Tombée dans les oubliettes de l'actualité blindée depuis un peu plus de deux ans, la possible acquisition de Centauro II par le Qatar a refait surface ces derniers jours. Ce retour sur le devant de la scène est lié à la confirmation en provenance d'Iveco Defence Vehicles(IDV) de l'envoi dans le courant de l'année dernière d'un engin destiné à être évalué par le Ministère de la Défense qatari. Peu de temps avant l'arrivée de l'engin des équipages qataris auraient été envoyés en Italie afin d'être formés à la mise en oeuvre du blindé italien, confirmant l'intérêt marqué de Doha pour le véhicule. Fort d'un premier succès au Brésil, le Centauro pourrait donc également s'imposer dans les sables de la péninsule qatarie, aux dépens des autres engins pressentis. A noter cependant que si le Centauro II était choisi dans sa configuration originale, il pourrait être équipé d'une tourelle HitFact MkII produite par Leonardo, désormais allié à KNDS. Affaire à suivre dont la conclusion pourrait récompenser les efforts des différents acteurs impliqués dans ce dossier, pour renforcer les liens existants entre les deux armées et promouvoir l'engin.
lundi 8 janvier 2024
OU L'ON REPARLE DU CENTAURO II AU QATAR
dimanche 26 février 2023
EMBARGO ALLEMAND SUR LE GUARANI
En raison de la présence de composants militaires d'origine allemande, l'organisme fédéral de contrôle des exportations, le BAFA (Bundesamt für Wirtschaft und Ausfuhrkontrolle) a imposé un embargo sur l'exportation de 28 véhicules blindés Guarani commandés en 2020 par les Philippines. Les engins concernés qui sont produits au Brésil par IDV (Iveco Defence Vehicules) ont été acquis par les Philippines auprès de la société israélienne Elbit Systems dans le cadre d'un accord de gré à gré entre les deux gouvernements, qui comprenait également d'autres équipements. La décision allemande a empêché la livraison à Manille des cinq premiers Guarani produits dans l'usine de Sete Lagoas, où ils ont été stockés en attendant la suite des événements. Le projet de développement d'une version modernisée du Guarani, baptisée Guarani 2.0 dont une des principales évolutions serait le remplacement des composants d'origine allemande, pour éviter tout nouvel embargo sur de futures exportations en Argentine ou en Malaisie où le Guarani pourrait être choisi. Ce nouvel embargo allemand rapproche un peu plus Berlin d'une politique d'exportation proche de celles suivie par l'administration américaine à l'aide des règles ITAR (International Traffic in Arms Regulation) à portée "universelle".