BALADE AU PAYS DES CHARS !

Pour ce troisième jour à Eurosatory, Blablachars vous propose une balade au pays des chars. Une déambulation qui a permis au Blog complètement blindé de constater que le char se portait plutôt bien, en dépit d'une mort annoncée qui ne semble pas avoir encore eu lieu dans les bureaux d'études des grands constructeurs. L'autre observation de ce paysage blindé permet de constater que les chars présentés sont de facture récente, les engins de seconde génération ayant disparu du paysage, même si certains constructeurs emploient encore des composants provenant de ces chars pour leurs projets.

Le CAPINT proposé par KNDS France

Le sous-ensemble le plus réutilisé est sans aucun doute le châssis et particulièrement celui du Leopard 2 que l'on retrouve évidemment sur le Leopard 2A8 mais aussi sur le Leopard 2A RC 3.0 et sur le New Main Battle Tank  (NMBT) appellation officielle du char italien présenté sur le stand de Leonardo.

Leopard 2A8

Ce châssis est également utilisé sur le Leopard 2A RC 3.0 et sur le CAPINT présenté par KNDS France. Cette utilisation d'un châssis quasiment quinquagénaire confère au CAPINT un statut d'objet politique, à mi-chemin entre le lot de consolation pour un MGCS en état de mort cérébrale et la réaffirmation de l'existence d'une coopération franco-allemande dans le domaine.

Leopard 2A RC 3.0

Au-delà de cet aspect "politique", le choix du châssis allemand pour le char français ne semble assorti d'aucune "contrepartie" allemande comme aurait pu l'être le choix de l'Ascalon pour la future évolution du Leopard 2A RC 3.0, ou même pour le projet Vision 2032 dont on peut voir une maquette armée du canon de 130mm Rh-130 de Rheinmetall sur le stand de PSM, co-entreprise formée par KNDS Deutschland et Rheinmetall autour du Puma et désormais en charge du projet Vision 2032. Vous avez dit coopération ? 

La maquette du projet Vision 2032

Avant une éventuelle adoption du CAPINT pour succéder au Leclerc, il parait important d'avoir des réponses claires à plusieurs questions essentielles. La première tient au lieu d’industrialisation de ce châssis, au moment où le gouvernement allemand priorise la (re)localisation en Allemagne des productions des firmes allemandes y compris celles impliquées dans des coopérations. La seconde est de savoir quels pays pourraient être intéressés par l'engin doté de ce châssis. Dans ce domaine la réponse est double avec des pays pour lesquels le sous-ensemble allemand serait un gage de qualité, tandis que pour d'autres cette combinaison pourrait constituer un obstacle à l'acquisition du char. La troisième interrogation réside dans l'attitude allemande face à une future exportation dans un pays susceptible de faire l'objet d'un embargo allemand. Ce dispositif ayant déjà été utilisé pour gêner l'exportation des ARAVIS, fabriqués par NEXTER à partir d'un châssis allemand. Le choix d'un châssis français permettrait de lever de façon définitive les doutes relatifs à la future utilisation d'un châssis étranger sur ce qui pourrait être le prochain char de bataille français. Encore une fois, il est important de rappeler qu'en matière coopération, l'Allemagne ne représente pas la seule solution, bénéficiant d'un marché européen quasi captif pour son Leopard.

Enfin, et ce n'est pas le moindre aspect de cet éventuel choix, le châssis allemand est composé de sept galets, contre six au Leclerc qui bénéficie en outre d'une suspension oléopneumatique alors que le Leopard 2 utilise des barres de torsion. Ce qui peut paraitre de l'ordre du détail devrait avoir des conséquences sur l'ensemble des outils logistiques adaptés au Leclerc et sur les performances du système d'armes constitué par l'ASCALON 120. Des points qui doivent être précisés par les logisticiens militaires et les ingénieurs de KNDS France. D'un point de vue purement économique, il est évident que si l'objectif est de disposer de 200 chars modernes à l'horizon 2037, le choix d'un châssis sur étagère s'impose, même si le développement d'une base française ne représente pas un défi technique insurmontable.  

Le châssis allemand du CAPINT

Sur un plan strictement esthétique et commercial, la présentation du CAPINT aux côtés des produits allemands permettait à la partie française de ne pas laisser le "dossier char" à la seule partie allemande. L'ordre de présentation ayant rejeté le Leclerc Rénové à l’extrémité de la présentation, comme un symbole de la place du char français dans l'industrie  et l'armée de terre, au nom d'une culture  de forces médianes dont les brigades éponymes représentent selon l'expression du CEMAT le "centre de gravité" de l'Armée de Terre. 

Le Leclerc Rénové

A côté des engins présentés par KNDS, Eurosatory permettait voir en grandeur nature deux autres chars adoptés par des armées européennes. Le premier qui représente le premier succès à l'export de Hyundai Rotem est bien sur le K2 sud-coréen qui équipe depuis quelques temps l'armée polonaise et figure en bonne place dans les projets d'acquisition de plusieurs armées. Ce "cousin" du Leclerc représente avec le char français, le seul char de troisième génération en service actuellement. Le K2 est présenté dans sa version d'origine, tel qu'il a été adopté par l'armée sud-coréenne, version qui a été également fournie à la Pologne en attendant la livraison des chars au standard polonais.  

Le K2 de Hyundai Rotem

Le dernier engin visible dans les allées du salon est le nouveau char de l'armée italienne développé par la Joint Venture entre Leonardo et Rheinmetall. Improprement désigné IMBT pour Italian Main Battle Tank, l'engin étant présenté sur le stand de Leonardo sous le nom de New Main Battle Tank ou NMBT. Au-delà de ces considérations sémantiques, le char italien qui, comme le CAPINT franco-allemand repose sur un châssis allemand doit à la différence du concept français, donner naissance à une famille composée d'un ARV (Armored Recovery Vehicle), d'un AEV (Armored Engineer Vehicle) et d'un AVLB (Armored Vehicle Layer Bridge). Une différence de taille avec la position française sur le sujet qui depuis la disparition de l'AMX 30 a abandonné le concept de famille et l'idée de développer le moindre engin associé. La tourelle développée par Leonardo est armée du canon de 120mm Vulcano, système d'armes capable selon son constructeur, d'engager des objectifs B-LOS Beyond Line Of Sight, c'est à dire au delà de l'horizon visible. 


Enfin, pays du design et des "belles bagnoles" l'Italie nous livre généralement des produits à l'esthétique soignée. La vue du NMBT donne l'impression que Leonardo n'a pas fait appel à des ressources locales pour le design de son char. Ce point ne constitue pas la qualité essentielle d'un char, comme le montre  le CAPINT au design également quelque peu torturé. 

Le New Main Battle Tank ou NMBT de LRMV 

 

Ce rapide tour d'horizon des chars présentés cette année permet de constater qu'en dépit de la prééminence des drones et autres munitions téléopérées, l'objet char reste au centre des choix des armées engagées dans l'adaptation de leurs forces terrestres au combat de haute intensité. Les débats autour de la configuration, du choix des équipements ou d'autres points ne doivent pas occulter le moment char que nous vivons depuis le début du conflit en Ukraine. Depuis 2022, la France donne l'impression d'avoir perdu quatre années essentielles en refusant pendant toutes ces années d'envisager le moindre successeur au Leclerc, hypnotisée par le MGCS dont l'avenir s'inscrit aujourd'hui en pointillé. L'année qui vient sera déterminante pour le char comme pour de nombreux programmes, qui doivent inscrits dans le marbre avant les prochaines échéances électorales. Celles-ci donneront probablement lieu à l'élaboration d'une nouvelle Loi de Programmation Militaire, pouvant remettre en cause plusieurs de ces programmes.   

Commentaires

  1. Fabriquer le CAPINT prendra beaucoup de temps et l'éventuelle intégration de cet engin dans l'armée dépendra (en partie...) de l'avis de la STAT après une évaluation.
    Ne nous trompons pas de cible encore une fois, qu'apportera cet assemblage aux régiments blindés?
    N'aurait-il pas fallu avant toute chose rénover intégralement les XL?
    PM:
    Dans le programme R il n'y a pas de TOP, de système contre les munitions anti-char actif ni de moyen pour la lutte anti-drônes ,sans parler de la motorisation qui est d'origine et peu fiable.
    Par contre on rajoute une grille en ferraille, quelques briquettes réactives, un petit bout de plancher avec une peinture brune et roule mon vieux!
    Achetons du prêt à l'emploi s'il faut combler rapidement la brèche , un peu de bon sens pour une fois.

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  2. Une balade au pays des chars, donc c'est en France ?!

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  3. Une balade au pays des chars, donc c'est pas en France ?!

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  4. le futur de l'arme blindée est assuré, c'est une bonne nouvelle pour notre armée mais aussi pour nos industriels.
    sur la tourelle du capint il est possible de voir le système hard kill de thales?
    penandreff

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  5. Pas trop vite avec la monture, rien n'est validé pour le moment.
    Ca reste un fantasme de KNDS que de vendre un cataplasme à l'armée.

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  6. Où on nous fait, au contraire, une énième resucée de l'E-MBT, euro main battle tank, mais à destination de la France uniquement cette fois ci (Pas sûr que cela fasse la moindre peur à KNDS (Deutschland...) et à leur Léopard2, et futur Léopard3, ni au KF51 ; ni à tous les autres, en embuscade.).
    Et avec combien ? Deux cent tourelles, véritablement hors de prix donc, encore ?
    Sur (Très vieux, et dépassés,) châssis Léoprad2, évidemment... (En attendant qu'on "harmonise" définitivement tout ça, comme dirait l'autre. Une marche après l'autre.)

    "un MGCS en état de mort cérébrale" : Allons allons, vous allez en fâcher certains, beaucoup même sans doute (Beaucoup trop.), doux rêveurs, toujours pas réveiller (Ou sortis de leur coma ?), chez nous.
    Je crois que c'est aussi mort, heureusement, la seule vraie bonne nouvelle dans tout ça, que le scaf (= Le Rafale et son avenir, et la BITD aéronautique française sauvés ; et en parte la BITD européenne, pour ceux qui n'auraient pas tout compris encore. (Sauvée comme au temps de "l'euro" fighter.))

    Pas de contrepartie, évidemment (Il faut parler d'égal à égal pour ça.). Prochain épisode : Passage au 130 mm...
    Collaboration, serait sans doute un terme plus exact, et approprié.

    Beaucoup de questions en effet, ce qui apparente tout cela comme le faisait remarquer avec lucidité un autre intervenant à un vœux pieux (Ou wishful thinking en anglo américain.), ou prendre ses désirs pour des réalités. (Nonobstant qu'il y aura très certainement des voix qui vont s'élever chez nous rien que pour cela.)

    On serait donc par exemples désormais soumis entièrement au véto allemand pour toutes nos éventuelles (Autant préférer l'original, et ses évolutions futures qui plus est.) ventes. (Aravis dont certaines ventes ont déjà été bloquées en effet, et ne se sont pas faites donc. Ou au profit d'équipements 100 % allemands...)

    En effet, et pas des moindres, l'adoption de blindés "à l'allemande", et l'abandon du savoir-faire et modus operandi à la française en perspective, de disparition ; et de non existence même. Le "principal" même.
    (Ou la disparition de la France même, pendant qu'on y est (Bas les masques.), en tant qu'entité politico militaire.)

    Un châssis français, à la française, s'impose, et le plus rapidement possible, capable de créer et de réinsuffler une nouvelle dynamique et une nouvelle vigueur dans l'armement terrestre français ; en créant une grande famille de blindés français intégrée (On en est tellement loin avec ce genre de projet, de raccommodage !!!) capable de haute intensité.
    C'est même notre seule voie de recours, et de réveil réel ; à l'instar de tous les autres montants actuellement.
    (Ce n'est certainement pas en achetant 200, vieux, châssis allemands. Ca c'est sûr par contre, et quelle gestion on aurait de "tout ça" ??!! On quémanderait nos pièces détachées à la "maison mère" ?)
    Il faut rebâtir, reconstruire, tout ce qui a été savamment détruit ses vingt dernières années.

    D'autant avec l'arrivée des nouveaux chars de nouvelle génération : C'est au contraire, l'occasion presque rêvée, l'opportunité, de rebâtir, et de reconstruire sur de nouvelles bases, saines, modernes, actuelles.
    (Il ne manque surtout que la volonté politique pour cela. On a tout le reste.)

    Et de toute une famille complète de blindés évidemment, comme il commence à se faire un peu partout dans le monde également.
    Jamais on a refabriquer autant de chars, et autres VCI, blindés, artilleries, et antiaériens, que depuis la fin de la guerre froide, et encore plus particulièrement depuis ses quatre dernières années de la guerre en Ukraine (Attention de ne pas se tromper de diagnostique, encore.).... Réveil...

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  7. "au nom d'une culture de forces médianes dont les brigades éponymes représentent selon l'expression du CEMAT le "centre de gravité" de l'Armée de Terre."
    En effet, drôle de CEMAT encore (Issu des troupes de marine ; comme la plupart, légionnaires, parachutistes, depuis vingt ans... Il serait peut être temps de commencer enfin à un peu, changer de paradigme... ?)

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    1. Un centre de gravité bien léger, et/ou bien légère gravité, qui risque de ne pas faire le poids, au prochain conflit futur. Ou cette très mauvaise habitude de vouloir toujours refaire les guerres d'il y a vingt ans, comme en 40 (En 1940.).

      Là aussi un peu de retour réel (Actuel, et pas d'un hypothétique futur non plus.), au lieu d'en parler, à l'interarmes en terme de nomination de CEMAT, et en terme de prise en compte réel des besoins des autres armes (Ne serait ce qu'avec un tout petit peu d'alternance.), du génie ou même de l'artillerie (Autrement que seulement en terme d'artillerie de marine légère médiane et de canon montés sur des camions sans protection.), ou même encore d'artillerie antiaérienne (Tout un contexte là encore à re prendre en compte, réellement... Et pas à nous sortir des histoire de robots...), voire d'infanterie classique, pour ne pas dire mécanisée (Disparue, exécutée, il y a vingt ans. (Où on même régler le sort de quelques modestes minimalistes achats de CV90 à la Suède, il y a vingt ans.)) et même évidemment en terme de chars et de blindés lourds, de haute intensité, ou encore en terme de logistique, d'appuis, et de soutiens globaux, tout cela ne serait vraiment pas de trop à l'heure actuelle :
      Changement de paradigme, et de tropisme (...), urgent à faire avant qu'i ne soit trop tard encore, quand on aura plus qu'à constater les pots cassés encore.
      Il est temps d'e sortir, de notre tout médian absurde.

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    2. "au nom d'une culture de forces médianes dont les brigades éponymes représentent selon l'expression du CEMAT le "centre de gravité" de l'Armée de Terre."
      Ou comme aurait dit un autre intervenant, ils ont vraiment envie de refaire Bazeilles, et 1870, nos troupes de marine, et leur actuel CEMAT ! ??

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    3. Confier sa logistique aux marchands à en effet débouché sur la défaite de Sedan en 1870.
      https://www.lopinion.fr/secret-defense/patrice-huiban-le-syndrome-du-second-empire-plane-sur-nos-armees

      Les temps ressemblent paraît-il à ceux juste avant l'étrange défaite...

      Cela ressemble aussi à la chute de Rome.

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  8. Il faut acheter des châssis de CV90 suédois et décliner leur emploi dans toute la famille des engins de combat : char de bataille (avec une tourelle de 120 fr), char lance missiles AC, porte drones AC, de saturation AA et AP (style Chilka soviétique), VBCI bien sûr, engin de génie combat, engin de log au contact (donc blindé et armé), etc.
    Chaque fois que nous achetons allemand, les dirigeants Allemands interprètent ce geste comme une reconnaissance de leur supériorité et ne nous considèrent en rien comme leurs égaux, juste des larbins latins, encore moins dociles que les italiens et les espagnols. Voilà la réalité de l'état d'esprit Allemand, ils n'ont rien retenu. Alors qu'avec la Suède, tout est possible, dans un cadre de respect mutuel.

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    1. Les suédois sont un des clients du Léopard2.
      C'est de chars de combat lourds dont on parle ici, et du prochain char de combat de la France accessoirement voire carrément de l'avenir de sa BITD terrestre..

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  9. Vu que le Leclerc reste plus moderne, et que les chaines de fabrication allemandes sont surbookées, le plus rapide n'est pas d'utiliser le Léo, mais bien de relancer la fabrication de notre châssis. Pour mémoire, Arquus a proposé une solution de re-motorisation hybride en 2023.
    Et rien n'interdit à notre partenaire allemand de proposer lui aussi des produits basés sur cette base plus compacte et légère, voire de la construire sous licence pour maintenir ses usines.

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  10. Un Leclerc avec une tourelle téléopérée et les pax dans le châssis ça me semble bien compliqué, je ne vois pas ou irait l'équipage de 3 vu la config de notre tank adoré... Va falloir le modifier lourdement ce châssis...

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  11. Notre Leclerc à toujours autant de gueule... quelle misère d'avoir mis fin à ce programme ..

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  12. Le magazine RRAIDSse laissera feuilleter pour l'été.
    https://lignesdedefense.ouest-france.fr/le-char-du-futur-un-hors-serie-de-raids-magazine-par-marc-chassillan/

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    1. Espérons qu'on est pas droit encore à ça ?
      https://blablachars.blogspot.com/2023/05/le-leclerc-cest-depasse-vive-le-missile.html
      Ou au nouveau char déblindé...

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