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dimanche 6 décembre 2020

COUP D'OEIL SUR UNE ARMEE LOINTAINE ET MECONNUE !

Méconnue par bon nombre d'observateurs européens, l'Arme Blindée chilienne a présenté ses capacités au Ministre de la Defense, Mario Desbordes au cours d'une visite au camp militaire de Pozo Almonte. La 2ème brigade blindée de Cazadores a effectué une démonstration de tir interarmes avec des Leopards 2A4 et des Marders 1 A3. Outre ces unités blindées et infanterie, cette brigade blindée créée en 2007, comprend également un peloton de reconnaissance blindé, une compagnie de génie, un régiment d'artillerie  ainsi que des éléments logistiques et de transmissions. La visite qui s'est poursuivie au Centre d'entrainement au combat blindé a permis aux autorités de découvrir les simulateurs Leopards et Marder ainsi que celui dédié aux postes de commandement permettant d'entrainer le personnel à la mise en œuvre des solutions de communications fournies par Elbit Systems. Pour ses véhicules, l'armée chilienne est majoritairement équipée de matériels terrestres d'origine allemande. Ainsi l'arme blindée déploie dans le nord du pays 140 Leopards 2A4 CHL sur les 200 livrés en 2009 tandis que les trente Leopards 1 sont essentiellement employés au sud, dans la région de Patagonie. Depuis 2005, l'Infanterie utilise principalement des Marder 1 A3 équipés du système MELLS, dont elle posséde 280 exemplaires fournis par l'Allemagne au moment du retrait des Marders 1 de la Bundeswehr. 

EXAMEN DETAILLE D'UN MISSILE ANTICHAR RUSSE

Les spécialistes du Corps des Marines ont pu examiner en détail plusieurs missiles antichars russes 9M111M ou AT-4B Spigot selon la terminologie de l'Otan. Les quatre engins qui proviennent de Syrie ont été remis à l'armée américaine par des forces partenaires sans que l'on connaisse les modalités exactes de ce transfert. L'examen détaillé des missiles par les spécialistes a permis de collecter des données intéressantes sur ces munitions. Ces données devraient être utilisées pour la protection des troupes confrontées à ce type d'armement ainsi qu'au cours des opérations de dépollution menées par les équipes Explosive Ordnance Disposal (EOD) des Marines qui ont déjà neutralisé une centaine de munitions de ce type en 2020.

UN SGTIA BELGE A BARKHANE EN 2021 ?

Une compagnie (terminologie belge) ou Sous/Groupement Tactique Inter Armes (SGTIA) belge pourrait rejoindre la force Barkhane dès l'année prochaine et non pas la task-force Takuba. La composante terre qui milite pour cet engagement fournirait les 200 hommes de ce détachement qui pourrait ainsi tester en conditions réelles les véhicules commandés dans le cadre du programme CaMo. Cet engagement souhaité par l'armée belge reste cependant une décision très politique comme l'indique la note de politique générale du Ministère de la Défense soumise à la Chambre des Députés, début novembre. Ce recours à un débat parlementaire pourrait constituer une sorte d'approbation permettant au gouvernement de surmonter les oppositions que suscite ce déploiement chez les Verts francophones, Écolos et Socialistes flamands, tous membres de la coalition Vivaldi au pouvoir.

samedi 5 décembre 2020

VERS UN APS FRANCAIS ?

Une vidéo diffusée sur Twitter, montre des images de synthèse du futur système de protection active français. Développé par Thalès et Nexter, ce système baptisé PROMETEUS,pour PROtection Multi Effets Terrestre Unifiée pour Scorpion pourrait être testé dès 2022 sur un Griffon. Ces tests dénommés "Final Dynamic tests" pourraient laisser penser que le développement du système a commencé bien avant cette communication et pourrait être assez avancé. En attendant les premiers résultats de ces tests, on ne peut que saluer cette nouvelle et la mise au point prochaine de ce système, qui permettrait à l'armée de terre de se doter d'une protection pour ses engins de combat comme l'ont déjà fait de nombreuses armées. On ne peut donc que souhaiter un développement rapide et efficace de PROMETEUS pour le voir rapidement installé et mis en œuvre sur les Griffon et les Jaguar sans oublier le Leclerc sur lequel il doit être monté au cours des opérations de rénovation prévues dans le cadre du programme Scorpion.

PREMIERE UTILISATION OPERATIONNELLE DU "ROBOT" DEMINEUR URAN-6

Les soldats russes déployés dans la zone du Haut Karabagh ont employé pour la première fois le véhicule démineur téléopéré Uran-6. Selon le Ministère de la défense russe, 8 ha de terrain ont été déminés à l'aide de "complexe multifonctionnel Uran-6" dans la région de Khojaly. L'engin est contrôlé par un opérateur situé à une distance maximale de 800m, grâce à plusieurs caméras vidéos lui permettant de voir l'environnement à 360°. Le déminage du terrain est assuré par la neutralisation des munitions par déclenchement ou destruction physique. On avait déjà pu voir l'Uran-6 en action au cours d'exercices dans le district militaire sud, cet été.

UN CONTRAT POUR LA CYBERSECURITE DES STRYKERS AMERICAINS

Le "Army's Rapid Capabilities and Critical Technologies Office ou RCCTO a accordé un contrat de 2.6 millions de dollars à la société Shift5 pour le développement d'une solution de cyber protection. Celle-ci sera installée sur les M1296 Stryker Dragoons déployés en Europe, après que ceux-ci aient fait l'objet de plusieurs tentatives de piratage. Une évaluation du Département de la Défense a montré que ces engins et les CROWS-J (Common Remotely Operated Weapons Station-Javelin) utilisées sur les Stryker standard présentaient des failles de sécurité informatique pouvant être exploitées. Le rapport précise que les "adversaires" ont démontré leur capacité à dégrader de façon sélective les capacités des Strykers Dragoons quand ils opéraient dans des environnements cybers complexes. Bien que l'adversaire ne soit pas formellement nommé, en raison du stationnement en Europe des Strykers Dragoons, la Russie fait figure de suspect numéro un. Les conséquences exactes des piratages n'ont bien sur pas été révélées par le rapport. Dans ce domaine, BAE Systems a déjà présenté son  système, baptisé Fox Shield pour protéger les véhicules en service ou futurs des menaces cybers.

jeudi 3 décembre 2020

DERNIERS TESTS POUR LE KARRAR IRANIEN

Le Commandant des forces terrestres iraniennes a annoncé la semaine dernière que le char "Karrar" subissait ses derniers tests avant sa mise en service dans l'armée iranienne. Toujours selon le général Kioumars Heidari, un certain nombre de chars ont été livrés aux unités blindées des forces terrestres en vue de leur évaluation avant leur mise en service en "grand nombre". Le Karrar qui a été dévoilé en 2017 et remis l'année suivante aux forces terrestres, est une amélioration locale des T-72S1 produit sous licence en Iran depuis 1993. Il pourrait utiliser de nombreux composants de T-90, avec lequel le Karrar affiche une certaine similitude. Le Karrar rejoint le parc blindé iranien, composé de nombreux chars, d'origine et de niveaux très hétérogènes. Dans le domaine de l'armement terrestre, la fin de l'embargo sur les ventes d'armes et les équipements militaires lourds pourrait voir la Russie et la Chine s'affronter pour l'équipement de l'armée iranienne. L'Iran a annoncé son souhait d'acheter des chars T-90 russes, faisant suite à la "promesse" de Moscou d'autoriser Téhéran la production sous licence du char dès la levée de l’embargo. De son côté la Chine qui a signé un accord commercial et militaire de grande ampleur avec l'Iran a assoupli sa législation sur les exportations d'armement et pourrait se poser en concurrent sérieux avec notamment le VT-4, déjà en service dans plusieurs pays.