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lundi 13 décembre 2021

RHEINMETALL DEVELOPPE UNE VERSION TELEOPEREE DU WIESEL

Rheinmetall a annoncé vendredi avoir développé un nouveau véhicule téléopéré terrestre sur la base du Wiesel. Selon ses concepteurs, l'ACW Wiesel (Autonomous Combat Warrior Wiesel) est piloté par un kit pouvant être adapté sur une grande variété de véhicules chenillés ou à roues, comme le Boxer, le Lynx ou les camions HX. Ce nouvel engin peut effectuer des missions logistiques, d'appui ou de reconnaissance en gardant son équipage à distance. L'ACW peut opérer en mode manuel, commandé à distance ou de façon autonome grâce à la programmation des étapes du parcours à l'aide d'une tablette. Rheinmetall a évoqué les engins de prochaine génération qui devraient être dotés de systèmes plus élaborés comme la détection du comportement des soldats ou des capacités améliorées en tout-terrain, pour garantir plus de sécurité aux opérateurs situés à l'extérieur des zones dangereuses. 

21 commentaires:

  1. les véhicules blindées(armés?)autonomes sont une réalité, par contre la stratégie d'utilisation n'apparait dans aucune discussion, c'est comme si que les opérationnels n'en voulaient pas.
    cela rappel il y a 20 ans quand les premiers drones volants ont commencés à tirer leurs missiles, les opérationnels n'en n'ont pas voulu de peur que l'on échange leurs avions contre des drones, les politiques ont criés aux scandales des machines tueuses, puis la réalité à fait qu'il a fallu en acheter pour soutenir nos troupes en Afghanistan puis au sahel; le même schémas semble se préciser pour les véhicules terrestres, l'armée US a en essais des chars qui peuvent fonctionner de matière autonomes, MILREM en Estonie a un engin de 12T équipé d'un canon de 50mm qui peut fonctionner de manière autonome
    attention à ne pas rater le train

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    1. Le tympan de tintin14 décembre 2021 à 15:57

      La France a raté tous les gros dév terrestre des 20 dernières années (APFSDS segmentée, Transport à chenilles,IFV capable de combattre, système protection active)

      Et même avant (IFV canon + missile AC, système anti aérien,stabilisation du char dans les années 70, et au vu des tests suédois l'armure composite est aussi en retard ...)

      je crois pas trop qu'on arrive à faire quelque chose dans les temps

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    2. En matière de drones (aériens) (MALE et autres (drones d'observation rapides notamment)), nous avions en effet il y a trente ans une filière parmi les plus avancées et les plus performantes, à l'égale de celle des israéliens à l'époque, mais celle ci a été complètement torpillée, par les mêmes qui ne voient presque que par eux aujourd'hui d'ailleurs (nos aviateurs et Dassault, ou plus exactement, Dassault, et nos aviateurs...).
      Eh oui, cela se passe comme cela, en matière de politique d'équipement militaire...

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  2. En matière d'armement terrestre les prochains tournants à ne pas rater, outre les drones terrestres de combat, comprennent entre autres, sans risque de se tromper , les lasers de puissance, les munitions rodeuses (on peut encore rattraper notre retard), les drones anti drones (défense de zone), le Hélidrones de combat (en accompagnement ou en avant ligne des hélico conventionnels). autant de domaines où nous disposons de savoirs faire nécessaires. Le principal défi sera la défense anti-missiles et anti drones aériens.

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  3. Les opérationnels, les vrais, n'en veulent pas, par ce qu'il n'y a pour l’instant eu aucun retour d'expérience réelle, sur le terrain, de ces beaux engins théoriques.
    Tant tout cela semble ressembler encore à certaines théories, de la fin des années 90, où prétendument il suffisait de voir avant d'être vu. Tout cela est très rapidement tombé à la première confrontation aux vraies réalités, presque éternelles, du terrain.

    Pour les drones par exemple, leur principale plus-value réelle, est leur capacité à rester et à pouvoir observer (parfois en effet en évitant seulement à l'humain de s’exposer) en restant surtout longtemps sur zone. Le reste est de la littérature, de science fiction, pour l'instant en tous cas, et sans doute pour très longtemps : On ne se passera jamais de la présence en réel sur le terrain de l'homme (des robots restent en général très facile leurrer notamment (à moins d'être complètement hors de pris.)), sinon on va encore vers de très graves déconvenues.
    Les vraies innovations, comme le dit "Le tympan de tintin", en matière de défense et de réalité des conflits, sont ailleurs : Ne nous laissons encore leurrer justement par nos chimères, et nos illusions ; il est au contraire plus que temps de redresser la barre en effet.

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    2. Les essaims de drones, sur lesquels les US travaillent intensément et les munitions rodeuses (qui ont obtenu quelques succès dans le Haut-Karabagh...et dont les Us s'équipent ) sont sortis du domaine théorique. Il sont de nature à modifier l'équilibre des forces et tempérer la domination adverse par le nombre . L'introduction à moyen terme de l'IA les rendra véritablement autonomes et donc moins susceptibles de brouillage. Bien entendu au final les troupes au sol resteront déterminantes, parce que que l'emploi des drones terrestres , compte tenu de la complexité du milieu, restera longtemps limité à des domaines simples (reco, mules, soutien rapproché)
      L'artillerie est en revanche un domaine qui pourrait être rapidement dronisé avec le jumelage au sein d'une batterie, de véhicules avec équipage et de véhicules jumeaux dronisés.
      Tout ceci n'est pas antinomique avec le renforcement des capacités classiques (chars, artillerie automotrice, VCI....) au sein d'un ensemble cohérent.

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    3. Encore une fois ce n'est pas par ce que on a décidé de complètement abandonner et même d’ignorer notre défense anti aérienne, et ses évolutions modernes notamment, que les autres, presque tous les autres ont fait, et font, de même.
      Drones et munitions rôdeuses ne sont nullement à l'abri d'une défense aérienne moderne, notamment C-RAM (mais pas que).
      D'autant que ces "nouveaux" moyens ont également cependant un coût, qui risque de devenir très rapidement prohibitif avec des systèmes autonomes.
      Idem voire encore, nettement, plus en matière terrestre, si ce n'est que pour reprendre votre système de mule autonome (avec quelle mobilité autonome, et surtout quels coûts par rapport à un système classique.).

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    4. Pour en revenir à nos mules et en matière logistique, souvent mis en avant par leurs promoteurs – constructeurs éventuels, cela aboutirait à concevoir des systèmes ayant besoin eux mêmes de leur propre logistique, dont les systèmes logistiques auraient eux même, besoin de leur propre logistique et ainsi de suite. Le tout aboutissant très très vite à des systèmes rapidement ingérables et impossibles ne serait ce même à mettre effectivement en place, sauf en quantité plus que symbolique. Mais cela est bien dans l'air du temps d'inefficacité, du manque de rentabilité, et d'une inflation systématisée des coûts, de nos matériels militaires aujourd'hui. Toujours plus coûteux pour toujours moins d'effets réels produits sur le terrain.

      Ceci d'autant plus, que les capacités de ces prétendues “mules-robots” – ainsi que les appellent déjà leurs promoteurs, seraient certainement bien piètres. En effet, par exemple on peut fortement penser que dans la plupart des terrains naturels, ces engins seraient très vite bloqués par un obstacle, qui ne poserait pas de problème à un Homme. Par exemple, la moindre forêt, ou le moindre bois, un peu dense, même n'importe quel champs y compris en plaine, comportant des fossés, des taillis, voire des murets, et diverses barrières naturelles, seraient autant d'éléments, très fréquemment rencontrés, qui ne présentent guère ou pas du tout de problème de franchissement à un fantassin, ou pour un véhicule chenillé, “un peu” (nettement !!) plus pour un véhicule à roue, mais qui deviendraient, pour cet sorte d'engin automatisé, des obstacles très souvent indépassable.
      Sans oublier les mines et les divers engins explosifs, et autres pièges et nombreux systèmes que l'inventivité humaine adverse ne manquera de mettre devant face à nos si merveilleux moyens théoriques robotisés, de laboratoire, ou même à moins qu'ils ne se servent directement "sur la bête".
      Sans évoquer encore, l'autre grand problème qui est celui des nombreux risques de bavure ou de mauvaise interprétation de ces systèmes.

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    5. Bien pire encore, au lieu de décharger les soldats qui éventuellement les accompagneraient, ce genre de matériel deviendrait même et au contraire, un sujet de préoccupation supplémentaire, voire même encore plus : Il pourrait les inciter, si ce n'est carrément les obliger à des choix tactiques extrêmement contraints, dans leur progression, mais également tout simplement dans leur liberté de manœuvrer.
      Entre les multiples taches, qu'il y a naturellement à effectuer, repérer, localiser, surveiller, et éventuellement attaquer l'ennemi, assurer sa protection, tout en cherchant un meilleur poste de tir tenir, tout en tenant compte des positions de ses coéquipiers et en agissant en coordination extrême avec eux, gérer ses communications de toutes sortes, tout en contrôlant leurs multiples écrans de contrôle, et rien que leur système "FELIN" déjà, et l'état de ses divers munitions, tout en faisant le tris de toutes ces diverses et variées informations, prendre lui même des décisions, et les communiquer à ses équipiers, tout en continuant à progresser dans une environnement plus qu'hostile, puisque mortel, avec en plus encore la préoccupation de savoir ce que devient le “mule” robotisée, le combattant du futur dans de telles conditions risque assez vite d'être dépassé, et surtout d'être moins efficace et moins présent pour sa mission, avec toutes les conséquences qui peuvent en résulter.

      D'autre part et enfin, ce type d'équipement, outre son coût et ses besoins en MCO tout particulier, serait également une source de pannes ou de problèmes spécifiques, et attachés à leur fonctionnement, supplémentaires.

      A vouloir multiplier ce genre d'équipement, c'est non seulement à un alourdissement sans précédent de toute la chaîne logistique que l'on va inévitablement produire – soit l'exact inverse de ce que l'on est sensé obtenir, un allègement et non une surcharge – mais également à une restriction de la liberté de mouvement et de progression de nos soldats, qui risque fort de se produire, ce qui est encore bien plus grave et impactant, en terme de combat et de conséquences.

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    6. A vrai dire, je suis d accord avec vous sur le faible intérêt des mules dronisees,sauf emplois très particuliers, que j' ai cité par facilité (pas beaucoup de temps à consacrer à mes commentaires) en revanche je persiste à considérer que la dronisation est une tendance inéluctable qui va s'accélérer tant en raison de la diminution des coûts que l amélioration des performances, portées par les progrès technologiques. Bien entendu il ne faut pas faire de forçage technologique et adopter les solutions les plus efficientes au temps t.

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    7. J'ai effectivement ça évoqué la complexité du milieu terrestre qui limite fortement l emploi de drones. En revanche et par exemple les drones aériens a décollage et atterrissage vertical pourraient être d'une grande utilité pour le ravitaillement des troupes ou les evasan au plus près. Les Israéliens a qui on peut difficilement denier la recherche d'efficacité on font l' expérimentation.

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  4. Par exemple, une vraie gamme de blindés ultra léger (de moins de cinq tonnes), sur le mode du Wiesel, aéroportables (voire "parachutables"), et "héliportables" notamment, en nombre, serait un réel plus pour nos armées...

    [De même, qu'en plus de nos seuls véhicules médians, à la fois de vraies gammes de véhicules moyens et lourds, chenillés évidemment encore, d'aujourd'hui, comme sont en train de le faire tous les autres actuellement, ne seraient vraiment pas de trop : Bien au contraire.]

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    1. Amphibie aussi pour les ultra légèrs tant qu'à faire...

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    2. Tout à fait, et montagne, et jungle.
      Et avec un blindage décent (possiblement aujourd'hui niveau III, IV à avant, et toute une large gamme d’armements et d'équipements (voir les déclinaisons des Wiesel 1 et 2.), le tout avec une motorisation et une suspension modernes, oléopneumatique par exemple dans le dernier cas permettant réellement le parachutage.
      Le tout de moins de cinq tonnes permettant l'emport de deux véhicules de combat dans un hélicoptère lourd, un plus sous élingue avec un hélicoptère moyen, ou encore jusqu'à 4 - 5 (une section complète) dans un A400m, ou jusqu'à plus d'une vingtaine, une compagnie de combat complète, dans un AN124 ; et les hommes qui vont avec...

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    3. Plutôt d'accord, mais pour un ultra léger du gabarit du Wiesel (engin génial au passage), il faudra quand même choisir entre blindage et amphibie. Je doute qu'on puisse faire du III/IV de cette taille qui flotte... Loi d'Archimède oblige... Sauf si nouveaux blindages révolutionnaires...

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    4. 4,50 - 5,00 mètres de long sur 2,00 mètres de large et pour moins de cinq tonnes, en terme de portance cela passe largement.
      Ces niveaux (II et IV) étant possibles grâce à l'évolution constantes des techniques de blindage (nouveaux matériaux et nouveaux assemblages) notamment plus légers et plus résistants à poids égal des anciens.


      On pourrait même pour les véhicules plus particulièrement destiné à faire de l'assaut amphibie, y adjoindre des hydrojets pour accélérer encore la manœuvre
      [ outre l'achat sur étagère de quelques LCAC (pouvant débarquer très rapidement (cinq fois plus rapidement que des moyens classiques (quatre fois par rapport au EDAR), ce qui est essentiel pour un débarquement, avec l'effet de surprise), sur 70 % des cotes mondiales (idem), jusqu'à une vingtaines de blindés légers de ce type), et quelques TCD et BDC, si on veut pouvoir réellement refaire du débarquement amphibie et de "l'entrée en premier" sur un théâtre, un jour dans ce pays.
      En plus d'avoir encore la logistique pour... ]

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  5. Je ne suis pas spécialiste mais quid du brouillage/piratage des liaisons?
    Tous ces engins tombent en panne, s'arrêtent de fonctionner soit pire, se retournent contre leurs propriétaires?
    Merci d'éclairer ma lanterne.

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    1. le brouillage fonctionne à courte porté, mais vous brouillé vos propres équipements, quand au piratage il faut arriver à rentrer dans le réseau connaitre les codages les modes de fonctionnement etc en claire cela n'est pas facile, l'utilisateur des drones vas changer les fréquences et autres codages avant utilisation
      il est claire que ce n'est pas les drones qui vont gagner une guerre par contre ils peuvent changer un rapport de force en détruisant des cibles de hautes valeurs
      les US installes sur leurs strykers des casiers de munitions rodeuses, comme ils installent des lasers de puissances sur les mêmes strykers pour abattre les drones ennemis

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    2. ... comme ils se sont pris une belle déculottée en Afghanistan, tout en dépensant cependant 2 000 milliards de dollars pendant vint ans ...

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  6. Les parachutistes français vont avoir des fardiers qui ressemblent aux petites voiturettes de golf:
    https://www.forcesoperations.com/les-premiers-fardiers-largues-dans-les-forces-fin-2022/

    On parle de 8 unités en 2022 et une cible à 300 unités en 2030...

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