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vendredi 15 mars 2024

DES GAME CHANGERS PLUTOT COMMERCIAUX !

Au moment où l'on apprend que les premiers F-16 (probablement fournis par le Danemark) pourraient sillonner le ciel ukrainien dès le mois de juillet prochain, Blablachars a souhaité évoquer le conflit ukrainien à travers une notion empruntée au monde sportif qui a permis depuis février 2022 de souligner le caractère majeur et indispensable de tel ou tel équipement fourni par les alliés à l'Ukraine. Véritables passe-partout médiatiques, les game changers qui ont connu des fortunes diverses sur le théâtre ukrainien n'ont finalement jamais réussi par leur seule présence à changer le déroulement du conflit et inverser le cours des opérations. Si sur le plan militaire, ces game changers n'ont pas eu l'effet escompté, leur influence a été déterminante sur le marché de l'armement et pour les industriels concernés, qui ont profité de l'engouement autour de ces systèmes, pour accélérer leurs travaux de développement et favoriser leur commercialisation.

L'expression game changer date de 1993 et désigne à l'origine un changement de règle de jeu dans le sport ou dans les jeux de cartes, domaine dans lequel la traduction de "changer la donne" est très largement utilisée. Cette possibilité offerte à un joueur ou un participant de modifier fondamentalement le cours d'un jeu ou d'une partie ne s'est jamais appliquée au monde militaire et aux opérations, soumises à de nombreux aléas (le brouillard de la guerre) et à l'absence de l'équipement miracle susceptible de changer à lui seul le cours d'un conflit. Bien que très éloignée du monde militaire, cette notion a pourtant connu une véritable gloire médiatique à l'occasion du conflit russo-ukrainien.

Le premier des game changers apparus dans ce conflit a été le missile antichar, dont plusieurs milliers d'exemplaires furent utilisés par les forces armées ukrainiennes dans les premiers jours du conflit. Parmi ces engins, le FGM-148 Javelin devint rapidement l'outil de la victoire ukrainienne, "symbole de la résistance ukrainienne" capable à lui seul de pulvériser les chars russes et de condamner cette race d'engins à une (énième) extinction certaine. Cependant, il a fallu se rendre à l'évidence assez rapidement, ces engins aussi efficaces soient-ils ont été incapables de changer la donne du conflit naissant, en dépit des pertes importantes subies par l'armée russe et dont Blablachars a déjà longuement explicité les raisons. Leur apparition a eu pour effet d’accélérer le développement et la généralisation des systèmes de protection active, devenus aujourd'hui incontournables sur les engins modernes tels que les chars, les VCI ou tout autre engin de combat. Longtemps relégués au rang de simples systèmes défensifs à l'efficacité discutables, les APS (Active Protection System) sont devenus en quelques mois un équipement indispensable pour les véhicules blindés engagés sur un théâtre d'opérations. Ces différentes évolutions permettent de constater qu'un peu plus de deux ans après le début du conflit, les (nombreux) missiles antichars sont désormais "oubliés" par tous ceux qui avaient souligné leur irrésistible efficacité et avaient pronostiqué la mort du char. Cette situation n'a pas empêché les différents fournisseurs d'engranger d'importantes commandes, à l'image de Rafael avec les différentes versions du Spike vendues à ce jour à plus de 30 000 exemplaires dans 39 pays, Lockeed Martin et Raytheon avec le Javelin fourni à plus de vingt pays et dont la production annuelle atteint aujourd'hui 2100 missiles et qui sera prochainement produit en Pologne, ou MBDA qui veut désormais multiplier par 2,5 la production de l'Akeron. 


Le second game changer, dont on avait pu apercevoir le potentiel durant le conflit entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan dans la région du Haut Karabagh, a été le drone et son cousin la munition téléopérée ou TOP. Dans ce second opus sur la mort du char, ces nouveaux engins ont occupé une place majeure, capables selon de nombreux experts de décimer des colonnes de blindés pour un cout humain et matériel extrêmement modeste. Ces drones et munitions TOP ont été popularisés par les nombreuses images de destructions de blindés, incapables de se prémunir contre cette arme absolue. Bien que les attaques par ce type d'armement se multiplient et que la firme française DELAIR engrange les commandes à destination de l'Ukraine, il est permis de constater que le drone et sa déclinaison armée n'ont pas changé la donne, en raison de leur incapacité comme toute arme aérienne à conquérir et occuper le terrain. En outre, face à cette menace qui, selon l'expression consacrée a contribué à rendre "le champ de bataille transparent" et les chars plus vulnérables, on a vu apparaitre des parades destinées à améliorer les chances de survie des engins blindés. Le développement de systèmes de lutte C-UAS (Counter-Unmanned Aerial Systems) combinant canon, missile et moyens de détection embarqués sur des engins dédiés a réveillé un  marché endormi depuis la fin de la guerre froide. Cette menace a également contribué à la (re)découverte des vertus du camouflage, domaine dans lequel la technologie a fait irruption pour fournir des équipements multispectraux en attendant le camouflage adaptatif. Le renforcement de la partie supérieure des chars, longtemps négligée s'est traduit par l'apparition des fameuses cages de protection (cope cages). Désormais incontournables comme l'a montré l'armée israélienne en équipant rapidement les blindés engagés dans la bande de Gaza, ces cope cages devraient rapidement céder la place à des systèmes de protection active multidimensionnels capables de protéger le char contre les armes attaquant par le haut. Sur le plan tactique, les commandants de formation et les combattants ont retrouvé le chemin des lisières militaires et autres masques susceptibles de leur offrir une protection accrue. Enfin, si beaucoup ont disserté sur le drone ennemi du char, il ne faut pas oublier que ces engins sont également le meilleur allié du char, lui offrant une capacité de vision élargie, la possibilité d'identifier et localiser des objectifs et de connaitre en temps réel l'état d'un dispositif. 


Autre game changer, le canon d'artillerie n'a pas attendu la fin de l'année 2022 pour faire la une de l'actualité à l'occasion des différents transferts. Parmi ces engins, le canon français Caesar a connu un succès retentissant peu de temps après son arrivée sur le théâtre des opérations. Les canons transférés à Kiev ont été prélevés sur la dotation de l'armée de terre qui a du se séparer de trente canons pour ne conserver aujourd'hui que 46 pièces, en attendant l'arrivée des canons de remplacement en cours de production chez Nexter et dont les livraisons devraient se poursuivre cette année. A ces engins d'origine française se sont ajoutés 19 obusiers danois sur châssis 8x8 dont Copenhague s'est séparé dès le début de l'année dernière, remplacés par des ATMOS 2000 israéliens dans des conditions encore troubles. Si le Caesar a répondu aux attentes de ses utilisateurs ukrainiens, comme ses congénères il a souffert et continue de souffrir de la pénurie de munitions, résultat d'une production insuffisante pour satisfaire les besoins ukrainiens en la matière. Selon le Royal United Services Institute, l'Ukraine a tiré 200 000 munitions d'artillerie par mois durant la contre-offensive estivale, chiffre depuis ramené à 100 000 obus par mois. Camille Grand, ex-secrétaire général adjoint de l'Otan estime quant à lui que "les Ukrainiens tiraient jusqu’à 10 000 obus par jour pendant la contre-offensive, mais aujourd’hui, le rythme est très en deçà" avec une moyenne quotidienne de 2000 obus contre 10 000 à 20 000 obus par jour côté russe. A défaut d'avoir modifié le cours du conflit, comme les autres game changers le Caesar a modifié la physionomie des exportations d'armement terrestre. Déjà "combat proven" après ses déploiements réussis en Afghanistan et dans la Bande Sahélo-Saharienne et au Moyen Orient, le canon français est devenu le best-seller de Nexter avec plus de 600 exemplaires commandés (Mk1 et Mk2), et pourrait être l'arbre qui cache une forêt clairsemée malgré quelques succès. 


Enfin le dernier game changer, réclamé dès la fin de l'année 2022 par Volodomir Zelensky, le char lourd n'a eu lui aussi qu'une influence très limitée sur le déroulement du conflit. En dépit des efforts du Président ukrainien et de ceux des militaires, les 300 exemplaires demandés ne furent pas au rendez vous le 20 janvier lors de la conférence de Ramstein. L'intention polonaise de fournir 14 chars Leopard 2 à l'Ukraine se heurtant aux réticences de Berlin, peu désireux d'autoriser la réexportation de ces chars. Après d'intenses tractations diplomatiques assorties de la promesse américaine de fournir des Abrams et la finalisation d'une stratégie commerciale destinée à imposer le Leopard en remplacement des dons consentis, le Chancelier Scholtz donne son accord le 27 janvier. Ce feu vert berlinois suscite une poussée d'optimisme chez de nombreux commentateurs, à l'image d'Amin Papperger le CEO de Rheinmetall qui déclare "une armée peut percer les lignes ennemies et mettre fin à une longue guerre de tranchées [...) ce char de combat principal Leopard est extrêmement important pour les offensives et pour reconquérir du territoire [...] avec le Leopard, les soldats peuvent avancer de plusieurs dizaines de kilomètres à la fois." Les experts convoqués séance tenante expliquent que le Leopard 2 est le meilleur char du monde, que c'est une "arme de renommée mondiale susceptible d'avoir un impact « significatif » sur le champ de bataille" selon Les Échos, certains commentateurs n'hésitant pas à le qualifier de "char de la victoire" ou de "faiseur de paix.


Cette vague d'optimisme qui emporte sur son passage des aspects essentiels comme la formation des équipages ou le soutien logistique perdure jusqu'au déclenchement de la contre-offensive ukrainienne à l'été 2024, avant de s'éteindre en octobre avec l'aveu du Général Zaluzhnyi. Pourtant la réalité est toute autre, le char allemand, comme son homologue britannique et plus récemment américain essuie des tirs russes face auxquels il démontre la justesse de sa conception en préservant son équipage des atteintes des différents projectiles. Ces engagements ne perturbent pas sa marche en avant commerciale au cours de laquelle il engrange les commandes en Norvège, en Lituanie, plus récemment en Italie, ou en République Tchèque sans oublier la commande de l'armée allemande. Ces contrats confirment les perspectives entrevues pour le marché des blindés en Europe et la pertinence de la "coalition du Leopard." Cette déferlante allemande ne connait que quelques accrocs avec le choix polonais en faveur du K2 et du M1A2 SEP V3, ce dernier étant également retenu par la Roumanie. Côté français, point de chenilles au programme des transferts, en dépit des demandes formulées par des amateurs de geste fort. Les AMX 10 RC promis dès janvier par la France et aussitôt déguisés en chars légers par de nombreux commentateurs révèlent leur véritable nature lors de leur premier engagement, à savoir des engins de reconnaissance destinés à agir sur les flancs et dans la profondeur des dispositifs ennemis. Pour la France qui a depuis longtemps cessé de produire le moindre engin de combat chenillé, point de succès commercial à la clé, juste la poursuite (chaotique) du programme MGCS et le report d'une véritable rénovation du Leclerc. Le mot de la fin revient au Président Zelensky qui reconnait en octobre 2023, les limites des chars fournis et leur impuissance à changer la donne. 

Ces quelques exemples de game changers suffisent à souligner l'influence restreinte des équipements occidentaux engagés sur le déroulement du conflit ukrainien. En dépit de leur qualité et en partie en raison de leur nombre limité, ces transferts n'ont pas réussi à changer la donne sur le champ de bataille. C'est dans l'univers discret des contrats d'armements que ces engins ont réellement contribué à changer la donne en favorisant la modernisation de nombreuses armées mais aussi le développement de nouvelles parades. Au final, les transferts occidentaux vers l'Ukraine ont été des game changers plus commerciaux que militaires, même si leur utilisation en Ukraine a été le véritable déclencheur de la révolution actuelle du marché de l'armement terrestre, que l'on pourrait qualifier de haute intensité !

61 commentaires:

  1. C’est peut-être un lieu commun mais le véritable game changer c’est une masse d’hommes disponibles motivés formés aussi bien dans l’active que la réserve l’acceptation de pertes élevées par l’opinion publique

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    1. Les volumes en armement ont changé la donne mondiale: la France a pris la deuxième place des vendeurs d'armes mondiaux, très très loin du premier, les USA.
      La Russie se contentant de la troisième place (les américains ayant tout fait pour).
      Les ventes d'armes font aussi la part belle à des pays qui ne vont pas contenter de faire de la figuration...
      https://www.lemonde.fr/international/article/2023/11/26/comment-la-guerre-en-ukraine-redessine-les-flux-du-rearmement-mondial_6202422_3210.html

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  2. Ne pas oublier la guerre électronique, qui serait entre autres usages, le principal moyen de la LAD.

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  3. Si stopper une armée trois fois plus importante et infliger 4 fois plus de dégâts que l on en reçoit n'est pas une preuve d'efficacité, alors il faut retourner au lance pierre.

    Toutes les armes citées ont un impact majeur sur le champs de bataille.

    Les missiles anti char: le retrait russe de la banlieue de Kiev. Transformer une défaite inéluctable en une position plus équilibré. Bien sûr pas seul, mais indéniablement les positions russes étaient impossible a ravitailler.
    Je passe sur les drones et l'artillerie, si les russes envoi les fantassins un par un ce n'est pas pour la gloire.

    Les chars occidentaux, après tout ici c'est le thème, ont eu un effet énorme. Si les russes ont creusé sur toute la ligne de front et déversé des tonnes de mines c'est à cause d'eux. Tout les pays du monde n'ont pas le stock de mine anti char russe à part la Corée du Nord.
    Cela a coûté une somme énorme et figé le front pour les deux belligérants pas juste les ukrainiens.
    Enfin, nos sclaps ont permis de repousser l'aviation russe plus loin ce qui réduit son impact sur le terrain.

    Nos SAMs ont efficacement permis à l'Ukraine de garder un réseau électrique.

    C'est facile de dire qu'on ne sert à rien. Mais c'est faux et archi faux. Sans nos armes, l'Ukraine serait russe et 15 millions de personnes seraient réfugiés en Europe.

    On aurait put (dut) faire mieux. Les anglais ont eu un bien plus grand impact que nous, pas par l'ampleur mais par leur réactivité initiale et ça c'était accessible même sans grand discours.


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  4. Les véritables game changers, sont premièrement l'Homme qui occupe le terrain et pas le drone ou autres engins volants qui ne font que passer, et les hommes commence sérieusement à manquer en Ukraine, le deuxième game changer et le combat inter-armes que très visiblement les Ukrainiens ne maitrise pas, et cela, c'est vu lors de là soi-disant contre-attaque qui dès le début était voué à l'échec.
    Bernard

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  5. la deuxième armée du monde selon certains c'est cassée les dents en Ukraine a cause de l'utilisation massive des missiles antichars et des drones; a ce jour en Ukraine il n'y a pas de parade a ces armes.
    depuis un ans la guerre est statique le long d'une ligne de front fortifiée et le char est redevenue indispensable pour percer les lignes ennemies, le canon antichar de la seconde guerre mondiale est remplacé par le missile et le drone .
    le drone n'est qu'a ses début, la prochaine génération sera autonome et sans liaison de donné et donc inbrouillable.
    blablachar oblige: le char qui devait ce protéger des ses congénères se voie attaquer depuis le ciel et sur tous les côtés par des drones, mais surtout les drones sont pas chères et faciles a produire en masse.
    devant la prolifération des armes antichars il y a deux approches classiques:
    1) faire un char indestructible donc très chère et surtout qui n'existe pas
    2) accepter la casse et faire un char à pas chère donc il faut un outil industriel énorme et accepter les pertes humaines.
    une nouvelle voie est celle des drones terrestres

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  6. On, certains, beaucoup, se font en effet de fausses idées, sur ces fameux ""game" changers" (Terme inventés par des joueurs ; et repris par d'autres, de jeux vidéo sans doute ou sur simulateur...).
    Mais ils ont surtout le méritent de faire vendre, par la publicité qui est faite du seul fait de leur relative nouveauté, et c'est bien cela le plus important, pour certains...

    Par contre, l'artillerie, et ses munitions (!!!), en nombre suffisant, sont bien des game changers, mais cela fait plusieurs siècles déjà. On redécouvre, on redécouvre...
    Par contre, le char, lourd, est bien éminemment, un véritable "game changers" de la même façon et depuis un siècle maintenant.
    La preuve c'est son manque, en nombre suffisant, qui a fait tellement cruellement défaut aux ukrainiens l'année dernière dans leur contre offensive, échouée faute de chars, et qui vont leur faire de plus en plus cruellement défaut dans leur défense désormais (C'est pas des drones, et autres munitions rodeuses, qui vont arrêter les russes.).

    Le pire c'est qu'au contraire en se maintenant dans de telles fausses croyances et illusions médiatiques, on se prépare et on prépare les ukrainiens en premier lieu à des lendemains encore plus douloureux.
    Il suffit de voir l'évolution récente, et depuis deux ans, de ce conflit ; encore faudrait-il que certains enlèvent leurs lunettes colorées, de gamers...

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  7. Humeur:

    Le "game changer" est une appellation qui relève plus du VRP et du politique (pléonasme ?) que celle d'un Général de Brigade qui doit donner ses ordres...

    Chaque conflit a vu des nouveautés et évolutions techniques des matériels en y associant la façon de s'en servir dans le cadre de l'emploi sur la durée.
    La "surprise" ne perdure pas, même si c'est un moyen de rupture pour gagner un engagement ou une bataille.

    Un "game changer" ne fera pas à lui seul, ou dans de très rares exceptions, la différence.
    C'est un ensemble de moyens produits et disponibles avec des ressources humaines en cohérence pour les mettre en oeuvre qui permettent d'envisager tactiques et stratégies militaires. La guerre est la conséquence d'une politique qui doit avoir les moyens de rétablir la paix, y compris par la force. La diplomatie est aussi un moyen "à condition" de dissuader suffisamment, sans se noyer dans ses propres paroles.

    Avant de penser matériel, ce qui est nécessaire, il est plus raisonnable d'évaluer les motivations d'une Nation, ses ressources et sa détermination à assurer sa Défense en dehors des chaînes d'infos, des réseaux sociaux, des pensées politiques opportunes et des comptoirs de bar...

    Pour avoir de réels volontaires pour assumer une guerre, la vraie (*), celle d'une volonté politique cohérente et déterminée: Il y a moins "d'intervenants", y compris avec ceux qui la préconisent depuis un salon confortable.
    Le summum de l'hypocrisie est atteint lorsque qu'on se vente de produire des euro-armements, sans l'intention de les utiliser soi-même pour des raisons pacifistes. L'Histoire a bon dos, vouloir le "lead" c'est très bien, mais c'est encore insuffisant pour être crédible.

    (*) La guerre a bien des aspects et usages, elle ne se fait pas toujours de vive force avec des armes matérielles. Pour autant, elle existe avec un certain détachement des opinions publiques...

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  8. Les véritables "changeurs de donne" en matière d'armements sont les grandes inventions, telle que la poudre (Le game changers d'entre les game changers.), et ses adaptions, l'artillerie, le fusil, les armes à répétition, mais aussi le char d'assaut qui durant la première guerre mondiale a complètement renverser une situation de plus en plus figée.

    On peut d'ailleurs s'interroger sur l'invention de l'aviation qui sur le plan militaire a jouer un rôle certain, mais pas si déterminant que cela (On a jamais gagné de guerre grâce uniquement à cette dernière seule.).

    Le reste, le missile antichar, autre adaptation de la poudre, et en réponse uniquement au développement du char, le drone, aviation non pilotée, ne sont que des adaptations ponctuelles, et même du moment (Les drones après un effet de surprise initiale sont de plus en plus en train d'être contrés ; assez facilement en plus.), si ce n'est peut être passagers.

    Rappelons d'ailleurs que les antichars du début de cette guerre en Ukraine ont du surtout leur relatif, succès, par le fait qu'ils n'avaient que des chars moyens, d'une quarantaine de tonnes seulement, relativement anciens, cela très aggravé par le manque criant d'infanterie d'accompagnement.
    Contre des chars lourds actuel, ou simplement récent, c'est une toute autre paire de manche.
    Je vous renvoie au bilan des Merkava4 en 2006 au Liban, face à des missiles parmi les plus modernes de' l'époque (Grosso modo les mêmes qu'aujourd'hui.) :
    Aucun de percé, malgré une moyenne de plus de dix impacts par chars, lourds.
    (Dire que certains ne cessent de nous parler de chars moyens !!).
    Quant on ne fait pas les bonnes comparaisons en mêmes temps, il n'est guère étonnant que l'on arrive à des conclusions complètement tronquées.

    Pour le reste, on redécouvre (Encore !!) le fait d'avoir ou pas, une couverture antiaérienne, même très modeste face aux drones !
    idem, se méfier des conclusions (Très actives.) hâtives sur des conflits avant tout à vingt contre un en moyens...
    Pendant ce même temps ces mêmes drones "changeurs de donne" se faisaient très facilement neutraliser pour s'être trop approcher d'une base russe. Idem d'ailleurs en Syrie, au niveau pertes qu'on ne nous dit pas (Ca serait pas bon pour le commerce.)...
    C'est juste une capacité de plus, pas si révolutionnaire que cela en plus.

    Sur l'artillerie, et le Caesar, notamment (Les autres font pareil.), on voit bien que cela est peut être plus une opération commerciale qu'autre chose que l'on ne veut bien l'avouer : Livrer des canons c'est bien, mais avec des munitions avec, c'est mieux...

    Un absent cependant dans cette liste exhaustive, et pas n'importe lequel : Le Himars.
    Que n'a t'on entendu également sur ce game changers des games changers ; avant que les ukrainiens n'épuisent très rapidement les quelques munitions et roquettes livrées !!!
    Du coup, plus un mot depuis des mois (D'où cet oubli fortuit !!).

    Cela sera très certainement également le cas voire encore plus rapide, avec les quelques missiles Scalp fournis.
    Et tout autant avec les quelques F16 une fois livrés, qui ne feront pas plus que les Mig29, Su24 et 27 ukrainiens restant.

    Quelle collection de game changers en tous cas (En effet cela doit faire particulièrement vendre !!), à défaut de livrer les équipement décisifs, indispensables pour faire évoluer la situation sur le terrain (Au lieu de gadgets promotionnels et de vide greniers...) en tous cas, en nombre suffisant ; comme les chars, lourds, par exemple...
    Ce qui n'a pas empêcher une certaine relance commerciale non plus : Nouvelle carrière pour le Léopard2 "renaissant" et même en partie l"Abrams.
    Finalement pas si mal cette guerre, pour relancer les affaires.
    D'où l'optimisme, malgré la situation des ukrainiens sur le terrain de plus en plus précaire "quoi qu'on en dise"...
    Mais ça, c'est une autre histoire...

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  9. Bof, le char "lourd" du Tigre II au Staline, en passant par le Pershing n'ont pas démontré l'efficience de la formule, si ce n'est une course à l'armement. Ils n'ont pas perduré avec l'avènement de l'appui aérien, des missiles sol-sol avec le précurseur X-7, des panzerfaust, etc ...
    Quelques années plus tard il servait que pour parader en étant remplacé par les chars moyens, voire léger avec un AMX 13 disposant d'un canon puissant, par exemple.

    Le glaive et le bouclier, le cycle a repris par la suite avec les progrès techniques et un emploi peu différent si ce n'est avec la menace NBC.

    Pour le moment, le théâtre de l'Ukraine montre surtout des moyens "consommables" où la masse s'équilibre avec la technique dans un conflit par procuration, dont l'un des belligérants est "doté" (!).

    Mais comparaison n'est pas raison... et les Ukrainiens ne maîtrisent pas les tactiques de l'OTAN, ni ne possèdent pleinement de ses matériels.
    Comme l'a dit, fort justement, un Général: "les Ukrainiens ont autant à apprendre de nous que nous d'eux".
    Humilité et modestie ne font pas mal, de temps en temps... d'autant que l'Ukraine combat une main dans le dos.

    Dans le cadre des "armes miracles oubliés" et ormis le renouveau de "l'Artillerie" et ses frappes à grande distance, la "mine" demeure une valeur sûre, souvent ignorée dans les armées dites "modernes", trop certaines du résultat de leurs offensives.
    À ce sujet, nos principes "humanistes" nous ont fait abandonner les mines anti-personnel, les munitions spéciales et à sous-munitions, alors que les grandes puissances en sont dotées. Notre bonté nous perdra... :(

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    1. Les Tigres, et autres Panthère (45 tonnes) étaient de vrais fléaux, presque inarrêtables ou très difficilement arrêtables, pour les chars moyens de 30 tonnes, américains et russes, en face. Il fallait dix ou vingt chars pour pouvoir en arrêter un seul en moyenne.
      Le principal problème était le trop faible nombre produit, et la dispersion des différentes production.
      Néanmoins, pourtant, à cette époque c'est très clairement la production industrielle de masse de char moyens, aux niveaux techniques moyens du moment cependant, qui a fait la différence :
      Toute comparaison avec certaines situations actuelles ne seraient nullement fortuites ; y compris en terme de chars lourds devenus le nouveau standard aujourd'hui d'armées professionnalisées relativement réduites en effectifs (On est plus dans des guerres de masses telles qu'en 39-45, réveil...).

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    2. Décidemment vous avez vraiment un problème avec les chars (lourds) !!
      Mais si, ils sont toujours là, et plus que jamais ils reviennent en force même. Si vous ouvriez les yeux, et votre esprit surtout...

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    3. Anonyme17 mars 2024 à 12:09
      Le phanter a ete un mauvais char pour son poids... sûrement il fallait pas 10-20 Sherman firefly ou T34-85 pour le arrêter

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    4. Le Panzerkampfwagen V Panther ("phanter" ?), est considéré par les spécialistes et les experts, comme le meilleur char de la seconde mondiale au plan technique.
      Plus globalement le T34, évolutif, est considéré comme le meilleur char (Tout court.) de toute la seconde guerre mondiale (Du début à la fin.), pour les raisons évoquées supra.

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  10. La guerre en Ukraine, après l'offensive russe et la tentative de contre offensive ukrainienne est devenue une guerre statique, une guerre de position. Les appréciations relatives a l'efficacité de tel ou tel arme, doivent être analysées à l'aune de ce paramètre majeur. Une guerre multi domaines et dynamique emporterait d'autres appréciations. La diversité de formes des guerres modernes et leur imprévisibilité impose la nécessité de disposer d'un arsenal complet et cohérent, qui comprend des chars lourds.

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    1. Une guerre d'usure surtout, y compris des volontés et des opinions publiques : Les américains sont déjà parti en catimini, "à l'anglaise"...

      Jusqu'au jour, une fois l'Ukraine et ses forces armées sa masse et sa puissance, suffisamment usées, quand il n'y aura plus que des hommes et leur seule poitrine en face dans leur tranchée, Poutine décidera que le guerre de mouvement pourra reprendre, avec le potentiel qu'ils sont assez tranquillement, en train d'accumuler en plus.

      Et nous, nous aurons le ridicule, de certaines déclarations bravaches non suivies d'effet notamment, en plus du déshonneur...

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  11. La rapidité des évolutions technologiques impose dans un même temps une réactivité indispensable dans l'organisation et l'équipement des armées pour maintenir cette cohérence. C'est a ce niveau principalement que pêche l'AT qui éprouve des difficultes a se transformer , hors les pseudos réformes conduites pour de seules raisons budgétaires.

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  12. La difficulté principale de nos Armées, en dehors des budgets attribués, est la somme des missions à assurer dans le temps et un espace conséquents. C'est une spécificité de la France.

    En fonction du format, conditionné par nos moyens matériels et humains, avoir un modèle "complet" risque de disperser les efforts. C'est ce que l'on appelle l'échantillonnage.
    Non content de s'adapter au déficit des dividendes de la paix et de courir après les évolutions des menaces, il est en plus nécessaire d'investir dans des domaines nouveaux ou délaissés.

    Rien ne doit être exclu, qualité et quantité doivent être obtenues en cohérence avec le dit format.
    En changer aurait de nombreux effets sur les moyens supplémentaires à consentir, même si l'existant "pourrait", très théoriquement, servir de base commune pour en limiter la progression (?). Beaucoup ont eu des surprises avec l'arithmétique.

    La dualité technique civil/militaire peut raccourcir les pas d'acquisition des matériels pour répondre aux évolutions des conflits tout en diminuant les inconvénients des obsolescences et vétustés.
    Pourquoi développer si le matériel existe déjà par ailleurs ? Là, le "pragmatisme" militaire se heurte à des sujétions existentielles politiques, économiques, industrielles, sociétales et d'influence.

    Développer et acquérir en continu réclame un volume de vente important, y compris à lexport et des moyens de riche pour assumer un renouvellement rapide des matériels.
    Dans certains domaines et par l'évolution des techniques ce cycle est assez rapide. Pour d'autres, c'est la nature des conflits plus ou moins prévisibles qui en est le moteur avec des temps plus ou moins longs.
    Pour certains matériels, entre la demande, le développement, l'industrialisation et l'acquisition par les forces: il faut 20 ans, voire plus...
    Par contre l'achat "sur étagère" est plus rapide en fonction du stock et des adaptations souhaitées. La souveraineté de l'acquisition est un autre sujet, ô combien important.

    Concomitamment, le char "employable" (*) doit-il être forcėment "lourd" (terme générique)? Avec ses 63,5 tonnes, le Leclerc XLR dans sa dernière mouture finalisée répond en partie à la question. Toutefois des incertitudes demeurent sur la pérennisation de sa motorisation et l'ajout d'un APS (volumétrique?) pour améliorer sa survie au combat.
    À défaut, quid de la solution sous tous ses aspects ?

    (*) Cette expression mériterait d'être précisée ou amendée à la lumière des derniers retours d'expériences du conflit en Ukraine, pour ne pas faire de l'utilisable du consommable...

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    1. Ou sinon on peut noyer le poisson (Une fois de plus !), et décider de ne rien faire ni rien changer.
      Game changers ou pas... On en est plus à une guerre de retard...

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  13. A mes yeux le game changer Ukrainien sera leur capacité de coordonner toutes les ressources disponibles à l'instant t en vue d'atteindre les exigences constituants l'atteinte de / des objectifs stratégiques. Celà passe par des formations, la mise en place d'organisation et la constitution des outils nécessaires. Le jour oû le contrôle de l'espace aérien sera partiel voire total, les capacités de surface vont pouvoir mieux "respirer". Le milieu n'étant pas statique, (évolution de la menace) les UKR ajusteront les effets grâce à leur capacité de coordination qui est le réel game changer : ca demande du temps et/ou une assistance technique.

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  14. Un autre "changement de donne" assez manifeste, et très conséquent (Beaucoup plus que l'usage un peu étendu des drones, et autres "munitions rodeuses".), est la mise en retrait des forces aériennes du champs de bataille assez globalement et du ciel d'Ukraine.

    Ciel d'Ukraine, où on a pu constater, ce que craignaient déjà les américains depuis un certain temps déjà (Mais sans vouloir le dire évidemment, il faut bien vendre les F35, et continuer à vendre les autres d'ailleurs.), que les appareils même les plus modernes russes, comme les Mig35, Su35, et futurs SU57 (Qui n'ont pas grand chose à envier aux productions aéronautiques occidentales actuelles, selon les spécialistes.), comme la plupart des autres globalement, ont du être radicalement être écartés.

    Cela face à des systèmes antiaériens "relativement" anciens, type S300 notamment pour le plus effectif, datant de l'ère soviétique essentiellement.

    L'autre changement de donne, allant de paire avec celle ci dessus, étant la place nouvelle, plus qu'auparavant, prise par les missiles, de manière générale, voire surtout antiaérien et y compris antimissile (Evidemment.).

    Comme quoi les réels "game changers ne sont pas forcément ceux à qui on pense forcément, et pas ceux que l'on voudrait nous vendre, et nous faire acheter surtout... ...

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    1. C'est pourquoi les US donnent la priorité à la suppression des défenses anti aériennes (SEAD), aujourd'hui avec l'aide missiles de croisière ou anti radiation demain avec des UCAV. Ici encore le conflit ukrainien est porteur d'enseignement mais ne doit pas être érigé en tables de la loi .

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    2. Cela fait déjà un moment que les américains s'inquiètent très sérieusement de chaque déploiement de S400, ou même simplement de S300 (Au Venezuela par exemple, constituant presque un casus belli de fait. Ou encore à contrario en Turquie. Et autres Algérie et bien d'autres encore.).
      Des systèmes de "déni d'accès" comme on dit aujourd'hui, qui deviennent une vraie problématique stratégique nouvelle (En tant que vrai "game changers".).
      La guerre en Ukraine depuis deux ans ne vient que confirmer encore plus cette inquiétude, et sans doute désormais de plus en plus cette prise en compte.

      PS : La saturation, avec des systèmes très peu couteux, pourrait être une piste intéressante à développer, ou en tous cas à étudier.
      Complètement a l'inverse de la tendance de nos systèmes toujours plus sur-sophistiqués commerciale actuelle : Autre grand, radical même, game changers futur prochain, avec le retour des vraies guerres ?

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    3. Tiens au fait, le SEAD : Autre grande spécialité que l'on a complètement abandonné (On a fait ça aussi !!) depuis un quart de siècle (Un trou, béant, dans la raquette de plus... "Oh, juste un oubli", nous dirons encore certains ; ou un complet impensé, de plus.) !!!

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    4. Il est vrai que certains trous sont béants. Ils commencent a être rapiécés, mais la question est de comprendre comment ils ont pu se former. Les réponses sont évidemment multiples , mais nécessitent d'être explorées pour éviter que de nouveaux trous se forment.

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    5. Le très gros probléme, c'est au contraire si on voit bien les budgets réaugmenter, on ne voit aucun trou être rapiécé :
      Avez vous entendu parler de SAED récemment, ou encore de successeur du Leclerc ou plus encore de nous redoter de VCI chenillés (Pour les accompagner.) et de toute sortes d'autres choses ?
      Pas contre, de scaf et autres délires de dans vingt ou trente ans, ça certains s'en donnent à cœur joie au contraire.
      Encore moins, qu'echantillonnaire, mais pour beaucoup plus cher néanmoins ; et encore plus complètement décalé par rapport aux réalités évidemment (Cf les vrais "game changers" ci dessus. Artillerie, chars, VCI lourds, antiaérien, missiles (SAED), logistique, munitions, etc.).

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  15. Il est toujours difficile d'être dans le tempo d'un conflit qui na pas été envisagé. Bien sûr il est possible, en fonction des moyens, de s'équiper et s'entraîner sur tous les scénarii possibles, d'où la notion d'armée complète.
    Avoir une Armée c'est bien mais pour faire quoi et avec qui, au-delà des "on" et yaka basés sur une volonté qui nexiste pas ?
    Avoir quelques centaines de chars, Français ou pas, en plus (hypothèse) ne changerait pas la donne, à moins de les donner à ceux qui s'en servent.
    Possiblement, la Moldavie reste un terrain de nos futurs exploits, si cette Nation demande notre aide et que l'Allemagne nous y autorise ou nous pousse devant en fonction de la politique des USA.

    Cela nous rapproche de l'Ukraine qui est considéré, comme d'autres, être le territoire "historique" de la Russie de Poutime 1er. Le hic est que cette Fédération possède quelques bombes nucléaires, un recul stratégique très important et avec la ferme intention de pratiquer la tactique de la baïonnette contre "l'Occident".
    En face, il y a nous et les autres, dont une super-puissance: Les USA.
    Le partage du monde a laissé des traces et des habitudes...
    Une confrontation armée direct aurait de nombreuses "conséquences". Donc il faut jouer avec des intermédiaires, comme d'habitude et depuis le partage du monde. Diplomatie, gesticulations et influences sont de la partie avec des "aides" relevant de la cobelligérance, un classique.
    L'autre difficulté est de définir des lignes rouges communes et de s'y tenir, chacun ayant sa propre histoire et intérêt intérêts à défendre. Pas simple et sutout il vaut mieux ne pas faire de boulette, la France ne peut pas se le permettre, sans pour autant se taire. Facile !
    Dans le même temps, il est question de remettre un pied "léger" en Afrique avec nos "amis" Américains, à priori. Beaucoup pensaient prende la place après notre départ...
    L'influence et la menace se précisent encore plus sur ce continent. Seuls les VRP et porteurs de valises ont le droit de présenter leurs lettres de créance et sans moufter.

    Ailleurs, les Houtis se dévergondent sous l'égidede l'Iran et les USA font dans l'humanitaire pour la "Palestine libre" ou ce qui va en rester. C'est une question d'image envers les pays non-alignés ou presque.

    Pas simple, vous dis-je...

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    1. Quel esprit munichois !

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    2. Mais bien sûr, allons-y et partez... LOL!

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    3. La Moldavie prochaine cible de Poutine ?La tentation doit être grande pour prendre a revers les Ukrainiens et conquérir Odessa. Cette hypothèse ne doit pas être étrangère aux propos du président Macron .

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    4. @ Kamelot17 mars 2024 à 15:40,
      C'est surtout notre président qui veut y aller. Il l'a encore dit hier.

      Avec quoi ? Toute la question est là.
      Si on était capable de leur fournir des munitions, rien que pour nos Caesar par exemple, cela serait déjà énorme...

      ... Que nos petites phrases à l'emporte pièce, presque complètement irresponsables [Tout ça par ce qu'il se réveille à trois mois d'élections majeures, au bout de deux ans !!... Avouez que la "coïncidence" est bien drôle ; et ça marche en plus. Enfin pas si sûr... Il inquiète, à tous niveaux, plutôt les français, pour rien.].
      Phrase à l'emporte pièce, qui ne seront suivit d'aucun effet rassurez vous (Avec quoi encore une fois ?) (Et à part semer la confusion, et l'embarra gêné, chez nos partenaires européens, et, américains. Ca c'est très réussit par contre.)..

      D'ailleurs ce n'est pas ce que demandent les ukrainiens eux mêmes (Que changeraient quelques milliers d'hommes sur le terrain, avec des équipements légers en plus, et sans plus de munitions non plus ?...) ; mais des armes lourdes, depuis le début, et maintenant ils en sont à demander simplement des munitions...

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    5. Je ne rentrerai pas les querelles polico-politiciennes, considérant que le Président de la République Française est celui de tous les Citoyens et est le Chef des Armées. Même sans être en phase avec certaines décisions de prime abord, le propos engage que ceux qui l'écoutent, je pense qu'il y a certaines choses sont à respecter dans une République.
      Nous sommes dans un régime politique démocratique avec une Constitution et une opposition politique avec des Chambres où elle peuvent s'exprimer.
      Donc, je réserve mes choix dans le cadre des élections et les interactions avec la Représentation Nationale. Il y en a suffisamment...

      Au-delà, les avis sur la situation géostratégique et l'état opérationnel de nos Armées sont suffisamment débattus et commentés pour me joindre au brouhaha des éléments de langage politique et partisan, la France est suffisamment morcelée pour en rajouter, surtout dans le vent médiatique et populiste actuel.
      Pour autant, sur des éléments factuels, des analyses et impressions peuvent se faire. De là à critiquer systématiquement et dans le détai ou à échafauder des solutions simplistes ou fantasmée, sans avoir tous les éléments nécessaires, me parait vain et futile.

      Le constat, lui, est factuel: nous ne sommes pas "prêts" pour engager des combats classiques de "hautes intensités", seul contre une puissance déterminée sur le continent, voire ailleurs...; d'une manière politique, économique, industrielle, sociétale et, in fine, militaire.

      Donc, il faut se faire à l'idée, faire avec, tout en améliorant notre pouvoir de Défense. Dans l'intervalle, se taire ou embrasser les mouvements extrêmes, des pacifistes bêlants aux va-t-en guerre obtus ne me semble pas les meilleures solutions. Mais après tout, je ne suis qu'un Moldu.

      Voila, voilà... :)

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    6. L'évolution de la géopolitique mondiale qui est marquée par l'émergence de pouvoirs nationalistes dictatoriaux ou autoritaires puissants Russie, Chine,Iran Corée du nord...) laisse peu de place a des postures diplomatiques timides. La force, hélas semble être le seul langage qu'ils comprennent. Et le langage de la force commence par l'affichage de la force. Quand les 120 Kgs parlent les 60 kg les écoutent, pour paraphraser Audiard.

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    7. @Kamelot18 mars 2024 à 13:15
      C'est bien, quelle hauteur de vue, une fois de plus !

      Stratosphérique même !!

      Et quel "neutralisme" pour le coup !!!
      Presque du "en même temps" !
      Quelle pensée complexe quand même !! ...

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  16. Une "meute" de Type-X de MILREM (ou équivalents [français par exemple ...]), ça pourrait peut-être aider les Ukrainiens.
    Avec canon de 25/30mm, pi d'autres versions : transmissions inter-drones, observation, génie, etc ...
    En synergie avec des unités de dronistes pour les aider à la compréhension du champ de bataille.

    Il y a là un compromis : relativement léger, remorquable, bonne puissance de feu, possibilité de converger pour faire masse, faibles risques pour les opérateurs, relative facilité pour apprendre à utiliser le zinzin si l'interfaçage homme-machine se rapproche de l'ergonomie et l'intuitivité qu'ont les jeux vidéos ...

    Un potentiel effecteur déporté terrestre pour la cavalerie blindée par ailleurs.

    La France devrait en produire en masse, pour nous comme pour les Ukrainiens.

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    1. Et pour nous : 40mm CTA, LMP, Génie, dépannage, EVASAN ...

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    2. Combinés avec version nouvelle génération des DUKW qui soit dédiée à l'aide au franchissement des Type-X (ou équivalents), mais aussi de la logistique, de l'infanterie, de petits véhicules, etc ...
      Non ?
      ^^

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    3. PS : Ou un équivalent des VHM dont la "remorque" arrière serait une remorque (amphibie) à Type-X.

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    4. Ou on produit un type-x amphibie...

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    5. Eh oui, comme dans les jeux vidéos ...

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    6. "Eh oui, comme dans les jeux vidéos ..."
      Bah oui, ça fait 30/40 ans que les développeurs de jeux vidéos travaillent sur des interfaces hommes-machines ... et quand il s'agit de rassembler un maximum d'information sur un écran ou un "HUD/ATH" sans surcharge cognitive et de manière intuitive, bah le travail a été fait dans les jeux vidéos (je ne dis pas que ça n'a pas été fait dans le monde militaire, puisque cela a précédé l'arrivée des jeux vidéos).
      Les jeux vidéos ont repris les interfaces hommes-machines des équipements militaires en les "ludicisant".
      Vous croyez que ça vient d'où les drones "FPV" ? Courses de drones et jeux vidéos ... vous avez vu ce que ça donne sur le terrain en Ukraine ?

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    7. Pi il faut combien de temps pour former un équipage de char ? Des mois, si ce n'est des années ! On a vu ce que ça a donné avec les chars qu'on leur a envoyé ...
      ---> "OU L'ON (RE)REPARLE DE FORMATION !"
      https://blablachars.blogspot.com/2023/09/ou-lon-rereparle-de-formation.html?sc=1694693324210#c8647056959822886794
      Pour un Type-X ? Ce sera probablement plus long de former les mécaniciens que les pilotes.
      On parle d'un truc qui permettrait aux Ukrainiens, même ceux qui ont tellement les chocottes qu'ils sont tétanisés, même les blessés, même les handicapés, etc ... de pouvoir contribuer à l'effort de guerre. Un peu comme ce qui se fait déjà avec les drones aériens, le transport, la popote, etc ...

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    8. Il y a par exemple déjà l'intégration de manettes/contrôleurs pour drones dont la forme est souvent celle des XBOX (console de jeu), ce qui tend à montrer que cette porosité existe.

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    9. A mon avis c'est trop gros.

      Je verrai des véhicule à 4 roue de vélo electrique avec une charge dirigée.

      A fond droit devant sous la couverture du feu de l'artillerie directement dans la tranchée et boum.

      A la rigueur certains montés avec des 5.56 pour créer du bazard derrière mais pas beaucoup plus.

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    10. Eh oui, comme dans les jeux vidéos ... ...

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  17. Le progrès des techniques, dont celles civiles qui devancent très souvent le militaire, engendrent de nouveaux moyens virtuels ou physiques.
    Le virtuel permet la simulation 3D et développe l'imaginaire ou le "re-jeu" pour l'analyse avec certaines applications dont se servent couramment les Armées. L'usage des IA est l'étape suivante dans le cours de la progression.

    L'environnement terrestre est très complexe avec ses différents terrains et climats. Le développement d'engins téléopérés, plus ou plus moins autonomes, homothétique à ceux habités est une solution courante. Est-ce la plus judicieuse au-delà de la préservation de la vie humaine ?
    Certains pourraient y voir un char réellement employable...
    Il me semble qu'il faudrait réfléchir sur un ensemble de moyens, du plus petit au plus gros, du consommable au récupérable, du plus attendu au moins orthodoxe, pour ne pas dire révolutionnaire. Le domaine est vaste !

    Certes, son usage dans un combat collaboratif, avec des effecteurs complémentaires et supplémentaires, autorise des effets multiplicateurs (SCAF, par exemple).
    Toutefois, et comme toujours, un certains nombre de problématiques émergent:
    - Limite de l'emploi avec un usage autonome (IA) face à la déontologie des démocraties occidentales ?
    - Industrialisation et coût/efficacité ?
    - Maîtrise des liaisons de données et interactions cognitives via les IHM ?
    - Syndrome du zéro mort, motivation et résilience caractérisant les futurs combattants ?
    - Emploi sur un champs de bataille élargi, "transparent" dans un contexte 4D ?
    - Mise en oeuvre pratique, mode dégradé, MCO, logistique, facteurs et moyens humains, etc... Je dois en oublier beaucoup et sans avoir de solutions optimales. :)

    L'intérêt est réel et les applications très nombreuses, ne soyons pas passéistes.
    Là encore, il s'agit d'un moyen comme l'avènement du "char" et ses suites, avec de nombreux blindés spécialisés, qu'il est nécessaire de bien appréhender. Pour un emploi efficace face aux évolutions des combats avec celles des sociétés auxquelles appartiennent les combattants, une évaluation sérieuse doit se faire, sans en oublier les urgences de l'actualité. Simple !

    La technique pousse à faire évoluer l'emploi et c'est l'emploi détermine les moyens.

    Toutes les Armes et Armées sont concernées par cette évolution:

    https://www.opex360.com/2020/06/20/milrem-robotics-espere-revolutionner-linfanterie-mecanisee-avec-le-robot-type-x-rcv/

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    1. "ne soyons pas passéistes"
      ^^
      Comme disait George CARLIN : "Votre étroitesse d'esprit ne m'impressionne pas."

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    2. Le passé est la cendre des événements, comme pourraient le dire les astrophysiciens. Heureusement que la lumière et l'immensité de l'univers nous permettent de l'observer pour comprendre notre présent et anticiper notre futur.

      J'en conviens, c'est un peu loin des chars ou des drones terrestres. LOL !
      En attendant et pour rester plus près du sol:

      https://www.opex360.com/2024/03/18/faute-de-munitions-les-forces-ukrainiennes-approchent-dangereusement-du-point-de-rupture/

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    3. C'est toujours le même problème pour l'Ukraine, le manque de munitions (obus-missiles etc...).Comment feraient les forces occidentales en cas de déploiement en Ukraine pour se battre? avec quoi et avec quelle logistique?

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    4. Les forces occidentales ne déploieront jamais en Ukraine pour se battre. En revanche elles peuvent se déployer en Moldavie pour empêcher l'ouverture d'un nouveau front, ou même se déployer en Ukraine, pour sanctuariser les frontières en deçà de la ligne de front.

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    5. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    6. @ ULYSSE et Anonyme18 mars 2024 à 18:27 ,
      eh oui, des choses très "terre à terre" et très concrètes...

      "Pouah pouah pouah, quelle étroitesse d'esprit", "vous êtes trop bêtes pour comprendre", "nous, on est branchés, on sait", nous claironneraient très péremptoirement certains...

      Et pourtant le réel et la vraie vie/guerre est bien là, pas dans les jeux vidéos et les fantasmes du futur ("On va arrêter les russes en leur envoyant des vélos téléguidés, ils vont voir ce qu'ils vont voir". Ils vont surtout être "MDR" sans doute... Ah les délires futuristes de certains !! Faut grandir un peu, surtout quand on prétend parler de guerre, même des autres...).

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    7. "Pouah pouah pouah, quelle étroitesse d'esprit"
      Cela se voulait une note humoristique.
      Désolé que vous l'ayez pris comme ça.

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    8. Non non c'est juste de l'humour. Rassurez vous.

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    9. Pour parler vraiment de guerre encore faut-il l'avoir vécu et aux premières loges...
      À défaut, l'évoquer peut relever d'une certaine naïveté, voire de légèreté... Il faut en convenir.

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    10. Pour compléter le propos de ULYSSE sur une éventuelle intervention en Ukraine ou Moldavie:

      https://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2024/03/16/des-troupes-tricolores-en-ukraine-24488.html

      La tenue de la région de Odessa et de Kiev, en particulier, par les Ukrainiens est capitale pour la suite des événements.

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    11. "À défaut, l'évoquer peut relever d'une certaine naïveté, voire de légèreté... Il faut en convenir."
      Je vous rappelle que vous parlez de notre président là !! ...

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    12. oui, on ne parle pas comme ça de lui!!! gare à ses biscotots qu'il a exhibé aujourd'hui...

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    13. Oui, ça fait peur !!!!! ...

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    14. Pourvu qu'il s’arrête là!

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  18. Et pendant ce temps là, ça commence dans la continuité... :(

    https://www.opex360.com/2024/03/18/moldavie-les-separatistes-de-transnistrie-affirment-quune-base-militaire-a-ete-visee-par-un-drone-ukrainien/

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