Le début de la période estivale a été marqué par deux événements qui auront un impact important sur l'avenir de la composante blindée française, en dépit de la nature très différente de ces deux informations. La simultanéité de ces deux événements ainsi que la période estivale ont donné envie à Blablachars de remonter le temps pour effectuer un rapide survol des dix années d'existence du projet franco-allemand. Cet exercice fournit également tous les éléments nécessaires pour envisager un avenir différent de celui que de nombreux décideurs envisagent pour le futurs blindés français.
- Une opération délicate.
La première information publiée au début du mois a confirmé le caractère éminemment politique de la modification de la structure capitalistique de KNDS. Initialement prévue au début de l'été, l'IPO (Initial Public Offering) a été reportée sine die en raison selon KNDS de la volatilité du secteur et en dépit de bons fondamentaux. Au-delà de cette frilosité, la date de l'IPO a longtemps été liée au refus de PwC (PricewatehouseCoopers) de certifier les comptes de KNDS l'exercice 2025. Ce refus motivé par l'existence de possibles malversations dans le contrat d'acquisition de 24 canons PzH 2000 et de 62 chars Leopard 2 à Doha pour un montant de 1,89 milliard d'euros. L'enquête interne menée par le cabinet Freshfields porte particulièrement sur des commissions liées à ce contrat. Cette enquête dont les premiers résultats ont permis de conclure l'absence de responsabilité pénale a permis de revenir au calendrier initial de l'IPO. KNDS n'a, à ce jour fixé aucune nouvelle date pour le déroulement de cette opération, en dépit d'un environnement porté par les efforts de réarmement menés par de nombreux pays européens. Cette tendance se heurte aux inquiétudes des investisseurs concernant les capacités des entreprises, en raison du décalage constaté entre leurs performances et le volume de leurs carnets de commande. Cette situation rend le marché particulièrement volatil comme l'illustre le repli soudain de Rheinmetall (-15%) le 24 juin dernier ou encore le repli de 14% de Renk depuis le début de l'année. La valorisation du groupe franco-allemand à 25 milliards d'euros annoncée en début d'année qui a été revue entre 18 et 20 milliards d'euros pourrait finalement s'établir autour de 12 milliards d'euros. Cette introduction qui ne porte que sur 20% du capital du groupe, Paris et Berlin se partageant les 80% restants, pourrait finalement avoir lieu en septembre prochain.
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| Qui pour lui succéder ? |
La seconde information du début d'été est bien sur l'abandon définitif du programme franco-allemand MGCS (Main Ground Combat System) lancé en 2016 et symbolisé par la création de KNDS. Au lancement de ce programme qui se veut un symbole fort de la coopération franco-allemande et une réussite technologique, les vieilles recettes pourtant à l'origine des précédents échecs, sont remises au goût du jour, Laurent Collet Billon alors DGA allant jusqu'à parier que le futur engin "aura un châssis et une motorisation allemands, et une tourelle française" feignant d'ignorer que cette même combinaison a conduit à l'échec de la précédente tentative menée dans les années 1960. Le survol des dix années "d'existence" du MGCS permet de définir plusieurs périodes dans le déroulement de ce programme, distinctes d'un calendrier officiel qui n'a d'ailleurs jamais cessé de glisser depuis le lancement du projet.
- Un programme ambitieux mais très vite déséquilibré
Au lancement du programme, la pression calendaire est dans le camp allemand, qui doit composer avec le remplacement du Leopard 2 (en service depuis les années 1980) et souhaite donc voir les premiers exemplaires du MGCS arriver à partir de 2035. Du côté français, la "rénovation" minimaliste du Leclerc permet à l'ensemble des décideurs d'envisager 2040 le début de la fin de vie opérationnelle du char français. Si ce choix reste compréhensible au regard du contexte de l'époque, cette date devient un véritable poison qui va empêcher les décideurs français d'envisager le moindre plan B, alors que les retards et décalages s'accumulent. Cette obstination est confirmée au salon Eurosatory 2024 par le CEMAT, pour qui le successeur du Leclerc sera le MGCS et exclut de facto toute solution transitoire, alors que le calendrier du MGCS évoque maintenant une arrivée des premiers prototypes en 2045. Trois ans après son lancement, le MGCS affronte sa première secousse tellurique dont l'épicentre se situe du côté de Düsseldorf avec l'arrivée de Rheinmetall dans le programme. Cet événement oblige à un redécoupage du gâteau pour offrir une part au nouveau venu et remet au centre du programme le choix de l'armement principal du futur engin. Rheinmetall manifeste en effet rapidement son souhait de voir son canon de 130mm devenir l'armement principal du futur engin. Les atermoiements français et l'abandon par l'armée de terre de sa composante blindée amènent Berlin à envisager d'autre solutions, qui lui permettraient d'éviter un tête à tête peu réjouissant avec Paris.
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| Signature d'un énième accord pour un programme déjà moribond |
- A la recherche du quatrième larron
A partir de 2020, Berlin propose de faire du MGCS un programme OTAN dont la base resterait évidemment le tandem franco-allemand autour duquel pourraient s'articuler les contributions de différents pays. A côté de cette initiative gouvernementale, Rheinmetall qui louche sur les futurs projets italiens, propose à Rome de rejoindre le programme MGCS. Proposition qui permet d'asseoir la position du groupe allemand dans la Péninsule, de trouver un premier client pour son canon de 130mm mais aussi de réduire la part française dans le projet, en offrant à un nouveau partenaire plusieurs chantiers du MGCS. A l'automne 2021, Berlin enfonce le clou avec une proposition de conférence destinée à susciter une "vague d'initiatives" de la part de pays européens " membres de l'Otan ou d'ailleurs." selon le document allemand. Conférence devant se tenir quelques jours avant l'examen financier du programme par les députés allemands nouvellement élus, imposé par le refus des parlementaires sortants d'approuver ce texte. La France donne l'impression de se désintéresser du sujet, réagit mollement à cette vague de signaux faibles en provenance de notre partenaire et s'offre même le luxe d'une querelle franco-gauloise autour de la MILSA (MGCS Industrial Lead System Architecture.) Alors que KNDS et Rheinmetall se partagent depuis 2019 le programme, il devient urgent de rééquilibrer le programme avec un quatrième larron qui doit être français. Le débat au sein de la BITD française qui se déroule loin des projecteurs est finalement tranché par la désignation de Thales Six GTS pour devenir le quatrième mousquetaire du programme et ainsi concrétiser le rééquilibrage du programme.
- Bascule ukrainienne
Le déclenchement de la guerre en Ukraine, le 24 février 2022 constitue un tournant majeur pour le programme franco-allemand. A partir de cette date, Berlin semble prendre la mesure de la place du char dans les politiques de réarmement menées par plusieurs pays d'Europe et par conséquent du potentiel commercial de son best-seller, le Leopard 2. Véritable poule aux œufs d'or chenillée le char allemand, que l'on disait en fin de vie connait à partir de cette date plusieurs évolutions destinées à répondre aux demandes. Soucieuses de soutenir les industriels, les autorités allemandes mettent en place le projet Ringtausch avant d'autoriser quelques mois plus tard le transfert des Leopard 2 polonais à Kiev. Cette décision constitue l'acte de naissance de la "coalition du Leopard" et fait du char allemand le symbole de la contribution européenne à la résistance ukrainienne. Le MGCS jusque là purement politique prend un tour commercial qui motive notre partenaire à envisager un successeur au Leopard 2, différent du MGCS dont le calendrier de développement ne correspond pas avec celui du renouvellement des flottes blindées. Berlin, à la différence de Paris comprend que le MGCS arrivera sur un marché quasiment atone sur lequel les flottes de chars auront été déjà remplacées et qu'il est donc urgent de donner un successeur au Leopard 2 sans attendre l'arrivée du projet franco-allemand. A la différence du SCAF, pour lequel Dassault est en position de force, l'atonie blindée de l'industrie et de l'armée française place notre pays dans une situation compliquée. Au même moment en France, l'heure est à la critique du char par les "experts" convoqués séance tenante pour commenter les images en provenance d'Ukraine pour se dépêcher d'annoncer la mort du char. Persistant dans leur aveuglement les responsables politiques français, qui depuis le début pilotent le programme, continuent de faire avancer ce programme et de se donner bonne conscience en signant moult accords et en feignant d'ignorer la voie prise par Berlin pour la suite du projet. Les années 2023. Ces agréments politiques sont entourés d'une mise en scène soignée, certainement destinée à rassurer les esprits chagrins et autres sceptiques, auxquels les militaires sont associés à l'occasion. La visibilité médiatique de ces étapes occulte l'absence de décision concrètes comme cela est le cas pour le chantier comme le montre l'accord signé en mai 2024, dans lequel l'attribution du chantier numéro 2 "feu principal" n'est pas définie, en raison de la concurrence existant dans ce domaine entre l'Ascalon français et le Rh-130 allemand, véritable sujet de discorde entre les deux pays. Cette période est également marquée par une inflation des déclarations allemandes, auxquelles les autorités françaises opposent un silence de pierre, laissant Berlin dérouler son argumentaire.
- Chronique d'une mort annoncée
Enfin, l'année 2024 inaugure une nouvelle ère pour le programme avec l'apparition des premiers signes concrets des intentions allemandes. pour le développement de leur futur char. Dès septembre 2023, le ton est donné par un parlementaire allemand qui souhaite privilégier le développement du Leopard 2 au détriment de celui du MGCS. A Paris, certains parlementaires conscients de la situation du Leclerc tentent à la fin de l'année 2023 d'initier une véritable modernisation du Leclerc, que le MinArm du moment se dépêche de condamner, car pouvant contrarier le développement du MGCS. Le salon Eurosatory raniment les espoirs d'une solution de transition française avec la présentation par KNDS France du Leclerc Evo, doté d'une tourelle Ascalon française installée sur un châssis français. Cet engin constitue la réponse de l'industriel français au Leopard 2A RC 3.0 présenté par KNDS Deutschland. Quelques mois après la présentation du Leclerc Evo qui ne semble intéresser personne, la DGA notifie à KNDS France le marché de rénovation de 100 chars Leclerc portant à 200 le nombre total d'engins devant être rénovés d'ici 2035. Les 18 mois qui précédent la fin du programme confirment le lancement "officiel" d'un successeur allemand au Leopard 2, dont le développement réunit Rheinmetall et KNDS et dont le canon doit être le Rh-130. Face à ce qui ressemble bel et bien à une (re)mise du MGCS et à une démarche commerciale visant à assurer la succession du best-seller allemand KNDS France publie début 2025 les images des tirs de l'Ascalon, qui s'impose comme une véritable révolution technologique. En dépit de ces progrès, la DGA reste accrochée à la solution franco-allemande, Emmanuel Chiva allant même jusqu'à évoquer la possible fabrication sous licence d'un engin allemand ! Les mois qui suivent voient le carnet de commandes du Leopard 2 continuer de s'étoffer, la présentation du second prototype du Leopard 2A RC 3.0 et la France perdre une nouvelle année dans le renouvellement de sa composante blindée. Au début de l'année 2026, on annonce comme imminente la décision de lancer le développement d'un char de transition, opportunité que KNDS concrétise à Eurosatory en présentant le CAPINT. S'inscrivant dans la lignée de ses prédécesseurs ( à l'exception du Leclerc Evo) le nouvel engin se compose d'une tourelle téléopérée Ascalon et d'un châssis de Leopard 2A4 ! Début juillet après plusieurs "tentatives" le Chancelier allemand et le Président de la République enterrent le projet au cours d'un sommet dont le résultat est le développement d'un cloud de combat franco-allemand, autrement dit un projet un peu nuageux.
| Tourelle Ascalon + Châssis Leopard 2A4 = CAPINT |
- Une histoire qui interroge.




le remplacement du Leclerc semble lancé, le seul châssis disponible est Allemand mais la tourelle sera Française, l'ensemble châssis tourelle ne devrait pas trop posé de problèmes techniques à KNDS par contre quid du canon de 30mm? , du système hard kill de chez Thalès installé, de la boite à drones et du contrôle de ces équipements via des écrans, la mise au point sera longue et la prise en mains difficile par nos cavaliers.
RépondreSupprimerpenandreff
Le CAPINT, presque exacte resucée de "l'E-MBT" présentée en grande pompe à Eurosatory 2026 ne constitue qu’un nouveau pis-aller, qui a sans doute autant d'avenir et d'effectivité que la première mouture, mais sans la prétention européenne désormais, et sans aucune stratégie industrielle ou de souveraineté réelle derrière.
SupprimerBref encore une occasion de perdre du temps, avec des faux semblant (Quelle viabilité, et quels coûts, d'une mini mini série de 200 chars, seuls, R&D comprise ? !).
Presque une énième diversion même.
Mouais toutes les solutions chassis motorisations passent par l’allemagne donc cooperation ou pas…
RépondreSupprimerEt puis on revient toujours à la meme question pourquoi faire dans quel scenario d’emploi…l’été n’aura pas apporté de réponse à la question à 10 milliards
> refus de PwC (PricewatehouseCoopers) de certifier les comptes de KNDS l'exercice 2025.
RépondreSupprimer> Ce refus motivé par l'existence de possibles malversations dans le contrat d'acquisition
> de 24 canons PzH 2000 et de 62 chars Leopard 2 à Doha pour un montant de 1,89 milliard d'euros.
Dit autrement, tant que cette rature comptable sera là, la perte de confiance des investisseurs concomitante\connexe durera et que donc, l'espérance qu'a KNDS de se financer via la bourse restera… une illusion, puisque les analystes financiers ne se risqueront jamais à promouvoir cette société sans certification (ils ont, eux aussi, leur réputation à défendre). Or, c'est la "foule" (le grand nombre), foule rassurée qui peut créer l'influx d'argent permettant de créer les bons produits de demain, si le bon produit lui devient "usuel" à entendre, devient une référence.
Pour rappel "culturel" du pourquoi de mon assertion définitive, je m'appuie sur le souvenir de la faillite d'Enron (Enron fut en son temps la plus grosse place de marché électronique d'énergie au monde, place d'énergie créée aux USA): en décembre 2001, les analystes financiers découvrent que ce courtier spécialisé en énergie (novateur et "scaleur holiste" d'une foule potentiellement de niveau mondiale en ce domaine, domaine qu'il avait inventé) fit faillite, car des pertes occasionnées par ses opérations spéculatives sur le marché de l'électricité, étaient des opérations qui avaient été maquillées en bénéfices _via des manipulations comptables_, manipulations validées par l'auditeur de comptes de l'époque Arthur Andersen ((le n°1 de l'époque, en certification de comptes) Arthur Andersen, alors jugé pouvoir être corrompu par Enron (peu ou prou)), Arthur Andersen qui fit aussi faillite dans son sillage.
Ce maquillage des comptes a eu quelles conséquences? L'immense majorité des employés silencieux furent les plus grands perdants: ils étaient rémunérés (en partie en stock-options) sur le résultat de la société et investissaient, en sus, eux-mêmes, dans le fonds de pension d'Enron-même pour leur retraite (ils y croyaient, quoi)!
La découverte des malversations comptables a eu pour effet:
— La fuite des investisseurs externes (en bourse) et donc, fin de la levée d'investissements exogènes: seuls restaient dans le bateau prenant l'eau de toutes parts depuis, les différents services composites d'Enron qui ont fini par achever leur société à coups de règlement de comptes délétères, puis advint la fin inexorable: la faillite officielle.
— Ce scandale, néanmoins, mena à des lois US reprisent ailleurs dans les autres bourses notamment européennes, lois contraignant à la rotation obligatoire des auditeurs chargés des dossiers d’audit comptable, et à une définition de l'indépendance du contrôleur, aux USA, et dans l'UE (en Allemagne comme en France).
Avant Enron, il y avait cinq grands auditeurs de comptes. PwC est un des quatre grands qui restent et qui connaît son histoire sectorielle, ainsi que son potentiel audit d'audit (d'audit (récursion due à la loi)) à venir par d'autres de ses confrères (transparence relayée devant les CAC in fine (Commissaires Aux Comptes)), dans cette histoire: la vérité finira donc par se savoir, car il ne peut _plus_ en être autrement, et ce, depuis Enron, en matière de comptes à présenter devant des investisseurs pour lever des fonds en bourse ("habiller des comptes" pour déguiser une société comme c'était possible avant, est presque devenu une activité /insignifiante/, depuis). > Amho & s.o.
Au delà des aspects financiaro-financiers et absorption de la BITD terrestre française, un "projet" de temps de paix (Et de dividendes...) plus exploratoire que concret : 2040... (Les allemands y croyaient-ils réellement eux même à part absorber et contrôler la part majeure de la BITD terrestre et des financements français ?)
RépondreSupprimerEt un acharnement français complétement dépassé. Aujourd'hui encore certains ne semble pas avoir complétement abandonné l'idée. (Aux plus hauts sommets de nos armées, et de notre armée de terre le pire.)
A la recherche, illusoire, de l'eurotank, pendant du fantastique "eurofighter" sans doute (Heureusement qu'on a su échapper à ça à une certaine époque, avec le Rafale... Dommage que l'on en fasse pas autant avec nos chars et nos blindés en général, on en a pourtant tout autant tous les moyens, quoi qu'en disent certains évidemment, les mêmes défenseurs de l'eurofighter et du scaf.).
Existe déjà d'ailleurs, il s'appelle Léopard2 (Et il n'y aura bientôt plus que cela fabriqué en Europe au train actuel !) et il n'y a qu'en France qu'on fait mine de l'ignorer encore ; ou qu'on le sache très bien...
Toujours réduire la part française, sous "bonne gouvernance" allemande évidemment.
Le non tournant de la guerre en Ukraine depuis 2022, chez nous mais bien effectif chez les allemands (Et tous les autres.).
"Berlin semble prendre la mesure de la place du char dans les politiques de réarmement menées par plusieurs pays d'Europe", mais pas Paris, et pas partout donc, malheureusement.
Dommage qu'on en ait pas profité pour rebondir de la même façon avec le Leclerc et un Leclerc réellement modernisé et mis à jour, voire un véritable "Leclerc2" même. Il y avait, et il y a toujours malheureusement, tellement d'opposition au retour du char chez nous. (Y compris ici dans nombre de commentaires sur un blog parlant spécifiquement de chars !! Vingt ans de déculturation profonde...)
Et quand des politiciens déconnectés et idéologues s'en mêlent en plus. (Où est passé le pragmatisme ?)
Où on reste quand même et vaille que vaille accrochés à nos illusions, dépassés ; pour ne pas réellement réagir sans doute ? !!
(Toujours faire dans le nuageux, c'est mieux pour ne rien faire réellement, et attendre d'autres mises au pied du mur futures, si on ne fait rien. Certains ont déjà essayé de lancer quelques ballons d'essais d'achat sur étagère de quelques Léopard2, "en attendant" évidemment.)
Les industriels ne font que suivre et s'adapter au politique en l'occurrence. Faute de politique claire, assumée et revendiquée, c'est à dire un véritable virage et pratiquement tout le contraire de notre volonté de collaboration et d'effacement actuelle, il n'y aura pas d'avenir pour la BITD française, dans son ensemble. Le Rafale et Dassault bénéficient en l'occurrence de choix faits antérieurement, heureusement : Ferions nous le même choix du Rafale contre l'Euro fighter aujourd'hui avec nos politiques actuels, la réponse parait assez évidente malheureusement, c'est ce qu'on voit avec le char français actuellement.
Rajoutez le lobbies para-colo-légion en plus par dessus tout cela, et vous avez la situation actuelle de désengagement er de déconnection de tout ce qui est blindé mécanisé et de haute intensité, depuis vingt-cinq ans maintenant.
Le pire et le comble c'est que même la guerre en Ukraine n'a pas réussit à les faire bouger d'un iota même !!!!
RépondreSupprimerMais ce qui est sûr c'est que devant la pression des événements, de plus en plus forte, eux aussi devrons bouger aussi. D'autant si on change ne serait qu'un tout petit peu, en étant un tout petit peu plus lucide par exemple, de vision Politique, et stratégique. Et qu'on finisse enfin par sortir de cet immobilisme insensé en matière de défense, hors les mots et hors les très grands discours...
C'est l'avenir que l'on doit regarder et les solutions réellement innovantes actuelles comme la conception de grandes nouvelles familles de blindés intégrés complète, motorisation hybride, chenilles souples composites, nouveau blindages et protection, etc. Il faut saisir les opportunités en effet, et vite désormais, on a que trop attendu et tergiversé malheureusement (Que de temps perdu, encore, et à l'heure actuelle toujours !).
L'opportunité et la nécessité, sont là en tous cas.
Effectivement, ce n'est pas gagné d'avoir un nouveau char. De facto, l'armée française reste encore dans un cul(te)-de-sac du "léger" et de "l'agile"; il suffit de voir les projets de "troisième division" surtout pas conçue pour aller au combat et sans rien avoir de matériel sérieux. Le pire est qu'il n'y a pas d'autres accroissement de capacités qui auraient permis de pallier (même imparfaitement) à ces défaillances. A se demander si on veut vraiment d'une quelconque "remontée en puissance".
RépondreSupprimerLe CAPINT qui est vanté sur Yout.b n'est pas sélectionné pour équiper l'armée française à ma connaissance.
RépondreSupprimerKNDS semble encore vouloir forcer l'achat de ses productions...
Absolument exact ! L'armée de terre doit se positionner clairement sur ses besoins et ne pas se laisser prendre la main par les indsutriels.
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