout annuel de 10000 réservistes estimé à 3,5 milliards de shekels, les opérations dans la bande de Gaza auraient couté plus de 56 milliards de shekels soit plus de 15 milliards d'euros. Ces différents facteurs rendent hautement improbable le lancement d'une opération terrestre majeure de l'armée israélienne en Iran, où l'armée israélienne devrait cependant continuer à déployer ses unités spécialisées.
- Les forces iraniennes

Les cinq commandements régionaux des forces ARTESH
Commandement Nord Ouest : Stationné à Urumiyeh dans la province d'Azerbaïdjan occidental, il comprend deux divisions d'infanterie (27ème et 64ème DI) et une division blindée (16èmeDB) composée de trois brigades pour les deux DI, la Division blindée ne compte que deux brigades (mécanisée et blindée). A ces unités s'ajoutent quatre brigades indépendantes (Forces Spéciales, blindée, assaut mobile).
Commandement Ouest : Stationné à Kermanshah dans la province éponyme, il comprend une Division blindée et une Division d'infanterie composée chacune de trois brigades, blindées et mécanisées pour la 81ème DB et assault mobile pour la 28ème DI. Ce commandement est renforcé par une brigade indépendante de Forces Spéciales.
Commandement Sud Ouest : Stationné à Ahvaz dans la province du Khuzestan comprend une division blindée et une division d'infanterie. La 92ème Division blindée comprend trois brigades blindées, une brigade d'infanterie, la 84ème Division d'infanterie comprend une seule brigade d'assaut. Le commandement est renforcé d'une brigade indépendante de Forces Spéciales.
Commandement Nord Est : Stationné à Mashad dans la province de Khorasan Razavi a sous ses ordres deux divisions d'infanterie (77ème et 30ème) auxquelles s'ajoute une division d'assaut mobile (58ème). La 77ème division est composée de trois brigades (blindée et assaut), la 30ème division ne compte qu'une seule brigade tandis que la 58ème division est formée par deux brigades d'assaut. Deux brigades d'assaut indépendantes complètent ce dispositif.
Commandement Sud Est : stationné à Kherman dans la province éponyme est composé de la 88ème Division blindée comprenant deux brigades blindées et une brigade mécanisée. Il est renforcé de deux brigades indépendantes, blindée et aéroportée. Ce commandement est en charge de la région du détroit d'Ormuz et des installations pétrolières de l'ile de Kargh. Ces unités seraient probablement les premières à être opposées à une éventuelle action terrestre américaine.
A ces cinq commandements, il faut ajouter le Commandement Central dont le PC est établi à Téhéran et qui comprend une division d'assaut, comprenant une brigade d'assaut et une brigade de forces spéciales, à laquelle s'ajoute une brigade autonome aéroportée de forces spéciales.
Sur le plan matériel, il est difficile de connaitre avec précision l'état du parc blindé iranien dont les différents engins ont probablement souffert des frappes aériennes menées ces derniers jours. Le conflit en cours et sa possible évolution vers un engagement terrestre remet en lumière l'armée iranienne, que Blablachars a évoqué dans plusieurs posts, que vous pouvez retrouver ici. Cette force associée au Corps des Gardiens de la Révolution Islamique constitue un exemple type d'adversaire à parité, disposant de matériels modernes, de structures de commandement décentralisées et d'unités capables d'agir sur l'ensemble du territoire iranien.
A ces facteurs, il convient d'ajouter une doctrine privilégiant la défense du pays, de ses approches et de ses ressources. De nombreux points d'interrogation subsistent sur le lancement d'une opération terrestre, il est difficile pour ne pas dire impossible de se livrer au moindre pronostic concernant le déclenchement d'une opération terrestre contre l'Iran. Il est urgent de continuer à observer dans les jours prochains l'apparition de signaux (y compris les plus faibles) indiquant le lancement ou l'abandon de l'hypothèse d'un engagement terrestre.







Une intervention continentale, qui necessiterait des moyens humains et logistiques considérables est peu probable, en revanche un débarquement sur l'ile de Kharg par les Marines précédés par des troupes aéroportées est envisageable. Il permettrait d'assécher considérablement l'économie iranienne et par conséquence son effort de guerre qui s'étiolerait rapidemment. Le risque principal serait une fois l'ile prise qu'elle subisse une concentration d'attaques de drones contre lesquels l'armée US, comme toutes les armées occidentales, est insuffisament protégée. En toutes hypothèses un combat terrestre provoquera des pertes humaines, que les américains ne semblement pas prêts à accepter. La prise de décision de D. Trump sera vraisemblablement dictée à l'aune de la balance entre un désaveu de la population US à court terme et l'empreinte qu'il laisserait dans l'histoire en cas de victoire contre le régime des Mollahs iraniens. D. Trump est un homme agé de 80 ans qui ne pourra pas se représenter aux prochaines élection présidentielles. la tentation historique peut être grande.
RépondreSupprimerl'arrivée des 2 "assaut ship" équipés de F35B va permettre au groupe aéronavale présent en mer d'Oman de ce replier tout en gardant la supériorité aérienne grâce aux F35B.
RépondreSupprimerle groupe aéronavale est en missions depuis des mois et doit être relevé
quand au deuxième groupe aéronavale qui était en mer rouge le porte avion à pris feu et est à ce jour en réparation en crête
les Marines présents sur zone pourrais aussi assurer l'évacuation des ressortissants US si la situation s'aggrave
un assaut sur l'île de kharg semble exclu, il faudrait que les flottes US rentrent dans le golf persique, avec le risque immédiat de la fermeture du détroit d'ormuz
penandreff
penandreff
Que peut faire un ou deux équivalents de gros régiments, ou demi brigade, face à plus d'un million de combattants avec les réservistes et les paramilitaires, assez bien équipés au niveau terrestre (C'est l'aérien qui pèche très sérieusement réduit à une poignée de drones du pauvre...), un millier de chars "Karrar" et "Zulfiqar" compléter par un autre millier de chars moyens T72 principalement, tout cela étant mobile pour repousser un assaut au sol, très limité.
RépondreSupprimerPlus un nouveau énième bluff, ou poker menteur, de Trump, et des gens qui sont derrière... Tant celui ci semble cette fois ci s'être laissé entrainer dans une aventure qu'il ne maitrise plus du tout.
Ils ont le temps, nous on a "la montre"...
Sans débarquement massif et la hauteur, qui demanderait la mobilisation de plusieurs centaines de milliers de combattants pour finir par contrôler tant que faire se peut un pays d'un million six cent mille de km2 (3 fois la France, et 3 fois l'Afghanistan... !) et de 90 millions d'habitants.
Quand on sait que quelques dizaines de milliers seulement de talibans dépenaillés, ou autre "Vietnam", ont suffit pour mettre en déroute plus de 150 000 soldats de la première armée du monde aussi..
Tant tout cela semble "patauger" un peu, beaucoup depuis près de quatre semaines maintenant ; avec un président américain qui dit tout, et son contraire, d'un jour sur l'autre.
On n'a jamais gagné de guerre sans troupe, massivement, au sol ; et sans être prêt à en payer le prix surtout...
Même une prise locale demanderait un certain "prix", en vies humaines. Ce que ne peut sans doute pas se permettre, et se payer, même Trump.
Le nombre de combattants iraniens sur l'île de Kharg est estimé entre 3000 et 5000 hommes.
SupprimerCe qui signifie pour l'attaquant, en supposant qu'il est pu passer le détroit d'Ormuz sans trop de casse et de pertes, un rapport entre 15 et 30 000 hommes, directement engagés ; et avec un ratio de pertes humaine normal pour une opération amphibie sans doute très important.
SupprimerPlusieurs centaines à minima.
Et quel serait alors l'intérêt de prendre une ile en grande partie largement détruite, si ce n'est par les bombardements attaquants américains (Faisons confiance à ces derniers pour ne pas y aller avec le dos de la cuillère.) par les iraniens eux même très probablement ?
Le régime obscurantiste iranien mériterait mille fois de disparaître. Mais débarquer dans ce Pays doté de traditions guerrières , plutôt bien équipé quand même, doté de centaines de milliers de combattants fanatiques religieux ou plus simplement de patriotes, risque de très mal tourner pour les potentiels envahisseurs. Même avec l'engagement des 2 Div Para américaines, et de tout le Marine Corps.
RépondreSupprimerLe locataire de la maison blanche, connu pour son inculture (et bien d'autres choses ) n'a sans doute jamais entendu parler de Gallipoli (ww1) et de Anzio ( ww2), mais ses conseillers (si par hasard ils savent se faire écouter du personnage ) devraient s'en souvenir et rappeler ces expériences historiques.
Même le débarquement de Normandie (ou plutôt la sortie de cette région côtière ) n'est pas passé très loin de l'échec, en fait.
En plus, lancer ainsi ses meilleures forces dans cette région extrêmement complexe, rendrait extrêmement problématique toute possibilité de réaction pour le cas où "quelque chose de grave" se passait inopinément en Corée, à Taiwan ou en Europe.
Donc, étant donné que les militaires américains et d'autres élites de ce Pays, sont quand même des professionnels bien formés, je doute très fort qu'ils laissent leur cher président prendre de tels risques dans la réalité .
On peut donc croire que ces annonces concernant les paras et les Marines , font partie du dispositif d'intimidation à destination des dirigeants iraniens.
Je serais bien content de voir cet horrible régime théocratique changer, mais je crains que la façon actuelle de s'y prendre, n'est pas la meilleure...PR
Pas gagné.... une île peut être mais à quelle prix...et la tenir combien de temps... vitrification (1 ou 2 kt guère plus) sur la bonne cible et les fanatiques commenceront sérieusement a réfléchir...
RépondreSupprimerOpération "Epic Fury": il y a une contrepèterie, là-dedans? M'enfin, contrepèterie ou pas, je note que pour créer les conditions permettant de faire émerger des délis d'initiés, cela nécessite des moyens colossaux à l'aulne de l'opportunité créée. > Amho & s.o.
RépondreSupprimerUne anecdote: les eaux ne sont souvent pas bien profondes là-bas, une fois le détroit passé. Cf. https://www.lemonde.fr/international/article/2019/07/15/le-detroit-d-ormuz-un-verrou-strategique-pour-la-circulation-du-petrole_5489646_3210.html: les bateaux hauturiers type frégates voire plus gros doivent y regarder à deux fois sur le scope de leur sonar avant de songer à se rapprocher des côtes. Bassora, principal port d'Irak (au bout du bout du détroit de la mer une fois le détroit passé), construit par des Français (feu-Technip, néo-Technip Energies qui a gardé son "p" par nostalgie (j'imagine)), Bassora est port donc n'a pu être créé que et avec d'énormes _barges plates_ pour transporter les matières premières, matières bien plus lourdes que du pétrole huileux. > Amho & s.o.
SupprimerTout comme ce fut observé avant les revirements du personnage concernant ses droits de douane isolationniste, que de "gros doigts" (expression financière) observés sur les marchés financiers (Futures ou de paris) quelques minutes seulement avant ses déclarations péremptoires, chaotiques, expliquant le contraire d'avant... mais conséquentes de volatilité folle². Le couple [non-fiabilité + dangeroristé] de ce personnage seulement vénal par manipulation folle des sociétés, en arrange d'autres qui vont, probablement, devoir expliquer tôt ou tard, sur quoi publiquement, ils basaient leur travail, pour prendre position.
SupprimerSi les Marines font ce qu'il faut en Iran, ça n'est pas forcément originellement pour les vraies bonnes raisons. Mieux vaut regarder cela de très, très loin. > Amho & s.o.
Dans "Le Secret de l'Espadon" (la première aventure de Blake et Mortimer), la base secrète du colonel Olrik située dans le détroit d'Ormuz est détruite grâce à l'intervention du capitaine Blake et du professeur Mortimer. Voici comment cela se passe :à la fin de l'album, Blake et Mortimer, aidés par le sous-marin Espadon, infiltrent la base d'Olrik (le méchant). Ils déclenchent une réaction en chaîne en sabotant les installations, notamment en provoquant l'explosion des réserves de carburant et des armes stockées sur place. La base d'Ormuz est ainsi réduite en cendres, mettant fin aux plans maléfiques d'Olrik.
SupprimerL'infanterie de marines et les parachutistes américains se consolident dans la région du Golfe Arabo-persique: une "pince" se prépare, donc. Beaucoup de commentateur disent que ladite tenaille serait pour prendre l'île de Kharg. Personnellement, je pense donc que ça ne règlerait rien concernant le transit passant par le détroit de droit international. Donc, seul le contrôle international du détroit règlerait cette affaire dans l'affaire. Et il existe une grande île dans ce droit. Une île, c'est comme un fossé, comme les terreaux remplis d'eau autour d'un château: la sécurité de l'île-château y est accrue à moindre effort. Prendre l'île du détroit d'Ormuz (Qeshm) fait plus sens que prendre celle de Kharg, pour contrôler au plus avec moins. > Amho & s.o.
Le problème, c'est que l'île de Qeshm est vaste (1 500 Km²) relativement parlant par rapport à Kharg (1 500 Km²). Mais (autres) renseignements pris, je oncstate qu'il existe d'autres îles dans le détroit d'Ormuz (autres que Qeshm, la grande souvent mentionnée dans les médias), îles dont certaines sont "relativement" petites.
SupprimerAinsi, Larak et Tunb sont des "petites" îles-bases-châteaux. Hum... des targettes ciblables par l'Armée américaine? > Amho & s.o.
Pardon: Kharg fait ~= 50 Km². > Amho & s.o.
SupprimerJ'ai regardé le JT de 20h pour m'informer, éventuellement, de l'éventuelle préparation des opérations. Le personnage en question y a été diffusé en train de parler du "détroit T.", l'ayant renommé, sans même avoir été informé du comment ça a été fait, dites donc!!? De deux choses l'une: je suis complètement "out" à comprendre ce genre de préparatifs ("gros doigts" filtrés, l'ampleur peut en être extrapolée par ceux qui connaissent le marché du "jets oils": les dérives premières ou secondes du marché des Futures sur le kérozène parlent à certains quant à une ampleur de languille sous roche qui se meut; certains utilisent ces talents pour aller se divertir en "jacassant": "l'esbrouffe" amuse, dit-on) ou alors l'hubris de l'homme en question m'est inconnue (dans ce cas, mieux vaut ne pas s'y frotter, dirais-je: pas fiable). > Amho & s.o.
Supprimer"Pas fiable" au sens où un gueux étranger à sa famille et encore plus s'il n'est pas de son pays, finirait probablement écrasé d'une façon ou d'une autre, comme une crèpe, à son contact, pensais-je, sans même savoir en sus par qui, "dites donc!", dirais-je. > amho & s.o.
SupprimerIntéressant, rouvais-je, en l'écoutant hier soir, dans une émision style "au coin du feu", où des experts causaient des tenants zé aboutissants pour la réouverture du détroit d'Ormuz: "il y aurait une étude pour donner aux Israëliens, une procuration (américaine, pour commencer, puis ouverte à d'autres z'intéressés par ce genre de service international à fournir dans ledit détroit), pour qu'ils (les Israëliens) gérent le passage du dit détroit de droit à déléguer, donc": bref, du semi-ONUsien placardé à postériori. > Amho & s.o.
SupprimerA noter une armée et un dispositif de défense iranien assez bien construit malgré un embargo de près de cinquante ans !
RépondreSupprimerPrès de 2000 chars certes essentiellement moyens, prés d'un milliers de Karrar, copié sur le T90, et de Zulfiqar, un peu plus lourds, plus d'un milliers d'autres chars plus anciens principalement de T72 en grande partie rénovés également, le tout compléter par un milliers de VCI, divers ; et appuyé par plus de 2 000 pièces d'artillerie, dont la moitié très ancienne néanmoins, remontant aux années 60. (Souvenirs de la guerre Iran-Irak sans doute aussi.)
Le tout appuyer également des forces mobilisables en nombre, aussi (Capable de couvrir tout le territoire voire d'organiser quelques guérillas éventuellement par la suite.).
Mais c'est surtout au niveau missilerie, à défaut de véritable aviation (Qui ne ferait pas le poids de toute façon.), que les iraniens se distinguent et ont concentrés leurs efforts, et dans toutes les catégories et types de missiles :
Non seulement balistique moyenne portée mais aussi aussi courte portée, plusieurs milliers de missiles courte portée (De 300 km. Plus de 5 000 ! De quoi vitrifier et saturer largement l'ile de Kharg par exemple, et les éventuelles forces qui y aurait débarqué (Encore plus de pertes humaines et sur la durée cette fois ci...).) ou encore intermédiaire (Quelques autres milliers encore.).
Mais aussi anti navires (!! ... De relativement courte portée : Attention à ne pas trop s'approcher non plus !!!).
Ou encore au niveau anti aériens, avec quelques systèmes seulement longue portée mais avec surtout beaucoup plus de systèmes courte portée, et encore plus de manpad (S'il prenait l'envie à un éventuel agresseur de trop vouloir s'approcher aussi pour détruire leurs forces blindées mécanisées !)
(Plus une marine plus symbolique et uniquement côtière, et quelques drones en guise d'ersatz d'aviation et de force de bombardement saturation par défaut, complémentaires aux missiles principalement évidemment.).
Bref un système bien que largement incomplet (Pratiquement pas de marine ni d'aviation.) et limité (Embargo sur les armes.), cohérent et assez bien construit malgré tout (Que certains ont un peu trop eu tendance à sous évaluer, peut être ?) et malgré des ressources particulièrement limitées et endiguées même.
(Bref aussi, comme quoi on peut faire pas mal avec très peu aussi !!)
Par contre vu ci dessus, ça va faire très léger pour de l'assaut amphibie sous le feu, même mimine : Quelque blindés très légers n'excédant pas le niveau 4 (Voir inférieur vu le poids et les dimensions de l'ACV. Niveau 3, 3+ ? RPG7 et autres...) appuyés par quelques LAV25 ou demain ACV30, le reste en 4 x 4 Humvee apparemment (Dans les schémas ci dessus.) ; et avec comme seule artillerie et moyen principal des lanceurs de roquettes à très longue portée (Là aussi quel intérêt pour des conquêtes d'iles de quelques km de large seulement ?! D'autant que les navires les transportant et les accompagnant le font déjà très largement même ??!).
RépondreSupprimerUn marine corps américain manifestement ramené à l'équivalant d'une troupe médiane légère, asez commune voire très légère, et ayant perdu toute sa polyvalence, du suffisamment lourd pour gagner et conquérir des plages, et plus, mais aussi avec du léger aéromobile, qui en faisait toute la spécificité, et toute la valeur.
Le ramenant, sans ses chars son artillerie et tous ses moyens lourds complémentaires (Les laissant uniquement à US army : Quid des assauts, amphibies, en tant que tels, dont l'US army n'a pas les savoir-faire spécifiques, ni les moyens ?!!), à une troupe de type légère type aéroportés parachutistes, déjà existant, plus ou moins à capacités spéciales ou commando au mieux (sans doute ce qui est principalement recherché : Une force spécifiquement et uniquement commando. !), mais qui plus est cette fois ci mixé en tant que force motorisée médiane très courante. Insuffisante en elle même et à elle seule pour conquérir une plage et une tête de pont, ou une ile en l'occurrence, même faiblement défendue.
Très étrange et curieux choix, et mélange des genres, encore une fois. Très bizarre même. ?
En tous cas c'est fou ce qu'on voit fleurir de scénarios, certains plus farfelus les uns que les autres, "on va occupé Kharg après avoir réduit ses défenses sous une déluge de bombes" (Quel intérêt ? De bloquer définitivement les exports iraniens, précipitant le monde dans une cirse économique sur le long terme ? !! Et après avoir passé le détroit évidemment...). Ca n'arrête pas ces temps ci ; avec tous nos experts et autres "journalistes spécialistes", et toutes leurs imprécisions et autres très nombreux, "à peu près" (Pour ne pas dire plus.)...
RépondreSupprimerBref, on a les infos que l'on mérite quelques part.
Dommage pour le grand public, et l'information véritable.
SupprimerPrenons ceci comme un " poisson d'avril"...
https://lignesdedefense.ouest-france.fr/epic-fury-le-point-sur-les-unites-en-route-ou-recemment-deployees-en-vue-dune-ops-a-terre/