Au moment où les autorités britanniques débattent encore et toujours du futur du programme Ajax, elles n'hésitent pas à promouvoir le Challenger 3. La version modernisée du char britannique dont le développement se poursuit de façon prudente a récemment fait l'objet d'une déclaration plutôt surprenante du ministre de la Défense britannique. Répondant à la question d'un député, Luke Pollard a indiqué que son ministère avait fait des "progrès significatifs" dans l'exploration de possibilités d'exportation du CR3. Sans donner plus de détails, le ministre britannique a néanmoins précisé que le ministère continuait à explorer les possibilités d'exportation. Il est difficile de comprendre les fondements de ces propos à mi chemin entre la déclaration d'intention et la méthode Coué, tant l'exportation du CR3 semble difficile. Au-delà du modeste succès export de son prédécesseur, avec 38 exemplaires commandés par le Sultanat d'Oman et des piètres performances des 14 Challenger 2 transférés à l'Ukraine, le Challenger 3 reste un objet difficile à exporter en raison d'une trop grande spécificité. L'engin développé pour répondre aux besoins de l'armée britannique aurait du mal à "trouver son public" sur un marché déjà bien fourni en engins plus modernes, moins lourds, plus mobiles et pour certains moins couteux.

J'ai toujours trouvé le camouflage des engins britanniques appétissants, ils me font penser à des gâteaux marbrés au chocolat, Miam !
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