La première de ces nouveautés qui répond au nom de CFL-120 Karpat est le fruit d'une coopération entre la firme turque FNSS, le groupe slovaque CSG auxquels se rajoute Leonardo. Sans surprise,c'est à partir du châssis du Kaplan produit par FNSS que le groupe slovaque a développé le nouvel engin, surmonté (toujours sans surprise) de la tourelle HitFact MkII de Leonardo, ici armée d'un canon de 120mm. Selon ses concepteurs qui envisagent de s'attaquer au marché européen, le Karpat peut également être propose avec un canon de 105mm toujours installé dans la tourelle de Leonardo. L'engin qui peut atteindre une vitesse maximale de 70 km/h possède une autonomie de 450 km et affiche selon ses concepteurs, un poids de 34 tonnes. La possibilité d'équiper le Karpat de dispositifs de protection spécifique est également évoquée par ses concepteurs, l'engin présenté à Bratislava étant dépourvu de tout système spécifique.
La seconde nouveauté est basée sur un engin déjà bien connu, puisqu'il s'agit du VCI (Véhicule de Combat d'Infanterie) Borsuk, qui est ici proposé dans une version export plutôt intéressante. Revêtu d'une peinture sable inédite et plutôt surprenante, le Borsuk en version export est présenté à IDEB, armé d'une tourelle Turra 30 dans sa dernière version, la Turra 30 V10. Le choix de la tourelle développée par la firme tchèque EVPU n'est pas anodin, car il pourrait ouvrir à l'engin polonais de nouveaux marchés en Europe, proposant une alternative moins onéreuse (selon son constructeur) au CV90 et au Lynx. D'autres pays figurent dans la liste des acheteurs potentiels, comme l'Arabie saoudite où la firme polonaise espère conduire des essais prochainement, mais aussi en Amérique du Sud et en Asie.
Les deux engins présentés témoignent une fois encore de l'importance du segment blindé mécanisé dans les forces terrestres mais aussi du dynamisme des entreprises d'armement des pays d'Europe centrale. Sorties du carcan soviétique il y a un peu moins de trente ans elles sont devenues des acteurs majeurs du secteur de la défense terrestre européenne. Une concurrence qui s'affirme chaque jour un peu plus et qui devrait récolter ses premiers succès export dans les prochaines années.





La Pologne peut s'équiper...
RépondreSupprimerhttps://www.opex360.com/2026/05/09/varsovie-a-officiellement-souscrit-un-pret-de-44-milliards-deuros-aupres-de-la-commission-europeenne-pour-financer-sa-defense/
RépondreSupprimerHeureusement pour le CV-90, les choses ont suffisamment traînées pour bientôt se traduire en autre chose qu'une simple lettre d'intention...
https://blablachars.blogspot.com/2025/06/six-pays-pour-un-blinde.html
Les Polonais ont bien étudié le champ de bataille ukrainien:
RépondreSupprimerhttps://blablachars.blogspot.com/2026/01/une-etude-aux-resultats-contrastes-et.html
La lutte anti-drone va connaître de grands progrès dans les années à venir !
https://theatrum-belli.com/drones-langle-mort-de-la-survivabilite/
Impressionnant la montée en gamme de l'industrie d'armement de la Turquie :
RépondreSupprimerhttps://www.lefigaro.fr/economie/drones-missiles-longue-portee-avions-l-industrie-de-la-defense-turque-profite-des-multiples-conflits-20260512
En réalité on pourrait parler plus de "char" "légers"" avec des chars dérivés de plateforme de VCI de moins de trente tonnes, catégorie plus médiane utilitaire aujourd'hui remplaçant les blindés légers de 13 tonnes d'autrefois ; et quand les chars lourds rétrofités dépassent même les soixante-dix tonnes.
RépondreSupprimer(28 tonnes avec le rajout de la tourelle, légère (Niveau 4 de protection seulement sans doute. D'où la catégorie et le concept de chars léger, plus de reconnaissance, ou de niche (Montagne, amphibie, exploitation.) qu'autre chose.), de 120 mm, à la place de celle existante = 34 tonnes.)
Pas sur qu'il reste amphibie par contre ?!
Un peu comme en Inde on commence par le segment léger, puis celui médian, plus faciles à maitriser, pour ensuite s'attaquer "au lourd".
Rappelons qu'un VCI lourd, il a même déjà un nom, le Ratel, et un poids prévu entre 42 et 48 tonnes, et est déjà planifié pour 700 exemplaires à la suite des 1400 Borsuk.
Et en plus ils ont des plans d'exportation ; évidemment quand on se donne la peine de construire, de toute pièce en plus, sa propre BITD...
Et demain certains dirons "impressionnant la montée en gamme de l'industrie d'armement, de la Pologne"...
Et quelle stagnation ailleurs !!! "Oh bé on attend que ça passe"...
SupprimerTout cela par pure idéologie en plus ! Alors que l'on a tous les moyens pour, c'est bien ça le pire.