GDLS a indiqué que trois des sept prototypes du XM30 Wolf avaient été livrés à Fort Hood où ils sont en cours de prise en main par les équipages de la First Cav avant le début des évaluations qui devraient se poursuivre jusqu'au mois de mars 2027. Cette information ne fait aucune mention d'un éventuel passage au NTC (National training Center) comme cela était initialement prévu dans le calendrier initial des tests. De son côté, American Rheinmetall a livré un premier prototype à Fort Hood et un second serait actuellement dans le Mississippi au sein du CSJFTC (Camp Shelby Joint Forces Training Center) où la firme américano-germanique mène également ses propres essais. Les autres véhicules seraient en cours d'assemblage sur le site de Slidell en Louisiane. Les deux firmes ont également remis à l'Aberdeen Proving Ground des prototypes ainsi qu'une coque et tourelle supplémentaires en vue de réaliser des tests balistiques.
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| Maquette du XM 30 Wolf de GDLS |
Cette livraison a permis à GDLS de réaliser plusieurs essais avec le XM 30 Wolf. Plusieurs tirs ont été effectués avec le canon XM913 de 50x228mm, choisi dans le cadre du programme ALAS-MC (Advanced Lethality and Accuracy System for Medium Caliber) comme armement principal du futur MICV (Mechanized Infantry Combat Vehicle). Dans le domaine de la mobilité, la transmission SAPA ACT 1075 (Advanced Combat Transmission) à 32 vitesses ainsi que les chenilles composites équipant le Wolf auraient fait l'objet de commentaires positifs.

La transmission ACT 1075 de SAPA (Photo SAPA)
Jim Schirmer en charge des programmes au sein d'American Rheinmetall a indiqué que son prototype avait également reçu des commentaires positifs, formulés au cours d'une présentation officielle aux membres du Congrès et aux hautes autorités militaires. Les invités auraient particulièrement apprécié l'agencement du poste des deux membres d'équipage du blindé ainsi que l'espace offert aux six combattants embarqués ainsi que le système de climatisation, qui a fait l'objet d'une attention particulière dans la conception de l'engin.
Comme son concurrent allemand, le Wolf de GDLS est mis en oeuvre par un équipage de deux hommes placés côte à côté dans un cockpit d'inspiration aéronautique au sein duquel sont regroupés les différentes interfaces et écrans. Les deux postes sont interchangeables et permettent aux deux membres d'équipage d'occuper les différentes fonctions (tir, pilotage) qui bénéficient d'un réseau de caméras leur offrant une vue à 360° autour de l'engin. Il est intéressant de noter que le Wolf de GDLS partage son interface avec le M1E3 ainsi que le positionnement des deux membres d'équipage, avec le pilote à gauche et le chef d'engin à droite. Sur le Lynx XM30, l'équipage dispose de trois écrans configurables, dont un grand écran central permettant d'afficher une carte mais aussi les images provenant des drones de reconnaissance mis en oeuvre à partir de l'engin, qui dispose également d'un viseur chef jour/nuit indépendant.
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| Vue d'artiste du Lynx XM30 (photo American Rheinmetall) |
La réduction de la signature électromagnétique des deux engins ainsi que leur résistance aux actions de guerre électronique seront également l'objet d'une attention particulière de l'armée américaine qui soumettra les deux prototypes à des impulsions électromagnétiques tactiques au sein de l'Aberdeen Proving Ground doté d'une chambre anéchoïque. Les deux engins sont évidemment dotés d'une propulsion hybride associée à une transmission hybride électrique, assurant la fourniture d'énergie électrique, pouvant être exportée (vers les combattants embarqués) mais également utilisée pour la mise en oeuvre de certains systèmes, sans recourir au moteur thermique. Dans le domaine électrique, l'accent a été mis sur la possibilité des engins de répondre à de futurs besoins, consommateurs d'énergie comme les armes énergie dirigée, ou les systèmes de lutte antidrone.
Outre son canon XM 913 et ses missiles antichars, le XM 30 sera capable de mettre en oeuvre des munitions rôdeuses, Switchblade 300 d'Aeroenvironnement pour le Wolf et Coyote Block 3 de Raytheon pour le Lynx. Dans le domaine de la lutte antidrones les deux constructeurs n'ont évoqué aucun équipement particulier, Jim Schirmer a cependant indiqué que le Lynx XM30 avait déjà une capacité C-UAS à propos duquel il n'a divulgué aucune information. En dépit de cette information, il est probable que l'armée américaine mènera ses propres évaluations pour identifier le futur système C-UAS du XM30 qui sera ensuite intégré sur l'engin par son fabricant.
Les drones terrestres ne sont pas oubliés, l'armée américaine envisageant de faire du XM 30 une plateforme mère pour de futurs engins téléopérés. Selon GDLS, le Wolf possède une interface dédiée qui peut être complétée ou améliorée par l'intégration de nouvelles solutions logicielles. American Rheinmetall a indiqué ne pas avoir encore tenté de piloter un UGV (Unmanned Ground Vehicle) depuis son Lynx qui devra pour cela intégrer un logiciel de contrôle. A contrario de son concurrent américain, le Lynx XM 30 peut être piloté à distance à l'aide d'une tablette, qui permet également à l'équipage de disposer des images fournies par les systèmes de l'engin. Une capacité qui n'a pas encore été démontrée par Rheinmetall et dont le développement remonte probablement au programme OMFV (Optionnally Manned Fighting Vehicle.)
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| Vue d'artiste du XM 30 Wolf et M1E3. |






2 engins futuristes, des démonstrateurs technologiques , combien vaudra ce genre de bijoux et combien coûtera le MCO?, ces engins high tech auront ils la même durée de vie que les bradley?
RépondreSupprimerle patron de l'otan vient de le rappeler l'otan n'a pas pour but d'envahir la Russie son organisation est purement défensive, notre vieux VBCI est peut être plus adapté que des engins de 50 tonne à ce schéma
penandreff
L'Otan est purement défensive, et diriger exclusivement dans les faits contre la Russie, donc il faut du lourd, et du tout terrain. CQFD. Voir à Pologne, Allemagne, etcetera.
SupprimerOù on voit (Cela crève même les yeux.), en effet comme le rappelle déjà l'intervenant ci dessus, qu'on est pas encore vraiment sorti des dividendes de la paix ! (A force d'avoir un ventre toujours plus gros que la bouche...)
RépondreSupprimerCe qui impose deux autres remarques très directement liées :
Deux membres d'équipage seulement pour gérer les nombreux d'équipements prévus (Si généreusement.), drones et autres encore certainement et qu'on ne cesse de vouloir y ajouter, dans le même stratégie que dessus.
Et surtout, ce qui démontrerait là plus une sorte de désaguerrissement, ou un effacement relatif des opérationnels de terrain (Idem même cause mêmes effets.) avec un groupe de combattants embarqué de seulement six fantassins.
Là aussi au prix probable de l'engin, sans doute très proche des 10 millions d'euros pièce vu les demandes et sur-spécifications (A l'américaine.) exprimées (Certainement même. vu tout ce qui leur est demandé d'embarquer, j'espère qu'ils ont prévu la machine à café, plaquée or...), cela va couter extrêmement cher la moindre section de combat déployée, MCO compris comme le rappelle également penandreff.
(Mais ce n'est pas une question de poids quand même. mais de juste niveau technique et de sur sophistication très nettement abusives dans le cas ci dessus. Un Namer, de 60 tonnes, avec un simple canon mitrailleur téléopéré de 30 x 173 très classique et très suffisant pour appuyer un groupe de combat débarqué, vaut dans les 3 millions d'euros, par exemple. On est loin du pragmatisme opérationnel sud coréen là aussi (C'est peut être aussi en partie pour cela qu'ils ont été évacués, vu les enjeux, financiers...))
Enfin un mot sur le choix du canon et de son calibre en particulier : Le 50 x 228 sera dés sa mise en place insuffisant contre des VCI lourds équivalents (Plus encore encore face à un T15 issu directement du char T14.), même ce VCI porteur lui même sera invulnérable à ce genre de tir, c'est dire la cohérence là aussi, et de l'inertie dans les idées actuelle, ce 50 mm c'était bon dans les années 2000, pas 2030 et plus.
Où est la LAD par contre (Est ce bien sérieux même, d'oublier ce genre de chose dans l'actualité pourtant omniprésente actuelle ? !!! ! Ils devraient penser à se faire un peu moins de fric et penser plus à ce qui se passe réellement sur le terrain. C'est même devenu une donnée prioritaire pour tout engin et tout véhicule même, la LAD aujourd'hui, et plus encore demain, à quoi pensent-ils vraiment ? !) ; même s'ils ont penser un peu à prendre en compte la guerre électronique c'est déjà ça.
Et des drones terrestres par contre, bien sûr (Sinon cela ne serait pas encore assez cher.) et le tout piloté par le même et unique homme-chef de char-faiseur de café !!! ... Parfait exemple du mouton à cinq pattes ceci dit ; et ce qu'il ne faut surtout pas faire !
Ah décidemment, sacrés dividendes de la paix, et sacré complexe militaro-industriel aussi.
Pas sûr qu'on gagne encore la prochaine, avec de tels engins de luxe hors de prix et de telles stratégie d'équipement.
Et oui, "la pertinence de déployer un VCI lourd sur des théâtres désormais sous la surveillance quasi permanente de drones et autres munitions rôdeuses", autant y aller à poil même, mais en Rolls.
Eh oui encore " les seuls critères techniques et opérationnels"... Précisément on semble en être très loin avec tout ce qui est évoqué ci dessus. Simple, pragmatique, rustique, et employable, comme dirait l'autre...
La principal révolution des VCI dit déjà de quatrième génération par certains experts, c'est leur niveau de protection, basique (Alors qu'ils ont été pendant très longtemps négligés sur ce point, eux et leur groupe de combat, eux et leurs dix combattants embarqués...), qui avec, à l'instar du Namer, avec leur cinquantaine de tonnes atteignent désormais le même niveau que les chars lourds qu'ils accompagnent et dont ils commencent à être de plus en plus issu (Merkava4-Namer, T14-T15.). Elle est là la vraie révolution.