CHAR DE TRANSITION, ON EN REPARLE !

La décision annoncée comme imminente au sujet d'un possible char de transition, pourrait (enfin) amener une réponse à une question que se pose l'Armée de Terre depuis plusieurs années, après avoir longtemps éludé le sujet. Si le déclenchement de la guerre en Ukraine a servi de révélateur à de nombreuses armées, en France la situation est restée figée en dépit des nombreuses observations et enseignements en provenance d'Ukraine. Plutôt que de se livrer à une simple rétrospective, Blablachars a voulu s'intéresser aux acteurs du dossier, à savoir les militaires, les industriels, la DGA (Direction Générale de l'Armement) et les décideurs politiques. 

Depuis sa mise en service en 1994, le Leclerc n'a bénéficié que d'un intérêt mesuré de la part des responsables militaires. A leur décharge, il faut reconnaître que ceux-ci ont du composer avec un basculement stratégique qui faisait du char pour beaucoup, un objet encombrant voire inutile. Après avoir déployé au dernier moment, quarante AMX 30B² dans l'Opération Daguet, l'Armée de Terre a été rapidement engagée dans des opérations extérieures, au sein desquelles le char n'avait pas sa place. La position française était alors partagée par de nombreux pays qui profitaient de la période pour se séparer de leurs engins blindés et encaisser les fameux "dividendes de la paix", même si certains continuaient de voir dans cet engin, un outil utilisable dans les conflits asymétriques du moment. 

Leopard 1A5 danois en Bosnie en 1994.

Le désintérêt français se traduisit par une diminution drastiques des crédits de fonctionnement et d'entrainement au moment où les équipages en auraient eu le plus besoin pour parfaire leur maîtrise du nouvel engin. Les éclaircies que furent le déploiement de Leclerc au Kosovo et au Liban ne modifièrent pas radicalement la situation du char au sein de l'armée de terre et avec lui, celle de la composante blindée mécanisée dont les différentes parties étaient progressivement sacrifiées sur l'autel de la mobilité stratégique et de l'aptitude à la projection. Dans le même temps, les obsolescences du char devenaient de plus en plus nombreuses tandis que leur traitement était sans cesse repoussé aux calendes grecques. L'engagement américain en Irak ne modifia pas l'approche française dans le domaine blindé et la fin de la décennie 2000 voyait la fermeture de la chaine de production sur laquelle avaient été assemblés les Leclerc de l'Armée de Terre et ceux des Émirats Arabes Unis. La situation du char continua de se dégrader dans l'indifférence des décideurs, quand ces derniers ne manifestaient pas à l'encontre du Leclerc une hostilité à peine masquée en l'accusant de coûter trop cher, de ne servir à rien et de priver l'armée de terre d'autres équipements. L'engagement français dans la Bande Sahélo-Saharienne donna pourtant l'occasion au général BOSSER, alors CEMAT de préconiser devant les députés l'emploi du couple char hélicoptère dans les opérations menées dans cette zone. Cette suggestion reste lettre morte, condamnant le Leclerc à attendre des jours meilleurs pour retrouver les faveurs de l'Armée de Terre. Le silence des décideurs militaires à propos de l'avenir du Leclerc soigneusement entretenu depuis de longues années se prolonge en dépit du déclenchement de l'opération russe en Ukraine. A la différence de nombreux autres pays, ce conflit ne semble pas provoquer en France de réaction en faveur d'une réelle modernisation du char, dont la mise en oeuvre est clairement écartée par le Général Schill au cours du Salon Eurosatory 2024, qui explique également aux parlementaires ne pas vouloir acquérir un char de transition, fondant tous ses espoirs sur une hypothétique arrivée du MGCS avant le retrait des premiers Leclerc.  

Pour les industriels et plus particulièrement KNDS France, le Leclerc constitue aujourd'hui une des plus belles réussite technique et industrielle. Sur le plan commercial, il n'en n'est pas tout à fait de même face à une concurrence moins avancée technologiquement mais le plus souvent bradée par des états désireux de réduire et/ou de supprimer leur parc blindé. Dix-huit ans après l'arrêt des chaînes et en l'absence de tout projet d'évolution ou de modernisation, le Leclerc est devenu un souvenir, dont la trace s'est progressivement effacée au fil des ans. A cela s'ajoute la bascule de l'armée de terre vers le tout-roues qui a entraîné un abandon progressif des compétences blindées mécanisées et plus particulièrement dans le domaine des engins chenillés, uniquement présents dans les contrats de maintenance passés avec l'armée de terre. Il faut attendre 2018 pour voir une version inédite du char français baptisée E-MBT constituée par l'assemblage plutôt surprenant d'une caisse de Leopard 2A7 et d'une tourelle de Leclerc. 

E-MBT version 2018

Cet engin hybride doit symboliser le futur de KNDS, officiellement créé trois auparavant pour le développement du MGCS. COVID oblige, il faut attendre 2022 pour retrouver cet assemblage sous la forme d'un démonstrateur présentant une tourelle française largement retravaillée, mais toujours installée sur un châssis de Leopard. 

E-MBT version 2022

Comme lors des éditions précédentes, le pavillon KNDS soigneusement divisé entre la partie allemande et la partie française permet de découvrir en 2024 une version entièrement Made in France d'un Leclerc 2.0. Développé à l'initiative de quelques collaborateurs de KNDS France, le Leclerc Evo habillé d'une couleur sable reprend la tourelle de l'EMBT version 2022, armée pour l'occasion d'un Ascalon 120, le tout étant installé sur un châssis de Leclerc. La configuration du Leclerc Evo et son positionnement aux côtés d'une tourelle mock-up armée d'un Ascalon 140 firent souffler un vent d'optimisme parmi les visiteurs présents dont Blablachars. Ces espoirs sont cependant rapidement douchés par le CEMAT qui, au milieu d'un salon marqué par les nombreux blindés présentés, ferme la porte à toute évolution du Leclerc. Le Leclerc Evo est vite rangé au rayon des concept-cars ou étude de style, pour permettre à KNDS de se raccrocher au MGCS comme l'a confirmé A. Dupuy en février dernier devant les parlementaires en expliquant que " tant que le MGCS avance, il faut continuer de s'y accrocher " Une philosophie de circonstance qui ne résout pas le problème du char de transition. 

Leclerc Evo version 2024
 
Pour la DGA, le MGCS est depuis de longues années un totem, puisque dès 2017, Laurent Collet-Billon alors à la tête de la DGA affirmait que "la principale tâche de la nouvelle entité franco-allemande KNDS, sera de développer le successeur du Leclerc" ajoutant même que le futur engin "aura un châssis et une motorisation allemands, et une tourelle française". Le chemin ainsi tracé va motiver la DGA dans son refus d'envisager toute véritable modernisation du Leclerc, allant même jusqu'à nier le besoin d'une remotorisation du char dont la turbine donne pourtant d'évidents signes de fatigue. Nommé en juillet 2022 à la tête de la DGA, Emmanuel Chiva ne dévie pas d'un pouce de la trajectoire imposée par le politique et dont l'atteinte semble de plus en plus aléatoire. Selon le DGA, " les travaux de rénovation [...] permettront au char Leclerc de rester en service jusqu'à l'arrivée du futur système de combat terrestre Main Ground Combat System ou MGCS"  Cette déclaration accompagne l’officialisation en janvier dernier, de la commande de 200 chars rénovés dont le dernier exemplaire doit sortir des ateliers en 2035 ! Quelques mois plus tard, Emmanuel Chiva évoque la possibilité de "mettre en place en France des chaines de production d'industriels d'autres nations leaders, mieux placés que nous dans certains domaines, sur l'armement terrestre par exemple" condamnant de facto le lancement d'un programme français et le Leclerc Evo, au profit de la fabrication sous licence d'un char étranger qui pourrait être le Leopard 2A8 évidemment ! Quelques semaines avant son départ, Emmanuel Chiva s'interroge même devant les parlementaires sur le " maintien d'une capacité de char lourd alors que les chars Leclerc vont être frappés d’obsolescence[...] et sur une capacité intermédiaire." En s'interrogeant sur la pertinence d'une capacité opérationnelle, le DGA sort clairement de son domaine pour marcher sur celui des militaires en charge d'élaborer les besoins des armées. En outre, écouter le DGA constater l'obsolescence du Leclerc ne manque pas de piquant quand on connait la position de cet organisme sur le sujet pendant de longues années, MGCS oblige ! Cependant, une évolution récente a été constatée par la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale qui, dans son dernier rapport " a constaté une évolution de la DGA sur cette question, allant jusqu'à évoquer le développement d'une solution intermédiaire en coopération." 
 
Deux chars de 3ème génération dans le désert 
 
Derniers acteurs et pas des moindres de ce dossier, les responsables politiques ont semblé faire preuve d'une lucidité appréciable sur le sujet au moins en ce qui concerne la représentation nationale, l'exécutif restant quant à lui accroché au MGCS pour les raisons que l'on connait. Les sénateurs comme les députés ont exprimé à plusieurs reprises leur préoccupation à propos du Leclerc et du fossé se creusant un peu plus chaque jour entre la fin de vie opérationnelle du char et l'arrivée du MGCS. A noter que lors de son lancement, ce dernier était supposé être mis en service à partir de 2035, alors qu'aujourd'hui les plus optimistes tablent sur une livraison des premiers exemplaires en 2045, avec un possible glissement en 2050 pour les engins de série. Les parlementaires pourraient donc à l'être à l'origine d'un projet de char intermédiaire, s'appuyant pour cela sur la DGA, une initiative originale et qui ne manque pas d'interroger. Quelle pourrait être la portée d'une recommandation parlementaire, quand on se souvient de la suite donnée par le MinArm de l'époque à l'amendement sénatorial sur un Leclerc Mk3 ? Cette décision pourrait-elle prise alors que l'armée de terre poursuit ses réflexions sur le sujet mais aussi contre l'avis du CEMAT qui se fixait comme objectif en 2023 "de prolonger les LECLERC jusqu’en 2040 ou 2045."  En novembre dernier, le général Schill avait renouvelé son opinion sur le sujet en réaffirmant le rôle de la modernisation du Leclerc dans la transition, en fermant la porte à "l'achat de 200 chars de transition" et surtout en rappelant qu'il appelait de ses voeux l'option idéale représentée par une arrivée suffisamment tôt du char futur robotisé cloud pour lui permettre de prendre la suite des Leclerc. 
 
On sait aujourd'hui que cette option idéale n'est plus vraiment d'actualité avec l'enlisement quasi définitif du MGCS. La décision imminente risque donc d'être de portée réduite, car limitée au seul char, et permettre de continuer à vouloir préserver coûte que coûte la sacro-sainte coopération franco-allemande avec le choix du châssis de Leopard pour le futur EMBT. Cette volonté parlementaire pourrait en outre se "heurter" aux réticences d'une armée de terre peu portée sur la chose blindée, pour laquelle l'adoption d'un engin de transition augmenterait le risque potentiel de pertes des ressources financières nécessaires à sa future robotisation. Cette prudence budgétaire élimine donc de facto le recours à tout achat sur étagère mais aussi au développement d'un véritable engin innovant qui pourrait servir de base à la constitution d'une véritable composante blindée mécanisée. Il est donc probable que la future décision devra faire consensus, rallier militaires, politiques et industriels en risquant de ne satisfaire aucun des acteurs concernés et de laisser le Leclerc en mauvaise posture.  
 
 

Commentaires

  1. Mis à part remplacer le châssis par celui d'un Léopard on ne voit pas très bien ce qui peut être fait... à moins de développer un déambulateur pour le vénérable Leclerc!

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  2. de plus l'Europe a budgétée 125 millions pour un nouveau char , peut on rêver d'un châssis commun pouvant être fabriqué par tous les pays et pouvant recevoir des tourelles ou équipements disponibles?
    penandreff

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  3. Les CEMAT successifs, à de trop rares exceptions près, sont issus des TAP paras colos et Légios, qui ont toujours évolué en Afrique, dans des combats à des années lumière d'un CHI entre nations industrielles modernes. Que pouvait-on attendre de leur part , si ce n'est une sourde hostilité au concept de combat blindé mécanisé ? Pour eux, le rezzou, c'est en roulette, pas en chenille...

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  4. Même semi-chenillé et avec une boule de franchissement servant de treuil pour rejoindre ses camarades de l'autre côté depuis une hypothétique version "grosse gadoue" du Jaguar, je ne suis pas sûr qu'une telle amélioration l'exempte totalement du bain de boue pour réussir ce genre de franchissement, Amho. Mais je ne demande qu'à être convaincu. > s.o.

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    1. Parce que si votre CEMA pense que les "Paras" & "Colos" & "Légios" sont l'alpha et le bêta de l'oméga du "beans" qui s'invite, votre Jaguar gagnerait à être semi-chenillé, disais-je, car la bouilloire\pince\tenaille (appelez ça comme vous voulez) devant prendre l'ennemi par son dos devra forcément avancer ou reculer surtout selon l'axe de la percée êspérée, pensais-je! Ce genre de raisonnement nécessite du matériel pouvant s'accrocher au terrain tranché quelqu'il soit, pas juste tirer et partir dans le sens opposé (?), longer le dos de l'ennemi en êspérant qu'il vous laisse repasser de l'autre côté sur malentendu (?), à moins que les précédents nommés ne changent de panoplie pouhabillerller en civils façon "La grande évasion" (vous savez, avec Steve McQueen. Hey, ce n'est pas à la portée de tout le monde, de sauter en moto par dessus la tête de l'ennemi pour regagner son camp. Hum? Ça suggère qu'il faudrait peut-être créer un nouveau corps armé? Et pop! Étant "preums", je propose comme nom, "les Motos" (prononciation: "lé môtôse", en accentuant les "o")) Amho. > s.o.

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  5. Conclusion d’une IA grand Publique
    La doctrine russe de guerre numérique acte la fin du modèle mécanisé traditionnel. La contre-doctrine doit combiner anti-drone avancé, invisibilité, dispersion, autonomie décisionnelle et supériorité algorithmiques.
    La clé n’est plus la masse de blindés mais la maîtrise du spectre électromagnétique, du temps de calcul, et de la gestion d’essaims.
    Extraction de https://lnkd.in/epRBkt2k posté par TS suite au traitement de https://lnkd.in/ezNPevZG.

    Sur le plan financier :
    Mon beau pays emprunte 1 milliard d’Euros par jour pour payer l’orchestre France. 3 400 Milliard de dette. Pourtant les premiers ministres n’ont plus de voitures et de cuisiniers. Pour l’instant pas de budget pour la défense.
    https://horloge-de-la-dette-publique.com/

    Pour moi, la fonction blindée lourde sera assurée par les Léopards d'Otto Carius pour aller vers Narva.
    L’ABC encore plus petite, sera plus agile et fera plus vite, plus fort, et plus loin en SX8…..Conclusion le politique et notre pognon (impots). Bonne année Blablachar.

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  6. L'art de ne pas prendre de décision en temps voulu... à moins que ce ne soit l'art de ne pas prendre de décision, dont nos décideurs se sont fait une spécialité. Tout a été dit sur le sujet. Char franco français, châssis allemand tourelle française, char moyen qui occuperait un créneau laisse libre par la concurrence...il reste à prendre la décision.

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    1. Il n'y a pas de créneau, le char moyen (De 45 tonnes.) n'intéresse personne.

      (Une famille de blindés chenillés moyens et chars légers de trente tonnes à la limite, complémentaire = Qui ne remplacera pas le besoin d'une famille de blindés, mécanisés, capable de haute intensité. Ce qui n'est pas le cas avec des 45 tonnes ; à part si vous voulez renouveler l'expérience russes de 2022 -2026... ??!)

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  8. D'un point de vue strictement industriel, j'opterais pour un char qui se démarque de la concurrence allemande: char moyen, a tourelle télé opérée, profil bas et furtif, motorisation hybride, (tout en reconnaissant les réticences justifiées par l'insuffisance de blindage) qui nous permettrait d'avancer nos pions face a la concurrence allemande actuellement sans partage.

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  9. Le char de transition s'impose.
    Mais l'acquisition du char ne sera pas la seule dépense du programme : simulateurs, pièces détachées, adaptation des infrastructures techniques. L'Arme Blindée est engagée dans le programme Serval et devra s'impliquer dans le char de transition.
    Mais quel bel engin que le Leclerc Evo.

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  10. Quelle étrange appellation encore une fois : “char de transition” ! De transition de quoi, et vers quoi ??!
    Pourquoi ne pas dire un nouveau char français tout simplement.
    (Char français que certains ont rêvé de tuer dans les années 2000, "pour quoi faire alors que l'on ne va plus faire que des opérations de maintien de la paix", asymétriques qui plus est, 2010, et même encore aujourd'hui certains en rêvent encore.)

    On a en effet pas seulement voulu mais ils l'ont véritablement fait, tout sacrifié :
    Seuls quelques 200 Leclerc sur plus de 400 (A peine fabriqués envoyés presque directement à la casse pour certains...), trop visibles et trop significatifs, ont survécus.
    Et on dit bien survécus (Mis sous cocons pour l'essentiel ; pour ne pas dire dans la naphtaline.) ; pour les VCI chenillés indispensables à leur accompagnement comme tout le reste, malheureusement...
    Pour le reste, quand on veut tuer son chien on l'accuse d'avoir la rage c'est bien connu.

    Une compétence dans le chenillé qui est en train de se perdre avec la retraite des derniers ingénieurs réellement expérimentés dans ce domaine d'ici les quelques prochaines années, qui seront donc cruciales à ce sujet :
    Si on ne fait dans les toutes trois, quatre, cinq prochaines années, on aura perdu des savoir-faire irremplaçables ou très longs à reconquérir, et l'armée de terre française sera sorti pour un certain nombre d'années encore, si ce n'est de décennie(s), du club des grandes puissances militaires productives mondiales ; et donc du club des grandes puissances tout court in fine sans l'essentiel le terrestre.
    (Même le seul nucléaire n'y suffira pas, si on plus les moyens d'intervenir concrètement, sur le terrain, là où se gagnent ou se perdent toutes guerres.).
    (A ce cantonner dans ce domaine militaire interventionniste à n'être plus qu'une semi puissance de seconde ou même de troisième zone. Avec un système de défense complètement déséquilibré en sus.)

    Et le pire du pire de tout cela, c'est qu'on y est, à l'heure actuelle, à l'heure où une guerre de haute intensité se déroule en Europe depuis maintenant près quatre ans, à l'heure où tous tout autours de nous ont commencé largement à se réarmer comme jamais depuis 35 ans, nous on attend.
    Même si aujourd'hui cela est largement pour d'autres raisons (Qu'opérationnelles de maintien de la paix.), plus politiques. C'est à dire, plus européistes déjantées, plus en espérant que notre salut viendra de l'autre coté du Rhin comme on dit, en matière de char notamment (Voir le feuilleton MGCS depuis on ne sait plus le nombre d'années déjà, qui sombre de plus en plus dans des calendes grecques de plus en plus repoussées au loin ; d'où l'apparition de cette appellation de char “de transition” sans doute, apparue il y a peu ? Pour attendre 2050...)

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  11. Il faut surtout une nouvelle caisse, un nouveau châssis, la tourelle on l'a en effet déjà en majeure partie. Pour construire le prochain F-MBT, tout simplement...
    Et pas à seulement à 200 exemplaires, seraient-ils modernisés, ou "rénovés" réellement, non plus. Ce qui serait tout autant insupportable industriellement et financièrement que 400 plateformes... (Voir les couts des rétrofits récents qui correspondent quasiment à ceux d'un char, employable raisonnable, actuellement ; tout en gardant la même vieille cellule largement usée (= MCO...)...)
    Il faut plus penser famille complète de blindés aujourd'hui, si on veut réellement avoir un projet viable (Finies les anciennes formules d'hier comme diraient certains, à fabriquer seulement quelques centaines de chars isolément, aujourd'hui il faut REELLEMENT être innovants (Chenille souple, motorisation hybride, nouveaux procédés de blindages, nouveaux matériaux et compositions, plus légères, etcetera...). Etre réellement modernes et actuels...).

    Tout est politique en effet, même à la DGA. (La voix de son maitre, comme dans de plus en plus de domaine ces dernières années...).
    Avec la mort du char français comme objectif, au profit de qui l'on sait évidemment (""mettre en place en France des chaines de production d'industriels d'autres nations leaders" (Il n' y en pas pas 36 000 en Europe.)...).)

    Avec une "sacro-sainte coopération franco-allemande", qui ne fonctionne plus que dans un sens unique depuis bien longtemps, érigée en religion même, de l'absurde.

    Tout est politique...
    Vu le bazar actuel sauf la rationalité, de construite par exemple toute une nouvelle famille de blindés capable de haute intensité (Ils viennent d'en créer trois, nouveaux types de blindés, Griffon, Jaguar, et Serval, tous à roues évidemment, et ne dépassant pas les trente tonnes évidemment encore !!...).
    Sauf le réalisme en matière de défense, et plus encore un certain pragmatisme ne serait-il que minimal...
    Vivement le changement, de tout ça au fond, rien n'avancera sans cela.

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  12. Même sans camouflage désert le Leclerc Evo version 2024 semblait intéressant. Mais ce ne serait qu'une micro série sans une réelle possibilité d'export donc finalement trop couteux / à un achat sur étagère d'un char déjà existant et rapidement disponible face aux doutes sur l'avenir ?

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  13. Upgrade 200 XLR with a new motor, then the 2040 window is realistic. Develop a new VBCI chassis 8 x 8 with 120mm Ascalon turret integrated in Scorpion with APS and new hybrid motor. This will complement the XLR, fast agile and less costly than a new Evolution . Invest in drone integration and robots for the army. My 2 cents......

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    1. Un Ascalon 120 sur un VBCI, véhicule de 32T à roues, cela me semble osé sauf, peut-être, en version basse pression. Du coup, avec ce que vous ajoutez, cela ferait un engin de 40T, il faudrait des chenilles mais effectivement cela coûterait moins cher que de faire du nouveau.
      LS

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  14. Compte-tenu des coûts de développement d'un nouveau char adapté aux besoins et aux menaces de demain, et aussi des délais "courts" imposés par un contexte de crise et /ou de pré- crise de haute intensité en Europe (et pas seulement d'ailleurs) , une voie intéressante pour la pour la France , me semble être de s'aligner immédiatement sur un des projet(s) d'un futur char commun européen. Donc pas particulièrement franco-allemand (lisez MGCS)
    La France n'a, en effet, pas (ou plus) les moyens de faire autrement, notamment parce qu'elle a choisi de financer une force de dissuasion nucléaire impressionnante mais extrêmement coûteuse. Le Pays doit comprendre qu'il lui est plus profitable d'agir ainsi .Car les temps ont changé. L' union fait la force. On ne peut démontrer le contraire !

    Dès lors, je crois qu'un char pan-européen très bien conçu resterait un pilier utile au combat terrestre pour toutes les armées alliées européennes. Y compris pour les français. Ce char européen devrait être, selon moi, une plate-forme blindée déclinable pour de nombreux emplois. Ce qui est un facteur de rationalité et donc d'économie . Ce serait rendu possible par la modularité et par le placement du GMP à l'avant. Possiblement hybride, mais c'est un "détail".

    En outre, il est absolument indispensable que ce nouveau blindé (environ 50 ou 55 tonnes ? ) soit en mesure de détecter et de détruire à courte distance, les engins volants (drones, munitions intelligentes, missiles) cherchant à le neutraliser . A défaut de cela, il ne sera pas utile longtemps sur le terrain, quelque soit la puissance de son canon principal, Ascalon compris .

    Une autre chose a considérer, c'est qu'il faudra (au moins pour une partie du futur parc ) faire la même chose que dans l'aviation et la marine en matière d'accompagnement par des vecteurs de combat non habités. Des drones terrestres donc. Associés, donc, au nouveau char . Ou plutôt à certaines de ses versions.

    Ainsi, une des variantes du char futur dont nous parlons pourrait abriter et protéger des opérateurs mettant en oeuvre à distance, des plus petits blindés sans équipage, mais bien armés et chargés d'aller au contact des plus hauts risques.

    Concernant la politique générale qui , en France, pourrait conduire à prendre une telle direction stratégique, c'est un fait qu'il faut prioriser les avis les plus autorisés. La DGA, liée au politique, ne devrait évidemment pas être la seule a donner la cadence.

    En fait, il faudrait réunir de véritables experts militaires et techniques des diverses nations impliquées, dotés d' idées larges, et imprégnés (aussi ) des leçons de la guerre en cours à l'EST. Les antagonismes rabiques n'y aurait pas de place. Ce ne serait pas le SCAF ! Donc, ce ne serait pas seulement une réflexion franco-française. Le but global étant de servir l'Europe unie (ne fut-ce que par nécessité et intérêt ) face aux menaces communes (qui ne viendront pas nécessairement d'une seule direction...) . Agir ainsi signifie servir aussi chaque nation en particulier.

    Des militaires appartenant au monde des blindés et ayant du vécu opérationnel, devraient également être consultés Même des ukrainiens y trouveraient un place justifiée ! Enfin, pour répondre à l'habituelle préoccupation de certains en matière d'exportations, je crois que ce n'est plus la priorité. Le plus urgent, c'est de se doter soi-même. (même chose en aviation, mais c'est un autre débat..) Et ceci au plus vite. D'ailleurs, vers qui exporter désormais des chars hors d'Europe ? Les nouveaux concurrents non européens occupent déjà le terrain et sont moins chers . Ou s'équipent en raison d'affinités philosophiques ou d'obligations politiques (on le voit même en aviation ! °

    Alors, pensons d'abord à nous équiper de façon adéquate , rapide et à des coûts raisonnables. Ces coûts ne sont accessibles que par le partage de la charge financière et industrielle . Voir AIRBUS.
    P.R.

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    1. Que ce soit pour des chars ou des avions ou des fléchettes, l'idée d'un armement _unique_ émanant de l'UE (qui n'y connait rien, au passage) est une fausse bonne idée. Pourquoi? Je répète, mais ça ne me fait pas peur, que la théorie économique démontre qu'il faut au moins ***3 concurrents***, dans un marché pour contrer une entente potentielle sur le dos des consommateurs (imaginez que le Rafale et le Grippen n'existassent pas: vous croiyez que l'Eurofighter, seul, serait la panacée mieux qu'actuellement??!). Mais je réponds que non. Donc, logiquement, si l'UE s'intéresse à son marché des armes, l'UE devrait proposer des subventions non pas pour un seul char avec toutes les spécifications arrêtées, mais plutôt 3 subventions pour créer 3 chars parallèlement avec des spécifications floues (idem pour trois avions de combat parallèlement, etc, bref, trois propositions en face de chaque équipement, propositions à devoir souscrire par des compétiteurs n'appartenant pas à la même holding consolidatrice (sinon, vous voyez bien ce qu'il se passe: certains se présentent avec deux branches de la même holding et pensent qu'ils pèsent ainsi pour 2/3 en pensant qu'ils ont des ânes en face). Que les commissaires européens lisent "The economist" avant de créer leur idée de trust potentat et de considérer qu'ils sont des génies en commerce.

      Dit autrement, et illustrativement, par ex., 3 combinaisons de chars parmi 27 sociétés complètement différentes, ça fait 2^27 combinaisons à aller se ranger dans 3 carottes. C'est peu? Certes, mais c'est quand même plus de corrélations cognitives à aller ranger parmi 3 complexitudes (demandant beaucoup d'expertises différentes) que le seul leader d'un domaine allant se présenter multiplexé en face de la seule dite carotte. À l'arrivée, il faudra faire avec un char du [riche en motricité + pauvre en canon + moyen en connexion], un char [pauvre en motricité + riche en canon + pauvre en connexion], un char du [riche en motricité + moyen en canon + riche en connexion], et de chacun à devoir s'adapter avec son choix biaisé et de mieux pouvoir influer sur lesdits biais qui ont nourri son choix. C'est mieux qu'un seul potentat qui peut donc même penser pouvoir se permettre d'être sciemment autiste, myope et aveugle s'il le voulait. > s.o.

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    2. @ Anonyme6 janvier 2026 à 18:11,
      "Tous derrière l'Allemagne", on connait le couplet, il faut "mettre en place en France des chaines de production d'industriels d'autres nations leaders" comme dirait l'autre (Qui décidément n'a jamais défendu aussi peu les intérêts, et le futur, de son propre pays !!!).

      Avec 10 milliards par exemple (Au lieu de les claquer dans un hypothétique porte-avions géant unique.), suffirait largement à nous doter d'un nouveau char.
      5 milliards même si on parle uniquement de se doter de quelques châssis de chars qui nous manquent actuellement.
      Et plus intelligemment encore une vingtaine, de milliards d'euros pour se rééquiper enfin de toute une famille de quelques milliers de blindés intégrés, façon AMX13.

      Et cela possiblement assez rapidement, sur cinq ans environ, suivant nos pertes de savoir-faire actuelles surtout (D'un patrimoine que l'on a déjà si peu et si mal préserver déjà.), pour voir l'arrivée des premiers chars et des premiers indispensables VCI en unité. (A l'horizon 2030 - 2032, si on le décidait aujourd'hui... Peut être 2035 ? Wait and see...).

      L'achat sur étagère, puisque c'est ce que vous proposé au fond et in fine, de matériel délocalisés et fabriqués "moins cher ailleurs" sans doute aussi (En Ukraine par exemple.), nous coutera autant et bien plus cher, beaucoup plus cher à longs termes : Désindustrialisation, perte définitive de savoir-faire (Quand il ne restera plus que des musées...), et autres retours sur investissement productif (salaires, impôts, usines, infrastructures, développement, exports (Pas d'export avec de l'achat extérieur, évidemment... "Plus d'actualité, les exportations"... Refermons nous sur nous même en plus !!... Sacré futur que vous voulez nous préparer là !!), etcetera.).

      (A la limite l'achat de quelques 200 KF41 minimaux pour réaccompagner enfin nos derniers 200 Leclerc dans un premier temps et immédiatement, et pour se rappeler comment on fait...)

      On en a parfaitement les moyens (Vous n'avez pas du lire par exemple la dernière étude, très documentée, de l'IFRI sur ce sujet ? ! ...), moyens techniques et financiers (Avec plus de 50 milliards d'euros par an. (La dissuasion nucléaire, ne représente que 6 ou 7 milliards actuellement.))
      Si on a plus un milliard d'euros à mettre par an sur vingt ans à consacrer à notre armée de terre et à la reconstruction d'une force blindée mécanisée crédible et autonome (...) pour un pays comme la France, où va t-on comme cela ? Autant fermer boutique dés aujourd'hui même. (Même la dissuasion nucléaire ne servira plus à grand chose, vu le peu qu'il restera à sauver.)

      La France n'a en effet pas d'autre choix, que la reconstruction de son armée et de son armée de terre en particulier, si elle veut réellement continuer à exister internationalement : Investir sur son avenir, ou périr, et péricliter, à petit feu.

      Ah, l'utopie, le mythe, du char unique "européen"... ...Alors que certains ont déjà commencé à se tourner vers des pays comme la Corée, ou à se retourner vers les USA, aussi, et demain sans doute très probablement, quand nous auront définitivement disparus, vers d'autres, turcs ou indiens...

      "L' union fait la force." En matière d'UE, excusez nous de bouffer de rire, à minima...
      La cacophonie, vu les intérêts souvent divergents évidemment, même organisée et imposée (...), n'a jamais produit aucune force, au contraire précisément.

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    3. Pour le reste en partie d'accord, sauf sur la partie "téléopérée" (Là aussi sans doute bien plus couteuse que ce que l'on pense communément.)
      Comme dirait > s.o. (Pour une fois.), c'est beau l'utopie (Qui ne fonctionne pas depuis quarante ans, et fonctionne même de moins en moins, voir l'effacement de la crédibilité des différents pays européens au sujet de la crise en Ukraine.), tous sous la bannière made in Germanie et leur aimable leadership comme dirait l'autre, et que pas une seule tête ne dépasse...

      Voir ce qu'ils ont fait du programme spatial Ariane, ou plus encore au niveau militaire ou cela fonctionne encore plus mal de part les spécificités des différentes façons de voir les choses des différents intervenants (Eh oui...) ce qu'il ont fait avec des programmes comme l'Eurofighter (Heureusement, heureusement, qu'on a fait le bon choix, avec le Rafale, à l'époque encore... (Sinon on aurait même plus grand chose déjà en terme de l'essentiel de nos exportations aussi.)) ou l'A400m (Et quelques autres encore également.).

      Alors un “Euro Tank”, non merci, même si c'est un Léopard2 ou un Léopard3 en définitive ; ou même un KF51 : Comme quoi quand on veut, on peut même choisir de développer deux types de chars différents, dans un même pays (!!)...

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  15. @PR. Vous dites vrai dans l'absolu mais dans la réalité les allemands n'ont pas besoin de nous, donc si l'on se concentre exclusivement sur l'urgence de disposer, avant l'arrivée du MGCS ( qui est très hypothétique), à un coût raisonnable d'un char qui fait le job, l'achat sur étagère s'impose, avec le cas échéant un châssis allemand et une tourelle française.

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    1. Ce serait mettre le doigt, dans un premier temps, dans un très dangereux engrenage. Ce que cherchent et rêvent même certains évidemment.
      On a parfaitement les moyens de développer, assez rapidement (D'ici 2035, la reconstruction totale de notre armée de terre ne se fera pas en cinq ans de toutes façons. Ils ont mis vingt ans, pour la déconstruire.), un nouveau châssis modernisé, polyvalent d'extrême préférence (Ce que ne font pas les allemands, chars-VCI moteur(s, hybrides.), par exemple, si vous développer une offre différenciée, alternative (1) ; plus "compacte" notamment...) dans un premier temps.

      (1) : D'ailleurs il est assez intéressant de voir encore l'étude de l'IFRI en terme d'offres en Europe actuellement : Trois modèles de chars, encore fabriqués, un européen, seulement, (Le Léopard2), et deux extra européens, l'Abrams américain et le K2 sud coréen... Continuons comme ça comme dirait l'autre...

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    2. "chars-VCI moteur(s, hybrides.)" monté(s) à l'avant.

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  16. L'alternative a mon avis ( je suis têtu) est de développer un char moyen, qui n'existe pas sur le marché, avec des briques techno existantes. En revanche si le MGCS est enterré,l'option d'un char lourd franco français peut être envisagée.

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    1. Cela n'intéresse personne un char moyen de 45 tonnes ; et à part si vous voulez renouveler l'expérience des russes en 2022...

      Rajoutez dix tonnes, et 500 000 euros environ (De différence de blindages supplémentaires.), et vous aurez un char moderne actuel de dernière génération, de 55 tonnes (Voir même un peu moins avec des chenilles composites.), dont tous sont en train peu à peu de s'équiper dans le monde.

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  17. Avec tout ce que j'entends à droite et à gauche, je me dis que remonter les chaines de prods du Leclerc dans une version améliorée et remotorisée, serait encore le moins couteux et sans doute pas loin du plus efficace.

    On a les blueprint et c'est juste l'un des meilleurs chars actuels, pourquoi chercher midi à quatorze heures... Et ça devrait pouvoir intéresser les E.A.U...

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    1. Vous imaginez qu'une chaîne de production d'un char c'est comme un meuble en kit.
      Vous pensez par exemple que les américains pourraient relancer rapidement la production de char Sherman de la 2e guerre mondiale ? Non? Pourtant ce sont des chars connus, simples. ..

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  18. En effet c'est très simple de relancer une ligne de prod: C'est une question d'argent (et de rentabilité coût/utilité, bien entendu).

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    1. Tout autant que d'en reconstruire une toute nouvelle moderne actuelle, de production (Le jour où on ne produira plus rien... ...La rentabilité...)...

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  19. "On en parle" via la députation et les échéances électorales en ligne de mire...

    Le tuilage entre un Leclerc XLR dopé (?) et l'hypothétique MGCS s'allonge avec les échéances prévisibles. Le gap devient factuel à la lumière de 'l'espacement temporel" (sic) entre les deux programmes.

    Moi aussi je n'aime pas le terme intermédiaire, voire intérimaire et temporaire. Sans ambition accessible et pensées pour un emploi à venir, la chose est pour la moins nébuleuse.
    Faire quoi, comment et pour quel usage ne semblent pas encore fixés. On sait simplement ce que ne veut pas la DGA et l'EMAT : un Leclerc 2 !
    Les "étagères" et notre BITD moribonde dans ce domaine proposent différentes choses plus ou moins lourdes dont l'architecture primaire remonte à la fin de la deuxième GM. La numérisation, les matériaux, les systèmes et effectecteur ont bien évolué depuis. Toutefois, coller un missile polyvalent ou un drone offensif (?) sur un engin de 70 tonnes me laisse dubitatif et perplexe.
    Il serait logique d'appréhender le futur EPC, y compris pré-MGCS, dans un ensemble plus large et complexe. Envisager un "char" par le petit bout de la lorgnette me semble improductif et surtout illusoire pour son emploi. Certes, les concept-chars de salon sont impressionnants, mais restent à développer pour un usage opérationnel et sur qu'elle base industrielle ? Le sujet souverain ou maîtrisable de la plateforme ou châssis demeure incontournable.

    Bien sûr chacun peut y aller de sa vision ou fantasme refoulé, il y a matière à décrire et envier péremptoirement avec des méconnaissances affirmée. C'est légitimement humain. J'y cède parfois...^^
    Nous aurons ce que nos budgets permettrons et que le politico-technico-industriel decidera avec des militaires concernés mais aux ordres. Ah, il nous vaudrait un putch pour éveiller les inconscients et faignasses. LOL !

    Effectivement, "on va en parler" un bon moment. :)

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    1. Le futur EPC ? !!
      Vous voulez sans doute dire le futur char de combat principal ??

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  20. Le tuilage entre un Leclerc XLR dopé (?), comme vous dites, couterait sans doute extrêmement cher pour moderniser seulement 200 Leclerc (2 ?). (Là par contre rendement et efficacité de la dépense publique... Mais certains nous y ont déjà tellement habitué...)

    "On sait simplement ce que ne veut pas la DGA et l'EMAT : un Leclerc 2 !"
    C'est surtout ailleurs, plus haut, plus en amont, que cela bloque surtout (même dans notre EMAT actuel il y a sans doute pas mal de gens, on l'espère en tous cas, qui regarde ce qui se passe en Ukraine, et en Europe, actuellement, et qui commencent, lentement sans doute, à nouveau à se réinterroger un minimum (?)).
    Du coup, rien ne bouge, ni l'EMAT, ni encore moins aujourd'hui la DGA, qui regarde passer les trains.

    Pour le reste, de "l'employable" en effet, du "rustique" même (C'est mieux pour le tout terrain, et pour les conflits.) ; à l'inverse et à l'opposé de vos habituels gadgets futuristes (Je ne dirais pas fantasmes habituels par contre ; et au delà de vos allusions habituelles particulièrement déplacées aussi...) paradoxalement.

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    1. Du coup, rien ne bouge, ni l'EMAT, ni encore moins aujourd'hui la DGA, qui regarde passer les trains.
      Ni du coté de nos industriels du terrestre (Enfin ceux qui restent.) qui doivent sans doute plus que jamais ruer dans les brancards, et toutes nos autres PME de notre tissu industriel, restant également, sous traitantes, qui n'en peuvent sans doute plus non plus d'attendre des décisions, qui ne viennent jamais ; malgré les grands discours qui ne sont que pompeux au fond ("Sommes nous prêts" comme se demandent de plus en plus certains, qui se posent encore la question...) ; et tout cela uniquement par pure idéologie....
      Vivement que ça change, que les choses se débloquent enfin, d'une façon ou d'une autre. (Même une chèvre ne ferait pas pire, dans l'immobilisme.)

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