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mardi 15 février 2022

LES BTG RUSSES : DES FORMATIONS AUX OBJECTIFS PRECIS ET AUX MOYENS LIMITES

Le renforcement du dispositif russe aux frontières de l'Ukraine fait sans surprise, la part belle aux éléments blindés mécanisés. Sur les différentes images publiées depuis plusieurs semaines le trio blindé des forces terrestres russes composé du T-72B3, du T-80 BVM et du T-90 dans ses multiples déclinaisons côtoient les différents engins comme le BMP2 ou les BTR82. il est intéressant de noter qu'aucun des matériels ou armements de la nouvelle génération n'a été observé dans le dispositif russe. L'engagement de ces différents moyens est le plus souvent réalisé au sein des Batallions Tactical Group ou BTG sur lesquels Blablachars souhaite apporter quelques précisions. 

Le BTG russe est une organisation tactique modulaire créée à partir d'éléments issus d'une même garnison et appartenant en temps de paix à une brigade, pour déployer des moyens de combat dans une zone de conflit. Les BTG russes ont été employés au cours de la dernière crise en Ukraine entre 2013 et 2015. L'objectif assigné aux BTG est de parvenir à contrôler un espace qui pourra être utilisé comme gage dans de futures négociations et d'infliger des pertes à l'ennemi des pertes susceptibles de lui imposer la négociation d'un règlement. Le cout des pertes amies et la difficulté à régénérer un BTG imposent cependant au commandement des BTG de préserver au maximum ses propres forces. Pour cela, l'armée russe fait appel à des forces paramilitaires, souvent locales pour assurer les missions de sécurisation au profit des BTG et leur permettre de consacrer l'essentiel de leurs ressources à leur mission principale. 

Miliciens de la République Populaire de Donetsk et de Luhansk (LPR)

A côté de cette hybridation de leurs forces, les BTG russes présentent des vulnérabilités tactiques pouvant être exploitées par leur adversaires potentiels. 

- La relative pauvreté des forces de manoeuvre d'un BTG particulièrement en matière d'infanterie limite les capacités de manoeuvre de ces formations, incapables de concentrer les effectifs nécessaires à une opération offensive et d'assurer la sureté des arrières et des flancs de leur dispositif.  Les BTG ne chercheront pas à s'engager dans l'exploitation des contacts pris au cours d'opérations de reconnaissance menées derrière les forces paramilitaires, les moyens de manœuvre seront le plus souvent réservés pour permettre au BTG de conserver ou reprendre l'initiative.

- Les limitations dans le domaine du Command and Control (C2) imposent au commandement de privilégier un emploi centralisé des moyens de renseignement, utilisés au profit des unités de combat et de guerre électronique dans des opérations ciblées dans le temps et dans l'espace ; ces différents moyens ne pouvant être utilisés sur l'ensemble de la zone d'action d'un BTG. Cette centralisation associée à l'absence de mise en réseau rend difficile la diffusion des ordres et accroit le manque de réactivité des unités subordonnées. Le manque de technologie de partage de l'information au niveau peloton limite la flexibilité des BTG et réduit la capacité du chef tactique à diffuser en temps réel les informations sur l'ennemi, les ordres en cours d'action et à recevoir les comptes rendus.

- En raison de leur composition et de leur origine, la régénération rapide des BTG ne peut être obtenue que par la cannibalisation d'autres unités, donnant aux pertes humaines et matérielles un caractère quasi irréversible. Face à une menace importante, les éléments les plus essentiels à la manoeuvre et au soutien peuvent être conservés pour de futures actions. 

- En dépit d'une certaine supériorité technologique dans certains domaines (BMP3 vs Bradley) les BTG n'ont pas la capacité d'observer, de détecter et d'attaquer simultanément les unités d'une brigade adverse sur un large front. Les moyens d'artillerie dont disposent les BTG rendent difficiles l'obtention d'un effet significatif sur plusieurs axes. Le recours aux feux indirects aura le plus souvent lieu sur un objectif unique et souvent depuis des positions situées en arrière du dispositif des unités paramilitaires.

L'analyse succincte des opérations russes en Ukraine entre 2013 et 2015 apporte un éclairage complémentaire sur les BTG et leur emploi. Dans ce dernier domaine, le mode d'action des BGT russes combinant le contrôle du terrain et la conduite d'opérations limitées se retrouve dans l'action de ces unités durant la crise ukrainienne de 2013. Après les lourdes défaites subies par les milices pro russes à Donetsk et Luhansk, l'armée russe anticipant un effondrement total du mouvement séparatiste, pénétra en Ukraine et profitant de la surprise tactique et opérative détruisit une partie des forces de manoeuvre ukrainiennes. A partir de l'invasion de la Crimée en 2014, les milices indépendantistes furent appuyées par des unités de renseignement et de forces spéciales russes ainsi que par de petits détachements d'artillerie sans qu'aucun des BTG déployés sur le terrain ne soit engagé. Les succès ukrainiens de l'été 2014 imposèrent à la Russie de déployer ses BTG en Ukraine pour s'assurer du contrôle d'un maximum d'espace permettant de dessiner les bases territoriales des futures négociations qui devaient amener à la signature des accords de Minsk II au printemps 2015. Ce modus operandi visant à engager les BTG pour l'obtention de gages territoriaux fut à la base de l'engagement russe en Moldavie en 1990, en Serbie en 1998, en Géorgie en 2008 et dans une moindre mesure en Syrie ces dernières années.

Il est admis que les brigades de l'armée russe déployèrent en Ukraine 50% de leurs moyens humains et matériels au sein des BTG. Ceux-ci bénéficiant du soutien de la totalité des moyens de la brigade, pour ne compter au final que l'équivalent d'un bataillon d'infanterie comme pion de manoeuvre. Cette situation fut le plus souvent compensée par le renfort d'une compagnie de chars et d'éléments artillerie de type lance roquettes. La gestion des ressources humaines de la brigade mettant sur pied un BGT privilégie l'emploi des soldats engagés et des sous-officiers issus du rang dans les unités de manoeuvre, pour affecter les conscrits dans les unités de soutien. Cette répartition ne doit pas occulter le manque de volontaires pour armer les les postes vacants, carences liées aux pertes subies par l'armée russe en Tchétchénie et en Géorgie et par la réputation du soutien médical en opérations. Au final, on peut penser que si les BTG sont armés par les meilleurs éléments d'une brigade, au moins deux tiers du personnel déployé sont plus ou moins inaptes aux opérations de combat direct, le tiers restant apte et qualifié représente une ressource trop rare que l'on évite d'exposer inutilement. 

Une autre caractéristique de l'engagement des BTG est le recours à des forces paramilitaires pouvant lui servir d'écran et de pion de manoeuvre supplémentaire tout en limitant son action dans certains domaines. C'est derrière des forces paramilitaires que le BTG cherchera à agir, dans le but de s'emparer d'une zone après avoir provoqué des pertes importantes dans le dispositif adverse. Le recours à des feux indirects depuis la zone arrière du dispositif des forces paramilitaires permet de préserver les forces de manoeuvre du BTG en vue des actions décisives. En dépit d'une certaine richesse de moyens, le commandant du BTG ne dispose que de l'équivalent d'un bataillon d'infanterie renforcé comme pion de manoeuvre. Pour compenser le manque d'éléments de manoeuvre et obtenir un peu plus de souplesse dans l'organisation tactique, le recours à des forces paramilitaires est systématiquement recherché avec des unités pouvant être constituées de miliciens locaux, de volontaires russes ou de mercenaires chargés de tenir la ligne des contacts et de défendre les points clés de la zone du BTG. Cependant, l'utilisation de ces éléments limite l'efficacité du BTG dans le domaine du commandement. Ces unités qui ne sont généralement pas équipées des moyens ad hoc ne sont pas intégrées aux différents réseaux de commandement (voix et/ou données) sur lesquels les informations sont partagées entre les différents échelons tactiques. L'emploi de forces paramilitaires impose au chef du BTG d'adopter un commandement centralisé, dans lequel il dirige personnellement l'engagement des moyens provoquant une augmentation significative du trafic radio et de la signature électro magnétique du PC du BTG. Cette signature est également accrue par l'utilisation quasi systématique de moyens de communication non protégés par les forces paramilitaires comme les téléphones portables ou autres émetteurs récepteurs commerciaux.

Le Batallion Tactical Group russe dont 50 à 60 seraient actuellement déployés à proximité de la frontière russo ukrainienne est une organisation tactique temporaire dédiée à l'acquisition et au contrôle d'espaces pouvant devenir des gages territoriaux. Leur organisation et leur composition ne les prédisposent pas à agir en avant d'un dispositif offensif russe mais plutôt à préserver les acquis en s'appuyant sur des forces paramilitaires locales ou russes. 

Organigramme simplifié d'un BTG

32 commentaires:

  1. Analyse très réductrice, un Groupement Tactique Russe n'attaquera jamais une Brigade, le ratio minimum autorisé pour que les Russes lancent une attaque est de 3 contre 1. Sans compter que dans son travail il a mélangé les appuis d'une brigade avec ceux divisionnaires.

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    1. Bonjour, avez vous des sources pour étayer vos arguments ? Je me suis concentré sur les Groupements Tactiques de Bataillon sur lesquels j'ai consulté de la documentation de plusieurs origines pour écrire ce post. Je n'ai jamais prétendu qu'un GT russe pouvait attaquer une brigade, quant aux appuis je ne vois pas a quel niveau se situe la confusion ! Merci

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    2. Une brigade mécanisée russe comprend habituellement trois bataillons d'infanterie mécanisée, un bataillon de chars, un d'artillerie automotrice, un d'artillerie antiaérienne, et diverses compagnies de lance-roquettes, antichars, du génie, et autres.

      Cependant cette formation a tendance à être aujourd'hui à nouveau remplacée par le niveau division.
      Niveau division, supprimé auparavant au profit des brigades : Il semble que ce retour signifie que ce modèle n'ai pas apporté les avantages escomptés.
      Là par contre c'est en effet plusieurs de ces nouvelles divisions recréées, considérées comme d'élite en plus, qui ont été positionnées aux frontières russes avec l'Ukraine.

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    3. Tout d'abord il y a une différence entre une brigade de chars (3 chars + 1 infanterie) et une infanterie motorisée (3 bataillons motorisés + 1 chars), la motorisée le char btg vaut 41 au lieu de 31. Dans la motorisée il y a c'est un bataillon antichar absent de ce char. La brigade d'infanterie compte deux groupes d'artilleurs automoteurs plus un du MRLS, un bataillon SAM et un SPAAG, un bataillon du génie, un bataillon de transmission, un bataillon logistique, une compagnie de reconnaissance, une compagnie NRBC, une compagnie EW, une compagnie médica , une société de drones.

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    4. Chaque bataillon d'infanterie motorisée est divisé en 3 compagnies de fusiliers et une compagnie de mortiers avec 8 mortiers lourds de 120, puis il y a un peloton avec 6 lance-grenades de 30 mm, un peloton avec 9 atgm et un peloton de reconnaissance avec 6 radars au sol. La brigade de chars est sur trois bataillons de chars d'un bataillon d'infanterie comme ci-dessus. diminue l'artillerie qui est sur un bataillon automoteur et un MRLS. Le génie est également réduit au niveau de l'entreprise, les autres unités de support restent inchangées.

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    5. D'après ce que j'ai mentionné, il ne me semble pas que nous ayons des problèmes d'appui-feu (à tel point qu'un ancien commandant du BAOR a défini l'exécution soviétique comme une armée d'artillerie avec quelques chars et fantassins) et de commandement et de contrôle. tous les véhicules de combat sont équipés d'un système de navigation inertielle GLONASS, ont des drones et des radars de contre-feu et d'observation terrestre, je ne sais pas qui en a au niveau de la brigade à l'OTAN. Quant aux conscrits, je réponds à un autre, ils ne servent que dans les unités de soutien, les unités de combat sont formées de volontaires.

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    6. Cher Giampaolo Sordini,
      Il est intéressant de voir à quel point votre commentaire a mal vieilli. Bref, vous citez la théorie de ce qu'est l'armée russe mais en pratique c'est différent.
      "tous les véhicules de combat sont équipés d'un système de navigation inertielle GLONASS" Juste Lol.
      "Quant aux conscrits, je réponds à un autre, ils ne servent que dans les unités de soutien, les unités de combat sont formées de volontaires" Ha vous parlez de ces fameux volontaires à qui on a obligé de signer un contrat ?? La définition de volontaires semble assez différente dans l'armée russe

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  2. Super post rare et instructif. Merci pour ce site internet.

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    1. Merci, de temps en temps il est intéressant de s'écarter de l'aspect matériel et technique.

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    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  3. C'est l'équivalent des GTIA français, ou précédemment des Kampfgruppen allemands de la fin de la seconde guerre mondiale.
    A priori je dirais, vu la part importante d'artillerie, normale chez les russes (et y compris en antiaérien, et en antichar.), et d'infanterie, en effet une force, mécanisée, plus destinée à colmater les brèches, que faite pour l'offensive (il faudrait inverser la proportion entre chars et infanterie pour cela.).
    Ce qui est compréhensible pour endiguer une dégradation de la situation au Donbass, mais beaucoup moins adaptée dans celle actuelle, d'une présumée offensive russe ( à trois contre un : c'est le ratio normal pour un assaillant défini unanimement par tous les stratèges du monde.).

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  4. bonjour

    je trouve votre analyse intéressante. Vous avez raison sur les faiblesses des BTG mais je suis moins pessimiste sur la régénération des forces. Pourquoi? en premier les russes comme vous l'expliqué cannibalise leurs brigades. Dans une brigade, il y a en générale 3 bataillons mécanisés et 1 bataillon de char plus tous les appuis. Cette brigade génère 1 BTG mais dans l'absolue peu en fournir un deuxième.
    Dans le domaine des moyens, les russes ont regénéré 3000 chars anciens, vous les avez cité, mais ils ont encore 20000 chars en stock non utilisé qui pourrait être regénérer rapidement suite à un conflit.
    dans le domaine humain, vous avez raison, il est difficile de remplacé les soldats professionnelles mais n'oublions pas que s' il y a une vrai menace sur la Russie, il y aura des volontaires pour se battre.
    De plus, il y a une politique patriotique mis en œuvre qui prépare le peuple mais surtout les génération future au service de la nation (n'oublions pas la force de la "mère patrie" dans le coeur russe)
    par contre, vous oubliez un petit truc dans votre analyse mais que je pense essentiel, c'est l'art opératif russe. Si vous ne travaillez qu'a l'échelon tactique, je vous donne raison mais il ne faut pas oublié que les russes sont les rois de l'art opératif (pour souvenir Bagration par exemple) dans lequel ils remplacent leurs lacunes tactique par des manœuvres d'ensembles au niveau du théâtre. Ils peuvent donc perdre des batailles mais quand même gagner la guerre...

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    1. bonjour, vous avez raison sur les points évoqués. Concernant l'art opératif russe j'ai volontairement omis le sujet pour me concentrer sur l'utilisation tactique de ces formations. Merci pour ces remarques.

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    2. Vu la catastrophique entrée en matière russe dans ce conflit, cela fait de votre analyse la plus juste et la pointue de tout internet!!!

      Merci!

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  5. l'armée Russe est une armée de conscrits qui défendrons la Russie mais qui ne comprennent pas pourquoi il faut ce battre contre des Ukrainiens.
    De plus L'Armée Russe à très mauvaise presse auprès de la population (violences maltraitances dans les unités etc)
    il est donc très difficile de connaitre l'efficacité réelle de l'Armée Russe, combien d'unités Russes professionnelles sont elles réellement prêtes?.
    l'utilisation d'unités paramilitaires comme l'indique blablachar permet de gonfler les effectifs avec des gens "motivés", de faire office d'infanterie encadrant les blindés et de tenir le terrain qu'ils connaissent.
    en tout cas l'Armée Rouge ne pourra pas resté longtemps à la frontière Ukrainienne le froid la neige impose toute une logistique qui est hors de porté de l'armée Rouge sur le long terme
    tous les x heures les moteurs doivent être démarrés, les soldats doivent ce réchauffer, la neige enlever.....

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  6. De toutes les façons l' objectif de Poutine en Ukraine est limité : obtenir la reconnaissance ( ou la non contestation) de l annexion de la Crimée et le cas échéant ancrer le Donbass dans le glacis russe. les BTG suffisent à satisfaire cet objectif par leur effet menaçant. Gagner la guerre sans combattre

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  7. https://youtu.be/cYAURj7tPSI
    voir la grille anti missile sur le char
    les véhicules ne sont pas attachés juste calés donc la vitesse du train doit être très lente!!
    pas de filets de camouflages, de la figuration!

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  8. Vladimir a mis du monde sur la table de jeu:
    https://twitter.com/Michel_Goya/status/1497153828717797376

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  9. "Pendant que les amateurs parlent stratégie, les professionnels parlent logistique."
    C'est une boutade, mais comme souvent dans l'humour, il y a un fond de vérité:
    https://theatrum-belli.com/bataille-de-kiev-le-siege-est-pour-bientot-larmee-russe-suivez-les-trains/

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  10. Moi qui pensait que le courant des romantiques était passé de mode avec deux guerres mondiales...
    https://tre-blog.com/actualites/ukraine-peut-elle-tenir-ou-gagner-face-a-la-russie/

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  11. Cela va couper tovarich...
    https://www.bfmtv.com/economie/international/guerre-en-ukraine-en-6-jours-les-etats-unis-et-l-otan-ont-envoye-17-000-missiles-antichars_AN-202203070227.html

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    1. Les US auraient fourni 5 hélicoptères Mi-17, 2600 missiles Stinger et 600 Javelins à l’Ukraine selon la Maison Blanche (AFP).

      Pas étonnant que l'activité aérienne russe soit au service minimum!
      http://www.opex360.com/2022/03/02/en-ukraine-laviation-de-combat-russe-se-fait-pour-le-moment-tres-discrete/

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    2. Pour des non-belligérants, ça met des bûches au brasier!
      http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/03/16/biden-a-autorise-un-envoi-massif-d-assistance-militaire-a-l-22898.html

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    3. Des informations intéressantes sur les nouvelles fournitures pour 800 millions de dollars!
      http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/04/13/les-usa-annoncent-800-mln-d-aide-militaire-supplementaire-a-22973.html


      Evidemment, sans stock, la France ne peut pas livrer énormément de choses...
      https://www.lopinion.fr/international/la-france-a-forme-des-soldats-ukrainiens-juste-avant-linvasion-russe

      "Le canard enchainé" (édition du 13/04/2022) parle de 60 000 missiles anti-chars et 25 000 missiles anti-aérien!!!
      https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2022-04-13/guerre-en-ukraine-pourquoi-l-armee-russe-perd-elle-autant-de-chars-2c938669-2b8e-40b4-a16a-59320d35837f

      Plus les moyens américains en matière d'OSINT...

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  12. Pas facile de faire une analyse "à chaud":
    http://www.paxaquitania.fr/2022/03/la-haute-intensite-enseignements-j15.html

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  13. Bravo pour votre article dont la pertinence apparaît maintenant au grand jour après ce début de guerre en Ukraine

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    1. Oui, le taulier de Blablachars a bien analyser les limites de ce système.
      Il n'est de richesse que d'hommes...
      https://www.lopinion.fr/international/ukraine-le-rouleau-compresseur-russe-nexiste-plus

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  14. Pour ceux que cela pourrait intéresser, voici le compte-rendu d'une simulation du corps des marines sur les premiers jours du conflit.
    https://warontherocks.com/2022/03/the-wargame-before-the-war-russia-attacks-ukraine/

    La prestation russe ne semble pas si surprenante que cela pour ceux qui ont de bonnes infos.

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    1. Avec le même débat remis sur le métier depuis le choix total de la roue pour l'armée de terre française...
      https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-les-chars-d-assaut-ont-ils-toujours-leur-place-dans-les-conflits-modernes-20220406

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  15. Le général Christophe GOMART, toujours aussi bon!
    https://www.lefigaro.fr/international/general-gomart-en-ukraine-l-armee-russe-a-opte-pour-une-strategie-de-terreur-20220325

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  16. Blablachars a inspiré JD Merchet pour les BTG...

    https://www.lopinion.fr/international/ukraine-armee-russe-va-t-elle-reussir-sa-bascule-vers-le-donbass

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