Lancé à la fin de la décennie précédente le Programme Land 400 australien comprenait de nombreux volets qui devaient permettre de renouveler la majorité des matériels en service dans l'armée australienne. Parmi les différents projets présentés, Blablachars s'était particulièrement intéressé à la Phase 2 qui avait vu la victoire du Boxer face à l'AMV 35 de Patria. Celle-ci avait été suivie de la Phase 3 destinée à choisir le futur VCI de l'armée australienne. L'AS-21 Redback d'Hanwha s'était imposé face au Lynx KF-41 de Rheinmetall, signant au passage la première victoire à l'exportation du blindé sud-coréen. Contrairement au choix du K9 devenu AS-9 Huntsman et du M1 A2 SEPV3, la sélection des deux blindés avait était réalisées après une phase de Risk Mitigation Activity. Cette phase d'une durée de plusieurs mois avait permis de confronter les deux engins et d'évaluer leurs performances notamment dans les domaines de la protection, de la puissance de feu et de la mobilité ainsi que leur compatibilité avec les moyens et dispositifs de l'armée australienne. On se souviendra que la Norvège avait également évalué deux chars, le K2NO et le Leopard 2 durant plusieurs mois avant de prendre la décision très politique et pas tout à fait conforme aux choix des militaires norvégiens, d'acquérir le char allemand.
Leopard 2 et K2 en Norvège
Aux Etats-Unis, point de Risk Mitigation Activity mais bien une évaluation menée par les équipages directement concernés par le choix du futur engin. Si comme le montre l'exemple norvégien, il n'est pas forcément certain que les conclusions des militaires soient suivies par les responsables politiques, cette période est cruciale pour les deux projets, car les opinions des militaires serviront de façon plus ou moins importante de support à la prise de décision finale. Les deux finalistes, sélectionnés parmi cinq candidats sont engagés dans une phase pour laquelle, ils ont du passer du virtuel au réel avec la réalisation de plusieurs prototypes fonctionnels. Il est aisé d'imaginer que les équipes de soutien des industriels seront à pied d’œuvre durant ce semestre décisif pour corriger les inévitables bugs et autres défauts de jeunesse d'engins n'ayant jamais roulé sous cette forme. Sur ce sujet, on donnera un léger avantage à Rheinmetall dont la plateforme est déjà largement éprouvée, tout comme sa tourelle dérivée de celle du Lynx KF-41. Du côté GDLS, il est encore trop tôt pour connaitre la nature exacte du châssis utilisé pour le XM30 Wolf, qui pourrait être totalement nouveau tout comme la tourelle dont on avait pu voir une ébauche en juillet 2021 au cours d'une visite du Secrétaire d'état à la Défense. Il est cependant probable que l'expérience acquise de l'autre côté de l'Atlantique par GDELS avec l'Ascod et dans une moindre mesure avec l'Ajax ait été utilisés par les équipes de GDLS pour le projet. Ce sont les équipages de la 1ère Division de Cavalerie qui auront le "dernier mot" après plusieurs au cours desquelles ils vont évaluer et tester durant plusieurs mois les deux engins, mais aussi vivre de façon quasi permanente, une cohabitation qui devrait fournir de précieuses informations dans le domaine de la maintenance et du maintien en condition. Pour clore le sujet, il est intéressant de constater que le choix final se fera entre un candidat 100% américain (GDLS) vainqueur d'un programme abandonné et un candidat étranger qui n'a jusqu'à présent pas réussi à s'imposer aux Etats-Unis et ce en dépit des nombreuses contributions de la firme allemande aux programmes de la BITD américaine.
Lynx XM30 de American Rheinmetall
L'évocation de ces différentes compétitions a donné envie à Blablachars d'imaginer un scénario semblable en France. Dans les deux exemples choisis, les engins "évalués" seraient "francisés" par l'intégration de sous-ensembles français produits par nos industriels et susceptibles d'équiper l'armée de terre et répondant à ses exigences. En outre ces deux phases seraient bien évidemment précédées d'une incontournable période de formation des équipages et des équipes de maintenance. Formation dont la durée permettrait de juger de la facilité d'acquisition des spécifications des engins et de leur "convivialité."
Dans le premier cas, un ou plusieurs régiments de chars se verraient confier pour une durée définie des prototypes différents constitués d'une tourelle Ascalon 120 montée pour une partie d'entre eux sur un châssis de Leopard 2A8, et pour une autre partie sur un châssis de K2. Choix non limitatif mais qui contient la presque totalité des châssis actuellement disponibles sur le marché et techniquement viables. Ces prototypes seraient alors utilisés pour les différentes activités blindées (école d'équipage, de peloton, parcours d'observation) mais aussi pour le tir avec un passage au CETIA (Centre d'Entrainement au Tir Interarmes) à Canjuers. Les aptitudes à la manoeuvre des engins serait évaluée au cours de rotations au CENTAC (Centre d'Entrainement au Combat) tout comme les aptitudes au combat urbain le seraient par le biais de passage au CENZUB (Centre d'Entrainement aux actions en Zone Urbaine). La Section Technique de l'Armée de Terre, la DEP (Direction des études et de la Prospective) de la Cavalerie Blindée seraient évidemment associées à cette phase d'évaluation.
Parallèlement à cette évaluation et dans le cadre de la (re)constitution d'une véritable composante blindée mécanisée, l'armée de terre confierait également aux régiments d'infanterie mécanisée de ses brigades blindées des VCI existants, qui pourraient le KF-41 Lynx, L'Ascod II, l'AS-21 ou encore le CV90 (qui pourrait bénéficier des bonnes relations entretenues avec la Suède dans le domaine de l'armement). Ces engins seraient tous équipés d'une tourelle RCT40, développée par KNDS France et proposé sur le VBCI Mark II. Proche de celle du Jaguar, elle constituerait un élément essentiel de la "francisation" de ces VCI, tout comme la tourelle ASCALON pour le char. Ici aussi, sous l’œil avisé de la STAT et de la DEP Infanterie, les engins seraient mis entre les mains des équipages et des fantassins des régiments concernés. Une harmonisation des calendriers permettrait en outre de faire travailler ces engins aux côtés des prototypes de chars évalués en parallèle, notamment lors des rotations au CENTAC et au CENZUB et dans une moindre mesure au CETIA.
CV90 équipé d'une tourelle CT 40 de KNDS
La participation à ces expérimentations de la STAT, des DEP concernées et bien sur du Commandement du Combat Futur (CCF) permettrait de constituer un ensemble RETEX (Retour d’Expérience) exhaustif, qui aborderait les aspects techniques, tactiques et doctrinaux. Ces résultats permettraient en outre d'évaluer l'ampleur et la nature des adaptations nécessaires pour chaque engin, en cas d'adoption par l'armée de terre. Ces évaluations comparatives seraient ensuite suivies d'une phase de négociation menée par la DGA aux côtés des industriels français concernés qui permettrait de connaitre avec précision, les propositions des fournisseurs en lice en matière d'industrialisation, de production ou encore de transferts de technologies, dans le cas où ceux-ci s'avèreraient nécessaires.
Chaine de production Leclerc (Photo Challenges)
Si ce dernier paragraphe paraitra probablement utopique à certains, il ne constitue que la traduction maladroite et (volontairement) incomplète d'une procédure déjà utilisée par de nombreux pays pour l'acquisition de matériels majeurs. Au-delà des aspects déjà évoqués, l'association des différents acteurs de la chaine décisionnelle autour du RETEX d'équipages serait certainement profitable à notre BITD qui pourrait recueillir les informations nécessaires sur les engins évalués ou définir les conditions d'une véritable coopération industrielle qui ne soit pas un renoncement. Le montage de tourelles françaises, Ascalon 120 ou RCT 40 sur des engins différents servirait également à démontrer le potentiel d'adaptation de ces équipements et la capacité de notre industrie à s'adapter aux exigences de clients potentiels, qualités fort prisées sur les marchés export mais peu ou pas exploitées en France, où la vente de sous-ensembles pour engins blindés ne semble pas être à l'ordre du jour.
Enfin, alors que l'on attend toujours une décision sur la successeur du Leclerc et au moment où l'on (re)découvre
que les véhicules du Programme Scorpion sont inadaptés au combat en
Europe et à un conflit de haute intensité, l'achat sur étagère de matériels "francisés" représente aujourd'hui une solution à considérer avec attention pour la (re)constitution d'une composante blindée mécanisée. Une telle hypothèse ne peut être envisagée sans le recours à une procédure de sélection extrêmement rigoureuse dans laquelle l'ensemble des acteurs, du plus modeste au plus important serait impliqué. Le seul bémol à cette ambition reste bien sur l'aspect budgétaire de la question, même si un recours judicieusement négocié à des solutions étrangères pourrait constituer un potentiel gisement d'économies ainsi qu'un gain de temps important par rapport à des programmes nationaux souvent marqués par des dérives budgétaires, calendaires et de longs développements.
En attendant d'éventuelles avancées sur le sujet, les blindonautes pourront toujours consulter Blablachars pour être informés de l'avancement des évaluations américaines.





Est ce qu'on ne gagnerait pas de l'argent et du temps à simplement tester les engins tels qu'ils sont, avec leurs tourelles d'origines puis les produire sous licence ?
RépondreSupprimerPourquoi vouloir absolument des tourelles françaises avec des calibres ultra spécifiques ? Si c'est l'excuse de la souveraineté, il faudrait aussi proposer des châssis. Le "entre deux" est le pire des choix car il implique de la R&D lourde/coûteuse sans toutefois permettre un gain de souveraineté.
Oui.pourquoi pas ?
Supprimer@Blablachars. Vous proposez une solution tellement raisonnable et équilibrée qu'elle ne sera jamais adoptée...
RépondreSupprimerAu-delà de votre proposition, 'ai toujours milité pour un système à l'américaine qui définit un programme, choisit sur concours des industriels , évalue leurs prototypes sur le terrain et choisit le plus adapté. C'est un système qui serait peu confortable pour nos industriels, surtout si l'appel d'offres est ouvert aux concurrents, mais qui permettrait des coopérations ouvertes décidées par les industriels et non par les politiques, qui favoriserait de substantielles économies de temps( calendrier imposé) et d'argent ( mise en concurrence).
RépondreSupprimerAvec production en France ?
SupprimerRectificatif:...Ouvert aux concurrents européens...
RépondreSupprimerLa question n’est-elle pas plutôt d'identifier le besoin futur au lieu de répliquer les solutions anciennes ? D’autant plus que les drones modifient la donne d’abord par leur capacité d'observation ensuite par leur capacité d'agression, rendant l’option du char comme fer de lance de la pénétration d’une force quelque peu obsolète.
RépondreSupprimerQue reste-t-il au char : le canon et sa capacité de réaction immédiate avec des munitions moins coûteuses qu’un missile hypersonique en tir direct, une capacité d’appui-feu immédiate si un obstacle renforcé se dessine en tir indirect ?
Pour ce qui est de la motricité, la question du franchissement est-elle aussi cruciale que le passé ? Est-ce que la vitesse d'acheminement de la force de loin en arrière, vu la transparence du champs n’est pas aussi à prendre en compte ?
Eh oui, pourquoi les américains, et tous les autres, allemands polonais, etcetera, font-ils tout ça, comme c'est étrange, tout ça...
SupprimerAh ils ne comprennent décidément rien à la guerre moderne. :)
allez juste pour faire chauffer la marmite, un général US disait que pour ce défendre il n'y a pas besoin de chars, mais pour gagner la guerre il faut des chars.
RépondreSupprimerpour certains le combat entre chars est du passé et les blindés doivent être plus des VCI ou des chars de brechages.
pour d'autres la manoeuvre la percée avec un raid sur les arrières ennemis est toujours d'actualité.
les VCI modernes ? vue leurs poids devraient être capable de supporter des tourelles de 40 / 120 140mm?, donc un châssis identique?
penandreff
Eh oui, eh oui.
Supprimer"pour ce défendre il n'y a pas besoin de chars" (En effet des drones suffisent !), "mais pour gagner la guerre il faut des chars." très bon ça.
SupprimerPS : Des VCI avec des tourelles de 120 mm c'est plus des VCI, mais des chars. Voir le concept futuriste Merkava4-Namer, par des gens qui ont une certaine expérience concrète des guerres actuelles, et des moyens suffisants cependant.
Il faut les deux, chars et VCI lourds, de préférence avec un châssis commun unique si on veut faire des économies. Et aussi des engins de bréchage du génie (Idem.), et autres automoteurs d'artilleries (Re idem.).
"au moment où l'on (re)découvre que les véhicules du Programme Scorpion sont inadaptés au combat en Europe et à un conflit de haute intensité". Ah bon ? Il me semblait que leurs ancêtres, les AMX10RC de 17t, s'était au contraire révélés bien plus adapté que les préjugés ne s'y attendaient. Pouvez-vous m'indiquer quel déploiement de scorpion à mis en lumière leur inadaptation ?
RépondreSupprimerL'utilité pour la France de se doter à nouveau de chenillés, c'est une chose, mais cela ne signifie pas que le reste est automatiquement inepte.
Décidemment c'est un festival.
SupprimerPouvez-vous m'indiquer quel déploiement de scorpion à mis en lumière leur inadaptation ?
https://blablachars.blogspot.com/2026/02/ou-lon-reparle-de-mobilite.html
Et encore ce n'était qu'un simple exercice...
PS : Personne n'a dit que le reste était inepte cependant, à part vous...
Malgré le même problème d'enlisement, les RC et les VAB se révèlent adaptés à la haute intensité ukrainienne.
Supprimer@Anonyme3 septembre 2026 à 18:41,
SupprimerOù est ce que vous avez trouvez, ou inventez, ça ? !!
Les VAB et les AMX10RC adaptés à la haute intensité !!! On en rirait presque si ce n'était si tragique.
PS : "Adaptés à l'Ukraine", par ce que obsolètes sans doute aussi ?...
Les VAB et AMXRC, où est-ce que je trouve ça ? Hé bien, en Ukraine, je viens de le dire. Théâtre qui EST la référence actuelle de la haute intensité, pour qui ne se contente pas de théories. Essayez de reprendre ces équipements aux Ukrainiens, histoire de voir si eux les trouvent tragiques en situation de combat réel. Passé les premiers déploiements inadaptés, quel taux d'attrition, comparé aux blindés lourds et plus lents ?
SupprimerAdapté à la haute intensité, cela signifie simplement : qui vous garde en vie !
Adapté à la haute intensité, cela signifie simplement : qui vous garde en vie !
SupprimerEh oui, on ne vous le fait pas dire.
Les ukrainiens vont ce qu'ils peuvent, avec ce qu'on a bien voulu leur donner.
(La plupart de vieux trucs, cinquantenaires ou plus, dont on ne savait plus quoi faire et comment s'en débarrasser à moindre frais, que de les "offrir" aux ukrainiens (En y trouvant même un gain politico médiatique, pour idiots utiles.).)
Décidemment quel que soit le sujet, toujours à justifier l'injustifiable.
Les ukrainiens aimeraient ben aussi avoir des VCI modernes (Des vrais, avec des chenilles... Oula...), c'est pour cela qu'ils vont être parmi les prochains producteurs de KF41, et autres chars lourds modernes sans doute demain (On ne les reprendra pas à deux fois, à devoir ce démerder vaille que vaille avec de vieux machins à bout de souffle.).
Le KF51 a été REFUSE par l'Ukraine.
SupprimerOnt-ils les moyens de REFUSER (?) le KF51, ou de refuser toute aide même ? ! ??
SupprimerEn tous cas cela bouge beaucoup en ce moment en terme de fabrication futures de chars, Pologne, Roumanie, Italie, Allemagne évidemment, etcetera.
D'autre part on vous parlait de KF41.
Toutes décisions, en terme de choix de matériels militaires, qui plus est quand il s'agit d'importation, est politique.
RépondreSupprimer(Du coup le choix final de GDLS apparait sans doute le plus probable, à mon avis, en dépit non pas des qualités déjà en partie éprouvées, ou en tous cas déjà testées du KF41, mais de Rheinmetall et de ses capitalisations majeures (Fonds de pension US.). Pas étonnant que ce soit les deux seuls finalistes non plus malgré les qualités de l'AS21 sud coréen, sans doute déjà plus connues et plus sûres en tous cas que celles encore fort putatives du "nouveau" "Wolf" (Au mois le nouveau nom est déjà plus vendeur que Griffin3.).
Eh oui, le choix des militaires norvégiens, pays de pourtant grande transparence politique, et de grand pragmatisme à priori (Enfin c'est ce qu'on disait.), à se retrouver avec un vieux char rétrofité cinquantenaire de 70 tonnes (Pratique pour un pays montagneux comme la Norvège aussi.) au lieu d'un char moderne tout nouveau de nouvelle génération, un peu plus léger et sans doute plus adapté à leurs besoins (Militaires.). Comme quoi même les scandinaves en prise directe avec leur très puissant voisin de l'est (Avec celui du sud manifestement aussi.) n'échappent plus non plus à ce genre de contingence politico politiciennes commerciales aujourd'hui. Là aussi il ferait peut être temps de se réveiller.
Ici, dans le cas des américains à se demander même si ci n'est une pseudo complétion que l'on met en scène, histoire de faire genre, alors que tout est déjà plus ou moins défini et décidé globalement ?
Quant à suivre les opinions des militaires aujourd'hui, où il y a tant en jeu, politiquement, industriellement, économiquement, et commercialement... Pas sûr que cela pèse tant que cela face à tout cela encore à l'heure actuelle. On a pas finit de se réveiller.
Cependant, il serait en effet intéressant de revenir à une période de tests minimale surtout pour choisir des programmes, d'un tel cout aujourd'hui, mais surtout qui impactent définitivement la défense d'un pays sur plusieurs années voire dizaines d'années même en réalité.
(Là aussi où le retour à un peu de simple bon sens fait figure d'innovation formidable aujourd'hui, presque une révolution, en fait par rapport aux déviances et prises de pouvoir actuelles. La question, majeure, de qui décide, in fine aujourd'hui... Cf à complexe militaro industriel, américain en l'occurrence.).
Quant à la France...
Commençons par reconstruire une industrie de défense terrestre, justement.
Avant d'aller acheter turc, indien, ou on ne sait où demain. L'industrie militaire n'est pas une activité commerciale comme les autres.
Quid de de notre Independence stratégique quand on aura plus que des châssis ou de équipements sud coréens ?
(Sans parler de façon plus générale de capacités d'exportation et de balance commerciale encore, si on ne produit même plus nos équipements stratégiques militaires les plus majeurs demain ? ! ... On ne donne pas chère de notre peau.)
Pourtant on a tout ce qu'il faut, le pire :
https://www.ifri.org/sites/default/files/2025-11/ifri_peria-peigne_char_combat_2025.pdf
Voir à "QUELLES PERSPECTIVES POUR LE PARC BLINDÉ FRANÇAIS ? .. Page 53"
Pour l'instant on en est très loin :
https://www.ifri.org/fr/presse-contenus-repris-sur-le-site/de-fleuron-casse-tete-le-destin-contrarie-du-char-leclerc
Même les italiens développent leur propre châssis, et leur nouvelle motorisation innovante en plus. Avec globalement deux fois moins de budget, mais sans doute un peu plus de volonté, Politique. (On y revient...)
Quoi de mieux également pour les tester ("Pour tous les unir"...) dés le départ et tout au long du processus par nos propres militaires (Ca suffira, pas besoin de tout le reste.) et suivant leurs propres besoins (A pas se retrouver avec des Léopard2A8 de 70 tonnes nous aussi un jour prochain...).
https://www.ifri.org/sites/default/files/2025-11/ifri_peria-peigne_char_combat_2025.pdf
SupprimerEt plus encore,
L'ARME BLINDEE CAVALERIE (Française.) A L'HEURE DES CHOIX ... : Développement national
(Le choix prôné par cette étude très documentée.). Faire le choix de renaitre, ou de disparaitre.
Votre analyse et proposition demeure malheureusement utopique sur 1 aspect. La DGA serait alors obligée de prendre en compte le desiderata des utilisateurs finaux, la DGA devrait donc se rendre compte qu'elle ne doit pas travailler pour son petit plaisir personnelle mais pour le bien des armées... C'est très malheureusement complètement utopique. Dans la vraie vie, la DGA ne sait même pas que l'armée de Terre existe, et donc encore moins que des utilisateurs finaux partent au combat, risquent leur vie, sur des matériels voulus par des ingénieurs tout juste sortis d'école et qui n'ont jamais été voir la réalité du terrain...
SupprimerTout ceci reste donc malheureusement utopique, et c'est bien navrant car cela semblerait tellement logique d'agir comme vous l'avez décrit...
C'est en effet pour cela que je spécifiais "Ca suffira, pas besoin de tout le reste." Dans tout le reste je pensais notamment voir particulièrement à la DGA, organisme dont la rôle a bien changer aujourd'hui par rapport aux objectifs initiaux de sa création.
SupprimerAujourd'hui c'est plus devenue une administration de soutien et d'aide aux entreprises de l'armement (Ils ne se cachent pas, et s'en revendiquent même. On est loin et même à l'inverse du but initial.) que des militaires qui se font même parfois imposer un certain nombre de matériels et d'équipements. (Là aussi on marche un peu sur la tête diraient certains.)
Un rôle qui était celui de définir les moyens et armements nécessaires au gouvernement français et à la France pour contribuer à la meilleure élaboration concrète de sa défense, et de notamment pour cela de surveiller, contrôler, d'organiser, définir en partie, voire de piloter les programmes d'armements des armées françaises, certaines entreprises avait été regroupées et nationalisées à l'époque.
SupprimerLe but, initial, était clairement défini comme étant celui d'être un organisme public (Obéissant au politique, et non aux industriels, ou encore moins à des injonctions commerciales.) et de constituer ainsi un certain contrepoids à un éventuel laissez-faire et trop de laissez aller de certaines de ces entreprises, bref de piloter. ("Le fameux pilote dans l'avion"....)
Alors qu'aujourd'hui elle en est devenue une simple collaboratrice, voire facilitateur de toutes leurs dérives possibles ; plus aucune prérogative de contrôle réel en réalité que celui de l'administratif, aux ordres en plus.
Ce n'est pas la première fois qu'un intervenant évoque la relative déconnection (perçue en tout cas ) entre les experts très qualifiés de la DGA et les souhaits et besoins des utilisateurs de terrain.
RépondreSupprimerUne solution serait de n'autoriser à travailler à la DGA, au moins dans les fonctions décisionnaires, que des personnes qui ont réellement connu le terrain et les opérations durant plusieurs années. Et avec succès.
A défaut de cela, les options fondamentales devraient au moins être prises à l'aulne de la garantie d'une convergence totale entre la "vision" des "experts" et autres "desk fighters", et la vision des acteurs qui connaissent et pratiquent le terrain depuis des années. Mais qui, en plus, bénéficient d'une "vision" acérée sur les nouvelles technologies, armes et tactiques qui ont émergé partout dans le monde. Y compris très récemment et au sein des zones de conflit. Un programme déjà en cours, par exemple, doit pouvoir être rapidement revu et modifié à la lumière de constatations sur l'évolution des besoins.
Il est essentiel de se pénétrer et d'analyser ce qui se passe ailleurs; Pas de nombrilisme. Pas d'aveuglement . Le pragmatisme doit être de mise, notamment pour limiter fortement les délais, car la nécessité fait loi. Un conflit ou un conflit potentiel sont une cours de vitesse ! Tout va beaucoup trop lentement en France. Le côté bureaucratique n'explique pas tout. Y aurait-il de la sclérose ? Ou pire..
Ceci dit, il est bien possible que la DGA pratique désormais de cette manière "ouverte et dynamique". Les informations me manquent à cet égard.
En tout cas, comme on l'a souvent dit, les programmes militaires initiés , doivent exclusivement viser à assurer le succès des futures opérations .Tout en préservant au maximum possible, les personnels et les ressources exposés aux frappes adverses. Ces impératifs doivent passer avant d'éventuels objectifs de rentabilité économique et industrielle, notamment par le moyen des exportations. L'édification rapide d'une puissance militaire, forte et crédible, doit constituer l'objectif principal. Et il est urgent de s'en rapprocher.
En effet, votre proposition de mettre au moins quelques personnes ayant une connaissance voire une expérience réelles des questions militaires et du terrain, voire même de les mettre dans des postes décisionnaires finals, serait déjà un grand plus par rapport aux dérives actuelles.
SupprimerCe n'est pas vraiment ou seulement une question de temps, mais plus de réactivité profonde réelle (Qui n'est pas de suivre les effets de mode, mais bien de suivre les grandes tendances au contraire.) par rapport aux grandes évolutions actuelles dans le monde (Et pas de façon superficielle, de surface, ou même d'apparence, du moment aussi.) et de point de vue surtout (Renvoi au paragraphe ci dessus. Cela semble manquer beaucoup d'opérationnels, ou alors ils ont très peu de voix au chapitre ? ! Plus encore en terme d'opérationnels de la tendance blindée mécanisés depuis vingt ou trente ans en particulier ; voir sur le registre du char par exemple, ou des VCI disparus depuis plus de vingt ans sans que cela n'émeuve particulièrement quelqu'un à la direction générale de l'armement.).
Ni une question de précipitation, mais de juste milieux et de juste processus (Au lieu d'établir des programmes pour 2040 ou 2050 par exemple le rôle de la DGA devrait être de s'intéresser un peu plus au présent et aux grandes tendances et évolutions déjà actuelles.) :
Définir les besoins d'abord et avant toute autre chose (En s'informant auprès des utilisateurs ; et un peu moins auprès des seules propositions des fabricants vendeurs d'armes.), décider du meilleur compromis en particulier par rapport aux objectifs de qualité et de quantité voulus et définis précédemment, puis le meilleur niveau technologique ou compromis raisonnable (Aussi...) possible, et ensuite évidemment aux meilleurs couts et en fonction des budgets alloués, et des quantités nécessaires encore une fois (Stop à l'armée bonzaï d'échantillons, commerciaux. Renvoi au rôle de la DGA...).
C'est à dire définir avec les opérationnels en premier lieu, les besoins nécessaires et les objectifs stratégiques (La constitution des forces et de leurs équipements en est un, et un des premiers même : Avec quoi va t-on faire la guerre ?), avant les plateformes techniques souhaitées et proposées par les fabricants. Et pas l'inverse comme aujourd'hui, où les constructeurs proposent la plateforme, ou leur vision de cette dernière (Souvent sur technologisée, et hors de prix évidemment.), et les utilisateurs, et même le politique, sont bien obligés de faire avec ensuite.
Effectivement le but de tout ça est bien d'équiper en premier lieu nos propres armées, et éventuellement, ensuite, de faire un peu de commerce. D'ailleurs à une époque où tout cela était un peu mieux organisé, et dirigé, l'un n'empêchait nullement l'autre bien au contraire même, voir nos ventes d'équipements militaires terrestres d'autrefois, quand nos armées étaient encore bien et correctement équipées (Ceci expliquant même assez largement cela.).
Là aussi en effet pour conclure des priorités complétement à revoir à l'heure actuelle (Mais que fait la DGA ? !!)
Un témoignage intéressant d'un tankiste ukrainien sur M1. Il déplore la consommation élevée et la maintenance compliquée, mais adore le reste. Il explique comment les drones rendent l'emploi du char qausiment impossible mais reste convaincu qu'une parade sera trouvée.https://www.twz.com/land/how-russian-drones-forced-ukraine-to-park-its-m1-abrams-tanks
RépondreSupprimerIl dit surtout que son propre char à essuyé, et résisté parfaitement à 22 impacts de drones, mais que le blindage réactif n'est pas le meilleur moyen pour cela et qu'il reste surtout à trouver et à installer surtout des moyens plus adaptés.
SupprimerBref ils leurs manquent des moyens anti drone low-cost adaptés ; et des chars.
C'est surtout le manque de volume, on ne fait pas une offensive avec seulement 150 chars lourds, anciens en plus ; dont la plupart ont été détruits (25 sur 31 des M1A1 très généreusement offerts par les américains, détruits, un ratio sans doute très proche pour la centaine de Léopard2A4 très gracieusement livrés également, un peu avant même que ces derniers. Printemps 2023, depuis, plus rien ! ....). Il ne reste sans doute pour l'essentiel que les 49 Abrams australiens plus récemment livrés.
Résultats plus aucune offensive ou tentative d'offensive depuis juin 2023 (que des contre-attaques locales au mieux.), par manque de chars, plus que par la multiplication des moyens antichars ; même droniques qui ne percent pas.
Ajoutez y des lignes très largement fortifiées depuis (Depuis 2023.) et les divers moyens de renseignement y compris satellitaires, qui détectent toute concentration de force avant même le début de la moindre offensive d'ampleur, et vous aurez le champs de bataille sclérosé de l'Ukraine actuel depuis trois ans, par manque de moyens techniques lourds, et modernes, suffisants de percement surtout.
As it stands, reconnaissance drones can find the Abrams, FPV drones can attack it, and persistent surveillance makes concealment difficult. Experience has shown that without more effective counter-drone capabilities, even a heavily protected tank can eventually be overwhelmed. ...
SupprimerNon, au contraire, ce qui est dit dans le lien ci dessus c'est que le char garce à son niveau de protection fait diversion et sert même à attirer les tirs sur lui.
SupprimerEt pas du tout ce que vous dites, même en anglais.
ce que j'écris est une citation directe de l'article, donnez-vous la peine de le lire, c'est bien plus intéressant que les fantasmes de blitzkrieg de certains
SupprimerCe que je vous rapporte est écrit dans l'article, donnez vous le temps de le lire, entièrement...
SupprimerCe que vous dites est juste une conclusion de l'auteur, qui n'est pas l'interviewé, différant et concluant assez différemment, interprétant, les propos, l'ensemble des propos, de ce dernier.
("De plus en plus difficile" ne veut pas dire "submergé" (overwhelmed. ...), par exemple.)
"“It’s not over … They’re just waiting it out for now, biding their time. Writing off tanks — in my opinion — is still too early.”
Supprimer(Ce n’est pas fini... Ils attendent juste pour l’instant, attendant leur heure. Réduire les chars — à mon avis — est encore beaucoup trop tôt. Eh oui, les "fantasmes de blitzkrieg"...)